Georges Jehel
Georges Jehel
Le passage de la démocratie antique à la démocratie moderne s'est réalisé par l'intermédiaire du Moyen - Âge. Après la chute de l'Empire romain en Occident, les évêques se substituèrent aux pouvoirs civils défaillants. Les ordres monastiques posaient les bases d'une gestion collective ouvrant sur le parlementarisme par recours aux élections. Dans le même temps s'opérait une révolution intellectuelle qui suscita l'essor de la pensée critique dans l'université, alors aux mains du clergé...
Cette anthologie de textes et de documents, regroupés en cinq parties, constitue les sources permettant d'aborder les relations entre musulmans et Latins tant sur le plan politique et économique, que religieux et culturel. Le nombre et la richesse des textes proposés, tirés notamment de documents moins connus comme les Chroniques italiennes, traduites ici pour la première fois, devraient contribuer à une meilleure compréhension des relations entre l'Orient et l'Occident du Xe au milieu du XIIIe siècle.
Cette collection s'adresse aux candidats des concours externes et internes du CAPES et de l'Agrégation d'Histoire et Géographie. Présentant les aspects essentiels d'une question du programme, chaque volume peut être le point de départ de l'étude de ce thème, et l'instrument de la révision générale avant les différentes épreuves. Il est aussi proposé des articles spécialisés, qui complètent les cours dispensés dans les universités. Ces ouvrages sont également destinés aux enseignants, et à toute personne que l'Histoire et la Géographie intéressent. Le christianisme du début du VIIe au milieu du XIe siècle dégage les grandes lignes de l'évolution, au cours des premiers siècles du Moyen Âge, d'une civilisation dont le christianisme forme le principal support. Les modalités d'expression de cette religion prennent, dans une homogénéité dogmatique et spirituelle indiscutable, des colorations diversifiées, accentuées par les débats théologiques et les particularismes culturels, qui distinguent les grands sièges patriarcaux : Rome, Constantinople, Alexandrie, Jérusalem, Antioche. Au cours du VIIe siècle, le christianisme affronte sa première grande épreuve face à un islam conquérant. Dans le même temps, les deux grands pôles de la chrétienté, Rome et Byzance, affirment leur prépondérance ou leur spécificité. Longtemps entravé par un environnement hérétique, le pontificat émerge progressivement. Du VIIe au XIe siècle, l'organisation paroissiale se précise, les réseaux monastiques s'élaborent. L'évangélisation progressive élargit l'espace chrétien qui, au milieu du XIe siècle, s'étend de la Pologne à la Castille, de l'Irlande à la Nubie, du Rhin à l'Euphrate.
Éducation et cultures dans l'Occident chrétien du XIIe au XVe siècle, après une définition de la culture, présente les facteurs sociaux, politiques et intellectuels qui la conditionnent. L'ouvrage analyse ensuite les aspects de la culture savante nouvelle, qui se développe au XIIIe siècle, et connaît une diffusion appréciable dans les milieux intellectuels : thomisme, droit, histoire, sciences, encyclopédies. Le volume n'oublie pas que tous les aspects de la vie quotidienne des clercs et du peuple, appartiennent à la culture : métier, cuisine, fêtes, instruction - qu'elle soit dispensée par les universités ou les « petites écoles » - et même art de la guerre. Un chapitre original décrit les cultures parallèles, qui traduisent l'attitude envers la mort. Une partie très importante est consacrée à tous les domaines de l'humanisme, que favorise le mécénat pontifical, royal ou princier et qui, en Italie surtout, annonce la Renaissance.