Gérard de Nerval
Gérard de Nerval
Istanbul, 1843. Gérard de Nerval pose son regard de poète sur une ville en pleine mutation, où se mêlent traditions ancestrales et bouleversements politiques.
In The Hiram Myth and Master Mason's Initiation, the renowned poet and mystic Gérard de Nerval offers a fascinating exploration of the esoteric dimensions of Freemasonry, weaving together the profound myths and symbols at the heart of the ancient craft. Drawing on the legendary figure of Hiram, the Master Mason, de Nerval delves into the deeper meanings behind the allegories of Freemasonry, revealing the transformative journey of the initiate. Central to the narrative is the mysterious story of the Queen of the Morning and Soliman, Prince of the Geniuses-a tale that intertwines myth, ritual, and spiritual initiation. Through this symbolic journey, de Nerval illuminates the path of enlightenment and the esoteric process of self-realization, showing how the myths of the past continue to resonate with those on the quest for spiritual truth. A profound study of Masonic tradition and mystical initiation, The Hiram Myth and Master Mason's Initiation offers readers a unique lens through which to view the timeless symbols and teachings of Freemasonry. It is an essential read for those seeking to understand the deeper layers of Masonic myth, the sacred mysteries, and the hidden wisdom that has been passed down through the ages. Gérard de Nerval (1808-1855) was a French poet, novelist, and essayist, widely regarded as one of the most enigmatic and influential figures of the Romantic movement. Known for his lyrical poetry and deeply introspective works, Nerval's writing explores themes of dreams, madness, and the mystical, often blending elements of the fantastical with personal experience. His most famous works, including Aurélia and The Girl with the Golden Eyes, explore the boundaries between reality and the unconscious, influenced by his own personal struggles and intense emotional experiences. A key figure in the Symbolist and Surrealist movements, Nerval's work continues to captivate readers with its surreal imagery, poetic precision, and exploration of the inner world. Despite his tragic life and early death, his legacy remains a cornerstone of French literary history, inspiring generations of poets, philosophers, and dreamers.
Gérard de Nerval, l'un des plus grands écrivains français, était passionné d'initiation et de franc-maçonnerie. Au coeur de son oeuvre magistrale, Un voyage en Orient, il nous présente la légende de Maître Hiram, de Salomon et de la reine de Saba, qu'il prétendait avoir entendu d'un conteur à Constantinople. En fait, Nerval a réuni les éléments essentiels du mythe maçonnique révélé par le grade de Maître.
Dernier texte de Gérard de Nerval, AURÉLIA est bien plus qu’un récit : une plongée vertigineuse dans les abîmes du rêve, de la folie et de la quête mystique.
La collection « Connaître une oeuvre » vous offre la possibilité de tout savoir des Chimères de Nerval grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée. La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d'enseignants. Ce livre numérique contient un sommaire dynamique, la biographie de Gérard de Nerval, la présentation de l'oeuvre, le résumé détaillé (poème par poème), les raisons du succès, les thèmes principaux et l'étude du mouvement littéraire de l'auteur. Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.
Publié en 1854, quelques mois avant son suicide, alors que Gérard de Nerval était interné dans la maison de santé du Dr Blanche pour soigner ses crises de folie, le recueil "Les Filles du feu" est composé d'une longue dédicace à son ami Alexandre Dumas, de cinq nouvelles: "Angélique", "Sylvie", "Jemmy", "Octavie", "Emilie", d'une comédie: "Corilla", de deux études, l'une sur les mystères et les religions antiques: "Isis", l'autre sur les "Chansons et légendes du Valois", et des huit fascinants et envoûtants sonnets des "Chimères". Entre descente aux enfers et vita nova, hanté par le souvenir de son amour perdu pour l'actrice Jenny Colon qui apparaît ici sous plusieurs noms (Octavie, Angélique, Sylvie,...), Nerval confronte ici son génie littéraire à ce qu'il appelle lui-même sa «théomanie», tentant de reconquérir sur la confusion du songe et de la maladie mentale le monde des images poétiques et ésotériques qui forment son mythe personnel. Au-delà des innombrables commentaires qu'a suscité ce chef-d'oeuvre, "Les Filles du Feu" continuent toujours d'interroger le lecteur.
Universellement réputée pour ses thermes bienfaisants, Baden-Baden distille un romantisme et un raffinement uniques. Les têtes couronnées de toute l'Europe venaient au XIXe siècle s'y étourdir de musiques et de fêtes, de jeux et de fleurs. Ils en firent leur capitale d'été à l'ombre de la Forêt-Noire. Deux grands écrivains, Gérard de Nerval et Jean-Paul Klée, vous entraîneront à mots émus au coeur de cette oasis hors du temps. Baden-Baden n'est-elle pas restée cette ville-théâtre qui, à l'image de ses pâtisseries, a l'air trop belle pour être vraie ? Si l'envie vous prenait d'aller y badiner, notre sélection d'adresses et d'attractions donnera à votre séjour une saveur incomparable. [Le génie de Nerval, grand amoureux de l'Allemagne, nous fait découvrir Baden-Baden en 1838, au début de son âge d'or : une vraie découverte puisque ce texte n'avait jamais paru dans la version présentée ici. Jean-Paul Klée, né en 1943 à Strasbourg, emboîte le pas à Nerval pour nous promener avec ravissement dans le Baden d'aujourd'hui. Olivier Larizza, qui préface ce volume, y a concocté des notices irremplaçables pour qui veut en savoir plus sur cette perle de la Forêt-Noire et en faire une visite inoubliable.]
Venez découvrir Les Chimères, le recueil de Gérard de Nerval, grâce à une analyse littéraire de référence. Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants. Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie de l'écrivain, le résumé détaillé, le mouvement littéraire, le contexte de publication du recueil et l'analyse complète. Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Gérard de Nerval. Lorsque le futur auteur des "Filles du feu" décide en 1842 de partir pour l'Orient, c'est en partie pour se fuir lui-même, ou pour se retrouver, ayant conscience qu'il est sur le point de perdre cet équilibre si instable qui fait de lui un fou terriblement lucide. Le 1er janvier 1843, il s'embarque à Marseille. Le voilà en Grèce, prêt à tout admirer, puis en Égypte. Il séjourne longuement au Caire, dont il rapporte plusieurs chapitres de notes aussi solidement documentées que hautement poétiques. La Syrie, la Turquie, le Liban, où il étudie en profondeur la vie et les moeurs des peuples de la région. Partout, il n'est jamais simplement un touriste, mais aussi un poète et un explorateur. Dans le chapitre des "Nuits du Ramazan", il nous donne de vives images des bazars et des théâtres d'Istanbul, recueillant ensuite de la bouche d'un conteur fameux la merveilleuse histoire de Soliman et de la Reine du Matin. Relatant son voyage qui dura près d'une année, Gérard de Nerval n'a pas les préjugés ni la soif de pittoresque de ses compatriotes, Chateaubriand, Flaubert ou Lamartine. Il est un conteur désintéressé, sensible à la beauté des choses et participant pleinement à la vie orientale sans pour autant perdre son esprit si aigu d'analyse. Sous sa forme très libre, le "Voyage en Orient" est l'une de ses plus belles oeuvres en prose.
Paris, 1830. La Bohème Galante de Gérard de Nerval vous plonge dans l’effervescence de la vie artistique et littéraire du XIXe siècle, entre fêtes, rêves et désillusions.
Paris, 1610. Un drapier timoré, provoqué en duel, se tourne vers la magie noire pour échapper à son destin. Mais la main enchantée qu’il obtient a un prix bien plus lourd que prévu.
Les Filles du Feu vous invite à traverser les rêves et les chimères d’un poète en quête d’absolu. Entre nouvelles envoûtantes et sonnets mystérieux, Gérard de Nerval y mêle souvenirs, mythes et folie.
Gérard de Nerval (1808-1855) Celui qui aimait promener un homard au bout d'un ruban bleu nous offre ces quelques nouvelles aux prénoms de femmes, où l'amour semble impossible. Sont ajoutés à ces "filles du feu", les "Chimères", véritables poèmes ésotériques qui préfigurent le surréalisme.
Vous comprenez que la première idée du Parisien qui descend de voiture à Strasbourg est de demander à voir le Rhin ; il s'informe, il se hâte, il fredonne avec ardeur le refrain semi-germanique d'Alphonse Karr : « Au Rhin ! au Rhin ! c'est là que sont nos vignes ! » Mais bientôt il apprend avec stupeur que le Rhin est encore à une lieue de la ville. Quoi ! le Rhin ne baigne pas les murs de Strasbourg, le pied de sa vieille cathédrale ?... Hélas ! Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
JE ne suis plus enfant : trop lents pour mon envie, Déjà dix-sept printemps ont passé dans ma vie : Je possède une lyre, et cependant mes mains N'en tirent dès long-temps que des sons incertains. Oh ! quand viendra le jour où, libre de sa chaîne, Mon coeur ne verra plus la gloire, son amour, Aux songes de la nuit se montrer incertaine, Pour s'enfuir comme une ombre aux premiers feux du jour.J'ÉTAIS bien jeune encor, quand la France abattue Vit de son propre sang ses lauriers se couvrir ; Deux fois de son héros la main lasse et vaincue Avait brisé le sceptre, en voulant le saisir.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Gérard de Nerval. Gérard de Nerval nous relate dans cette nouvelle la vie de l'avocat Raoul Spifame, sosie du roi Henri II de France, qui sombre peu à peu dans la folie jusqu'à se prendre lui-même pour le roi. Enfermé à l'asile d'aliénés de Bicêtre, il fait proclamer, par un autre fou élevé au rang de poète royal, des décrets signés Henri II qui le feront passer à la postérité. "Dans le romantisme, qu'il traverse, et auquel il paraît étranger, Gérard de Nerval semble une apparition, la source autonome de son être et de son oeuvre s'écoule à part, comme s'il était à la fois en avant de son époque et en arrière. Par le rythme de la folie et ses alternances, il ressemble à plusieurs figures de cet art allemand qu'il a cherché à faire aimer." (Pierre Jean Jouve).
Douze sonnets énigmatiques, douze joyaux noirs : Les Chimères de Gérard de Nerval distillent une poésie où mythes antiques, rêve et mélancolie s’entrelacent.
À Paris, au XVIIe siècle, le drapier Eustache Bouteroue doit se battre en duel contre un arquebusier qui s'est montré insolent. Eustache est terrorisé à l'idée de perdre le combat. Pour se donner du courage, il trouve maître Gonin, un magicien qui oeuvre au célèbre Pont-Neuf. Celui-ci lui offre un onguent capable de rendre sa main invincible, et de lui assurer la victoire. Mais le service n'est pas gratuit: s'il ne paie pas Gonin dans les huit jours, la main enchantée risque de se retourner contre lui...Gérard de Nerval (1808-1855) est un écrivain français. Il ne connaîtra jamais sa mère, et est élevé par son oncle. Au collège, élève studieux, il se lie d'amitié avec Théophile Gautier. Il écrit déjà son premier recueil «Poésies et Poèmes par Gérard L», en 1824, et puis des élégies sur Napoléon Ier. Suite à sa traduction de «Faust», et toujours influencé par la littérature allemande, il publie une anthologie de la poésie allemande. A la même époque, il se lie d'amitié avec des écrivains romantiques du Cénacle, et devient journaliste. A la suite d'une manifestation du Petit Cénacle, il est envoyé en prison. Quand Nerval sort de prison en 1832, le choléra fait rage, et il se fait médecin pour aider son père. En 1838, Jenny Colon, dont il est éperdument amoureux, se marie avec un autre. Il tente de se consoler dans le voyage. En 1841, suite à une grave crise, il est soigné dans une maison de santé pour des troubles mentaux.Parmi ses oeuvres les plus connues, on retrouve «Aurélia» et «Les Filles du feu».
Dans cette lente «descente aux enfers», Nerval erre sans lumière. Ici-bas quelques étoiles brillent; et grandissent ça et là des souvenirs de femmes. On est ballotté par ces rêves prophétiques. Ceux d'un Nerval qui côtoie la folie, mais qui s'y abandonne complètement pour nourrir ses écrits d'hallucinations, toujours lucides. D'un style pressé - parce que bientôt il se suicidera - le poète déshabille le réel pour ne pas sombrer trop profond. C'est là sa quête impossible: chercher les fantômes de sa mère et de son amour disparus trop tôt, et remonter jusqu'à la surface. Avec «Les Filles du feu», Nerval offre sa vie en un chef-d'oeuvre immortel: «et je me dis que peut-être j'avais laissé là le bonheur.» Gérard de Nerval (1808-1855) est un écrivain français. Il ne connaîtra jamais sa mère, et est élevé par son oncle. Au collège, élève studieux, il se lie d'amitié avec Théophile Gautier. Il écrit déjà son premier recueil «Poésies et Poèmes par Gérard L», en 1824, et puis des élégies sur Napoléon Ier. Suite à sa traduction de «Faust», et toujours influencé par la littérature allemande, il publie une anthologie de la poésie allemande. A la même époque, il se lie d'amitié avec des écrivains romantiques du Cénacle, et devient journaliste. A la suite d'une manifestation du Petit Cénacle, il est envoyé en prison. Quand Nerval sort de prison en 1832, le choléra fait rage, et il se fait médecin pour aider son père. En 1838, Jenny Colon, dont il est éperdument amoureux, se marie avec un autre. Il tente de se consoler dans le voyage. En 1841, suite à une grave crise, il est soigné dans une maison de santé pour des troubles mentaux. Parmi ses oeuvres les plus connues, on retrouve «Aurélia» et «Les Filles du feu».
Un jour il l'a revu. Depuis, des rêves étranges le tourmentent. Il n'est plus vraiment le même. Il est double. C'est là l'histoire d'une passion amoureuse trop tôt terminée, d'un homme blessé qui, pour échapper à la folie, raconte ses rêves et ses angoisses. «Aurélia ou le rêve et la vie» nous berce inlassablement d'images fortes - d'émotions saisissantes. Gérard de Nerval (1808-1855) est un écrivain français. Il ne connaîtra jamais sa mère, et est élevé par son oncle. Au collège, élève studieux, il se lie d'amitié avec Théophile Gautier. Il écrit déjà son premier recueil «Poésies et Poèmes par Gérard L», en 1824, et puis des élégies sur Napoléon Ier. Suite à sa traduction de «Faust», et toujours influencé par la littérature allemande, il publie une anthologie de la poésie allemande. A la même époque, il se lie d'amitié avec des écrivains romantiques du Cénacle, et devient journaliste. A la suite d'une manifestation du Petit Cénacle, il est envoyé en prison. Quand Nerval sort de prison en 1832, le choléra fait rage, et il se fait médecin pour aider son père. En 1838, Jenny Colon, dont il est éperdument amoureux, se marie avec un autre. Il tente de se consoler dans le voyage. En 1841, suite à une grave crise, il est soigné dans une maison de santé pour des troubles mentaux. Parmi ses oeuvres les plus connues, on retrouve «Aurélia» et «Les Filles du feu».
Elodie, jeune secrétaire comptable, voit sa routine basculer quand une convocation inattendue la plonge dans un tourbillon d’angoisse et de secrets.
Edition enrichie de Bertrand Marchal comportant des chansons et légendes du Valois, une lettre-préface écrite par Gérard de Nerval et un dossier sur le roman. Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n'est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu'il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l'enfance dans le Valois, n'est qu'un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être une décevante paysanne. Et si ces deux femmes n'en formaient qu'une, "deux moitiés d'un seul amour" ? Le récit progresse selon la logique d'une traversée de la mémoire : l'auteur met en scène des souvenirs personnels ("à demi rêvés') et littéraires ; il témoigne d'une véritable érudition tout en faisant l'éloge de la culture populaire. La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes. Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l'amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu.
Edition enrichie de Bertrand Marchal comportant des chansons et légendes du Valois, une lettre-préface écrite par Gérard de Nerval et un dossier sur le roman. Voulant fuir Adrienne, belle actrice parisienne, et avec elle le monde illusoire du théâtre, le narrateur, qui n'est autre que Nerval, se tourne vers Sylvie, jeune campagnarde qu'il a jadis aimée. Mais le rêve fait place au désenchantement : le retour à la nature, celle de l'enfance dans le Valois, n'est qu'un mythe, et le grand amour de jeunesse se révèle être une décevante paysanne. Et si ces deux femmes n'en formaient qu'une, "deux moitiés d'un seul amour" ? Le récit progresse selon la logique d'une traversée de la mémoire : l'auteur met en scène des souvenirs personnels ("à demi rêvés') et littéraires ; il témoigne d'une véritable érudition tout en faisant l'éloge de la culture populaire. La mémoire collective est pour lui assez vaste pour accueillir la réalité la plus ordinaire comme les mystères les plus sublimes. Avec cette nouvelle des Filles du feu, Nerval dit adieu aux chimères de la jeunesse et de l'amour idéal. Ce récit poétique, entre romantisme et surréalisme, est déjà une recherche du temps perdu.
Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Une dame que j'avais aimée longtemps et que j'appellerai du nom d'Aurélia, était perdue pour moi. Peu importent les circonstances de cet événement qui devait avoir une si grande influence sur ma vie. Chacun peut chercher dans ses souvenirs l'émotion la plus navrante, le coup le plus terrible frappé sur l'âme par le destin ; il faut alors se résoudre à mourir ou à vivre : - je dirai plus tard pourquoi je n'ai pas choisi la mort. " A la différence du narrateur, Nerval choisit la mort un jour de janvier 1855, laissant Aurélia inachevé. Le récit, qui ne dissocie pas le rêve et la vie mais au contraire les réunit - c'est son sous-titre -, affirme la quête de l'unité perdue par un Je qui raconte et commente tour à tour l'expérience qu'il entend dépasser dans une harmonie retrouvée. Présentation et notes par Michel Brix. Texte intégral.
Edition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Même en dehors de Sylvie, il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et qui se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain. Ce n'est pas une résurrection quasi hallucinatoire du passé, comme il arrive aux meilleurs moments de Proust, tout proches parfois de l'illusion de la fausse reconnaissance, c'est plutôt, évoqué dans sa prose par quelque sortilège, le contact d'aveugle qu'on éprouve en retrou-vant la maison et le jardin de son enfance. Comme si ce monde révolu était le seul endroit où, instinctivement, infailliblement Nerval s'y retrouve, et nous en convainc immédiatement. Julien Gracq. Un tel monde révolu est ce qui définit au plus près les oeuvres ici réunies où se retrouvent à la fois le « rêveur en prose » et le poète des Odelettes et des Chimères. Les Petits châteaux de Bohême recomposent les âges de Nerval ; les Promenades et Souvenirs ne séparent pas le passé des lieux que l'écrivain traversa. Quant aux Filles du Feu, c'est sous le titre Amours perdues qu'il songea un moment à les publier. Comme souvent chez Nerval, ces différentes oeuvres ne cessent pas d'être une quête. Ce volume contient : Petits châteaux de Bohême - Les Filles du Feu : Angélique / Sylvie / Jemmy Octavie / Isis / Corilla / Emilie - Les Chimères - Promenades et Souvenirs.Présentation et notes par Michel Brix.
Édition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie)« Si un écrivain a cherché à éclairer les lois profondes presque insaisissables de l'âme humaine, c'est Gérard de Nerval dans Sylvie. Cette histoire qu'on a qualifiée de peinture naïve, c'est le rêve d'un rêve. Gérard essaie de se souvenir d'une femme qu'il aimait en même temps qu'une autre. En évoquant ce temps dans un tableau de rêve, il est pris du désir de partir. Il arrive... dans un pays qui est plutôt pour lui un passé et ce qu'il voit alors, pour ainsi dire détaché par une nuit d'insomnie, est entremêlé si étroitement aux souvenirs qu'on est obligé à tout moment de tourner les pages qui précèdent pour voir où on se trouve... présent ou rappel du passé. La couleur de Sylvie est une couleur pourpre d'un rose pourpre en velours pourpre ou violacé, et nullement les tons aquarellés d'une France modérée. Gérard a trouvé le moyen de donner à son tableau les couleurs de son rêve. » Marcel Proust, Contre Sainte-Beuve. Edition de Marie-France Azéma.
Au sortir d'un théâtre, un Parisien épris d'une actrice, en lisant un entrefilet dans la presse, est rattrapé par ses souvenirs de jeunesse. Il entreprend de se rendre dans le Valois de son enfance, pour y retrouver Sylvie, son premier amour... Dans ce récit poétique ondoyant entre un passé incertain et un présent irrésolu, temps vécu et temps rêvé se mêlent. Au crépuscule de son existence, Nerval, avec Sylvie (1853), donne une forme littéraire achevée à la part la plus insondable de l'homme : le mystère des songes, la magie de la mémoire.
Au sortir d'un théâtre, un Parisien épris d'une actrice, en lisant un entrefilet dans la presse, est rattrapé par ses souvenirs de jeunesse. Il entreprend de se rendre dans le Valois de son enfance, pour y retrouver Sylvie, son premier amour... Dans ce récit poétique ondoyant entre un passé incertain et un présent irrésolu, temps vécu et temps rêvé se mêlent. Au crépuscule de son existence, Nerval, avec Sylvie (1853), donne une forme littéraire achevée à la part la plus insondable de l'homme : le mystère des songes, la magie de la mémoire.
Arraché à Mars sans même savoir s'il était parvenu à sauver les habitants de la planète, John Carter a vécu durant de longues années dans l'angoisse de ne jamais revoir Dejah Thoris, sa princesse bien-aimée. Lorsque lui est donnée la chance de repartir enfin pour la planète rouge, Carter se trouve projeté bien loin de Helium, sa patrie d'adoption. Le voyage qu'il entreprend alors l'entraînera par-delà la vie et la mort, au coeur même des croyances les plus sacrées de Barsoom. Parviendra-t-il à échapper aux hommes-plantes sanguinaires, aux Therns cruels et aux redoutables pirates noirs ? Retrouvera-t-il enfin l'amour de sa vie ? Saura-t-il relever le défi que semblent lui lancer les mystérieux dieux de Mars ?
Arraché à Mars sans même savoir s'il était parvenu à sauver les habitants de la planète, John Carter a vécu durant de longues années dans l'angoisse de ne jamais revoir Dejah Thoris, sa princesse bien-aimée. Lorsque lui est donnée la chance de repartir enfin pour la planète rouge, Carter se trouve projeté bien loin de Helium, sa patrie d'adoption. Le voyage qu'il entreprend alors l'entraînera par-delà la vie et la mort, au coeur même des croyances les plus sacrées de Barsoom. Parviendra-t-il à échapper aux hommes-plantes sanguinaires, aux Therns cruels et aux redoutables pirates noirs ? Retrouvera-t-il enfin l'amour de sa vie ? Saura-t-il relever le défi que semblent lui lancer les mystérieux dieux de Mars ?
Janvier 1854 : en faisant paraître Les Filles du feu, recueil de nouvelles suivi de douze sonnets rassemblés sous le titre Chimères, Nerval, par-delà les crises de folie et la maladie, prouve au monde que son génie reste intact. Abolissant les frontières entre ici et ailleurs, entre autrefois et aujourd'hui, entre autobiographie et songe, ces textes ont fasciné les plus grands auteurs du siècle suivant, de Proust à Yves Bonnefoy, en passant par André Breton ou encore Julien Gracq, qui écrivait : «Il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain.»
Janvier 1854 : en faisant paraître Les Filles du feu, recueil de nouvelles suivi de douze sonnets rassemblés sous le titre Chimères, Nerval, par-delà les crises de folie et la maladie, prouve au monde que son génie reste intact. Abolissant les frontières entre ici et ailleurs, entre autrefois et aujourd'hui, entre autobiographie et songe, ces textes ont fasciné les plus grands auteurs du siècle suivant, de Proust à Yves Bonnefoy, en passant par André Breton ou encore Julien Gracq, qui écrivait : «Il y a chez Nerval une infusion omniprésente du souvenir, une chanson du temps passé qui s'envole et se dévide à partir des rappels même les plus ténus de naguère comme de jadis, et que je ne vois à aucun autre écrivain.»