Georges Joumas
Georges Joumas
Ce livre présente les différents aspects de la biographie d'Adrienne Bolland : Tout d'abord ses exploits en tant qu'aviatrice : traversée de la Manche, passage de la Cordillère des Andes en 1921, record de loopings... Ses combats féministes pour le droit de vote des femme et l'égalité des salaires et des droits. Son engagement auprès des Républicains espagnols puis dans la Résistance au sein du réseau de renseignements CND Castille du Loiret. Un ouvrage documenté qui s'appuie sur de nombreux articles de la presse quotidienne et périodique. Mais aussi sur des documents inédits du Fonds Bolland conservés aux Archives Départementales du Loiret. Enfin sur les dossiers de résistants du Service Historique de la Défense de Vincennes.
Un couple dans la Résistance et la Déportation Jean Pelletier est originaire du Loiret (Orléans et de Saint-Jean-de-Braye). Il s'engage très tôt dans la Résistance au sein du réseau de renseignements CND Castille du colonel Rémy. Il agit en région parisienne, en Orléanais et en Belgique. À partir des informations recueillies par d'autres agents, il réalise des microfilms qui sont transmis aux services londoniens de la France Libre. Son épouse Alice est également membre du réseau. Trahis, ils sont arrêtés et déportés en 1942. Après cinq transferts de camps, Jean Pelletier meurt d'épuisement à Nordhausen, le 29 mars 1945. Malgré la maladie et ses conditions terribles de détention, Alice Pelletier survit du camp d'Auchswitz et retrouve ses quatre enfants. Elle est décédée en 1994. Le destin de ce couple de résistants a été essentiellement reconstitué à partir de nombreuses archives privées familiales et des dossiers du Service Historique de la Défense (SHD) de Vincennes. Docteur en Histoire contemporaine, Georges Joumas a consacré trois ouvrages au capitaine Dreyfus et à son Affaire. Il est également l'auteur de "La tragédie des lycéens parisiens résistants en Sologne".
Postface d'Antoine Prost. René-Louis Brunet était chaudronnier. Originaire de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), il habitait Orléans en 1914. Emile Buat était ouvrier agricole et vivait à Arzillières (Marne), près de Vitry-le-François. Les deux hommes sont mobilisés dans un bataillon de chasseurs à pied (BCP), une unité d'élite, et subissent les conditions effroyables de la vie des Poilus de la Grande Guerre. Au printemps 1917, après l'échec de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames, les mutineries éclatent. Lors de réunions de soldats, Brunet et Buat incitent leurs camarades à désobéir aux ordres et à refuser de combattre. Dénoncés, ils sont traduits en conseil de guerre, condamnés à mort par une justice expéditive et exécutés le 10 juin 1917 : les deux premiers « fusillés pour l'exemple » des mutineries. Après avoir relaté l'itinéraire de ces deux valeureux combattants, ce livre analyse en profondeur le déroulement du conseil de guerre, dans le contexte de la répression des mutineries de 1917 par le général Pétain, nouveau commandant en chef des armées. Il aborde également les problématiques du débat actuel sur la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » de 14-18. Docteur en histoire contemporaine et spécialiste de la Troisième République. Georges Joumas a consacré plusieurs ouvrages et articles au capitaine Dreyfus et à son Affaire. Il est également l'auteur de La tragédie des lycéens parisiens résistants en Sologne.
Le 6 Juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. Le 10 juin, dans l'après-midi, se joue le drame le plus effroyable de l'occupation nazie en France. A Oradour-sur-Glane, 642 habitants sont brûlés vifs ou fusillés, victimes de la barbarie des SS de la division Das Reich qui remonte vers le nord. Ce même jour, à 250 km du village limousin, en Sologne, dans les fermes du By, de Cerfbois et de Grandbois, une autre tragédie se déroule, visant des lycéens et quelques étudiants. En route pour renforcer les maquis de Corrèze, 41 jeunes résistants parisiens, membres du réseau Thermopyles, sont fusillés par la Gestapo ; quinze autres mourront en déportation, ainsi que deux propriétaires qui les avaient hébergés ; en tout, 58 victimes. Quelque 70 ans après, ce livre présente et analyse les faits. Il en relate également les suites judiciaires de l'Après-guerre : les procès des agents français de la Gestapo et la recherche des responsables nazis en fuite, notamment le Kommandeur Fritz Merdsche, le Barbie orléanais.
Bien qu'âgé de 55 ans en 1914, l'officier A. Dreyfus est mobilisé durant toute la Grande Guerre. Si son dossier militaire permet de connaître tous ses états de service, son itinéraire est ici reconstitué grâce à des archives familiales, son carnet de guerre et des lettres, où il exprime ses émotions et ses craintes. Ils constituent le témoignage d'un acteur direct du conflit.
Une histoire de l'affaire Dreyfus dans le Loiret mettant en lumière la couverture de l'affaire par la presse locale, les manifestations d'antisémitisme, l'implication dans les camps pro et anti-Dreyfus de personnalités du Loiret : H. d'Abboville, premier accusateur d'A. Dreyfus, les écrivains C. Péguy et J. Lemaître, le député A. Vazeille, etc.
Dans la France d'avant 1914, l'affaire Aernoult-Rousset révèle l'enfer des bataillons disciplinaires d'Afrique, où de jeunes ouvriers condamnés subissent brimades, tortures et parfois la mort. Après le décès d'Albert Aernoult sous les coups, le soldat Émile Rousset ose briser l'omerta mais c'est lui qui est condamné. Une mobilisation exceptionnelle s'organise : anarchistes, syndicalistes, intellectuels et anciens dreyfusards se dressent contre la justice militaire. À l'heure où les débats sur l'autorité, la justice et les violences institutionnelles demeurent d'actualité, cette affaire oubliée résonne avec une force saisissante. Un livre essentiel pour comprendre le prix du courage, la force des luttes sociales, et la violence d'État dans une République qui se voulait exemplaire Enseignant retraité, Georges Joumas a successivement exercé comme instituteur, professeur d'Histoire-Géographie-Éducation Civique et Conseiller en Formation Continue. Docteur en Histoire contemporaine, il a publié plusieurs livres liés à l'Affaire Dreyfus, à la Résistance ou à la Première Guerre mondiale.
On sait aujourd?hui tout, ou presque, des différents séjours de Paul Gauguin en Bretagne, à Panama ou à Tahiti. Un trou demeure pourtant dans la vie du peintre : ces quelques mois passés à la Martinique durant l?année 1887. De l?aveu même de Gauguin, ce fut une escale déterminante dans sa carrière. À la recherche des sources primitives de l?art, il découvre la lumière antillaise et les dieux créoles. Au contact du monde créole et des différentes influences dont il est imprégné, le peintre sentira se réveiller en lui le Barbare enchanté " qu?il n?a jamais cessé d?être, en dépit de son mariage avec une belle Danoise et des années florissantes qu?il passa à l?agence de change Bertin dans le Paris du milieu du XIXe siècle. S?aidant de témoignages oraux et des rares documents écrits concernant la vie de Gauguin à la Martinique, ainsi que d?une analyse poétique des toiles qu?il y a peintes, Raphaël Confiant brosse dans ce roman un portrait, imaginaire et coloré, de cet homme qui, à l?instar de Rimbaud son contemporain, fut à la recherche presque désespérée du sens de notre existence terrestre."
Aujourd'hui, la quête d'un développement soutenable est au coeur des préoccupations. Ce livre actualisé présente les concepts et les théories économiques traitant de la gestion de ces ressources naturelles. Il veut ainsi contribuer à mieux faire comprendre les questions cruciales posées par notre mode de développement.