Geneviève Fraisse
Geneviève Fraisse
Le contemporain démocratique nous invite, depuis quelques décennies, à penser le sexe et le genre. La légitimité de cette réflexion s'affirme enfin. Dans cet ouvrage qui réunit La controverse des sexes, La différence des sexes et un recueil d'articles inédits, la démarche privilégie l'« à côté » d'une recherche des définitions et des identités. Le passage conceptuel de « sexe » à « genre » demande une distance critique. C'est à partir d'un repérage des lieux dans une histoire de la pensée philosophique, littéraire et factuelle que les questions philosophiques sont identifiées et développées par l'autrice. Car il s'agit de comprendre ce qui surgit quand égalité et liberté se révèlent comme des enjeux, dans la politique et la création, l'économique et le corps, la pensée et l'agir. La longue histoire de la philosophie, quelques scènes littéraires contemporaines, et la mise à l'épreuve de débats récents, tout contribue à restituer l'importance de l'émancipation féministe au regard du monde.
Science rime désormais autant avec progrès qu'avec destruction : ce livre, accessible aux non-spécialistes, décrit les armes mises au point avec l'aide de la science et leur utilisation jusqu'à aujourd'hui, aborde les liens tissés entre scientifiques et militaires, et dresse un bilan des réussites et des échecs du contrôle de l'armement, posant ainsi explicitement la question de la responsabilité des scientifiques et, plus largement, de l'humanité tout entière.
Trois chroniqueurs syriaques ont écrit un récit des croisades dans la langue de leur peuple : le syriaque, dialecte araméen. Ils nous ont livré des textes originaux inédits qui présentent une vision différente et plus objective des événements. Elle diffère parfois de celle des chroniqueurs latins, byzantins et arabes. A la lecture de ce livre, on découvre d'autres vérités.
Sartre écrit, dans Plaidoyer pour les intellectuels, que l'intellectuel est celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, quand Beauvoir - à l'évidence - se mêle de ce qui la regarde, dans ses livres Le Deuxième Sexe, La Vieillesse. La question sexe/genre s'impose désormais comme problème théorique, mais l'objet de pensée échappe encore à la sérénité académique, comme à la légitimité scientifique. L'étudiante Geneviève Fraisse a compris que la philosophie était le bastion le plus solide, parce que le plus symbolique, de la prérogative masculine. Alors il fallait chercher les mots possibles de l'émancipation féministe, de la démocratie exclusive au consentement par exemple, pour leur donner une consistance conceptuelle et les colporter sur les chemins de l'universel. L'histoire est un bon matériau, les textes anciens comme l'actualité récente, voire les événements tel Metoo. Car il faut s'introduire dans la tradition pour mieux la subvertir.
Sartre écrit, dans Plaidoyer pour les intellectuels, que l'intellectuel est celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, quand Beauvoir - à l'évidence - se mêle de ce qui la regarde, dans ses livres Le Deuxième Sexe, La Vieillesse. La question sexe/genre s'impose désormais comme problème théorique, mais l'objet de pensée échappe encore à la sérénité académique, comme à la légitimité scientifique. L'étudiante Geneviève Fraisse a compris que la philosophie était le bastion le plus solide, parce que le plus symbolique, de la prérogative masculine. Alors il fallait chercher les mots possibles de l'émancipation féministe, de la démocratie exclusive au consentement par exemple, pour leur donner une consistance conceptuelle et les colporter sur les chemins de l'universel. L'histoire est un bon matériau, les textes anciens comme l'actualité récente, voire les événements tel Metoo. Car il faut s'introduire dans la tradition pour mieux la subvertir.
" D'où tu parles ? " : l'interjection bien connue des amphis de 1968 se trouve ici prise au sérieux, comme une invitation à dire non un état ou une situation, et moins encore un bilan, mais une trajectoire, une dynamique. Forte d'une oeuvre philosophique qui déploie les enjeux de la pensée féministe, Geneviève Fraisse relie ses différents points d'articulation - la redécouverte des révolutionnaires de 1848, les rapports femmes/raison, l'historicité des sexes, les notions de " genre ", de " consentement " ou d'" habeas corpus " - et ses résonances biographiques ou implications pratiques, avec le MLF d'abord et jusqu'au Parlement européen. Elle met ainsi en relief une conception de la recherche visant, loin des solutions toutes faites, à " augmenter le problème ".
Chine, XXe siècle. Yong Sheng est le fils d'un charpentier réputé pour ses sifflets qui, une fois accrochés aux plumes des colombes, produisent de merveilleuses mélodies. Tout destinait le garçon à devenir artisan, jusqu'à ce qu'il rencontre Mary, une institutrice de l'école chrétienne. Dès lors, sa vocation éclot : il sera le premier pasteur chinois de la ville. Mais en 1949, la Révolution culturelle est en marche, et l'existence du jeune homme bascule. Armé de sa seule bonté, Yong Sheng devra affronter la cruauté d'un régime qui n'épargne personne.
Chine, XXe siècle. Yong Sheng est le fils d'un charpentier réputé pour ses sifflets qui, une fois accrochés aux plumes des colombes, produisent de merveilleuses mélodies. Tout destinait le garçon à devenir artisan, jusqu'à ce qu'il rencontre Mary, une institutrice de l'école chrétienne. Dès lors, sa vocation éclot : il sera le premier pasteur chinois de la ville. Mais en 1949, la Révolution culturelle est en marche, et l'existence du jeune homme bascule. Armé de sa seule bonté, Yong Sheng devra affronter la cruauté d'un régime qui n'épargne personne.
Service ou servitude Si, à la suite du mouvement #MeToo, la prise de parole des femmes s'est exprimée avec une ampleur inattendue, aujourd'hui à qui incombe concrètement tant la charge matérielle que mentale du « service domestique » ? Cette nouvelle édition de l'ouvrage précurseur de Geneviève Fraisse retrace la généalogie de la notion de service - de la domesticité au paradigme du care, de la question de l'emploi et de la hiérarchie sociale entre femmes à celle de la solidarité, du service « à la personne » à la construction d'une société commune aux deux sexes. Rendre au mot de « service » toute sa polysémie, analyser l'histoire du travail des femmes et de leur émancipation à travers une pensée de l'égalité et de la justice, telle est la grande originalité de ce livre.
Un va-et-vient constant entre les pensées d'hier et les enjeux d'aujourd'hui.À distance de l'idée de backlash automatique, une réflexion sur la profondeur historique du processus de libération des femmes.
Les excès du genre Honni par une droite réactionnaire qui se cherche une identité, célébré par une gauche intellectuelle qui a pourtant tardé à en entreprendre l’étude, le genre fait toujours polémique. En désaccord avec les uns et les autres, Geneviève Fraisse s’emploie à explorer la promesse conceptuelle propre à ce nouvel objet philosophique, dans la droite ligne de ses travaux sur l’émancipation des femmes et l’égalité des sexes. « Genre » est un mot en excès, car la question qu’il traite – l’égalité des sexes et la sexualité humaine – déborde toujours l’ordre établi. Il sera aussi question de Vérité, en un temps où binarité et multiplicité des sexes font face à l’exigence « queer » qui cherche à se définir. Geneviève Fraisse Directrice de recherche émérite au CNRS, philosophe, elle a publié de nombreux ouvrages sur la pensée féministe, dont La Sexuation du monde (Presses de Sciences-po, 2016), Du consentement (Seuil, 2007 ; nouv. éd., 2017) et Le Privilège de Simone de Beauvoir (2008 et Gallimard, « Folio Essais », nouv. éd., 2018).
Les femmes et leur histoire, car écrire l'histoire des femmes ne peut se limiter au seul usage des règles et méthodes de la discipline historique. L'histoire des femmes dépasse l'opposition commune entre le réel et sa représentation, et la quête de la place du sujet dans cette opposition : elle renvoie, en effet, fondamentalement à la différence des sexes, à la manière dont les philosophes ont pensé cette différence, aux modalités grâce auxquelles législateurs et acteurs de l'histoire ont bâti avec cette différence l'ordre politique. Écrire l'histoire des femmes oblige donc à lier ensemble, dans la construction de l'objet historique, les systèmes de la philosophie - de Rousseau à Derrida - et les données empiriques de l'histoire - des initiatives révolutionnaires à l'inscription de la parité dans la Constitution. Des figures singulières du combat féministe - telles Madame de Staël, George Sand, Louise Michel, Clémence Royer ou Madeleine Vernet - côtoient donc dans cet ouvrage l'analyse serrée de grands discours ou textes fondateurs de l'exclusion comme de l'inclusion des femmes. Parce que, nous montre Geneviève Fraisse, la question des femmes fut de réintroduire dans l'histoire, c'est-à-dire de prendre part à l'énigme du devenir plutôt que de continuer à être représentées comme des énigmes de la nature.
'Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus. Voilà pourquoi, en écrivant Adieu, vive clarté..., il m'a semblé retrouver une liberté perdue, comme si je m'arrachais à la suite de hasards et de choix qui ont fini par me composer une sorte de destin. Une biographie, si l'on préfère moins de solennité. Même si le hasard ou la chance m'avaient évité de tomber dans le piège de la Gestapo, même si mon maître Maurice Halbwachs n'avait pas agonisé dans mes bras, au block 56 de Buchenwald, j'aurais été ce garçon de quinze ans qui découvrait l'éblouissante infortune de la vie, ses joies aussi, inouïes, à Paris, entre les deux guerres de son adolescence. M'y voilà de nouveau.' Jorge Semprun.
'Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus. Voilà pourquoi, en écrivant Adieu, vive clarté..., il m'a semblé retrouver une liberté perdue, comme si je m'arrachais à la suite de hasards et de choix qui ont fini par me composer une sorte de destin. Une biographie, si l'on préfère moins de solennité. Même si le hasard ou la chance m'avaient évité de tomber dans le piège de la Gestapo, même si mon maître Maurice Halbwachs n'avait pas agonisé dans mes bras, au block 56 de Buchenwald, j'aurais été ce garçon de quinze ans qui découvrait l'éblouissante infortune de la vie, ses joies aussi, inouïes, à Paris, entre les deux guerres de son adolescence. M'y voilà de nouveau.' Jorge Semprun.
Un anniversaire de naissance - elle aurait cent dix ans en 2018 - convoque les souvenirs. Geneviève Fraisse évoque le parcours de celle qui se voyait en "correspondante de guerre' au coeur de l'histoire philosophique, politique et littéraire. Comment Simone de Beauvoir, qui use si souvent du mot "privilège, place-t-elle son désir de connaître et de se connaître au coeur du Privilège de la pensée que le XXe siècle lui a accordé ? Formidable espace que celui de la femme savante, pensante, tout éblouie par ces lumières intellectuelles offertes, enfin sans limites, au sexe féminin. Pourquoi se pose-t-elle alors la question du deuxième sexe, de l'autre sexe ? Pourquoi, surtout, introduit-elle l'idée d'un "devenir" de la femme, d'une histoire peut-être, qui produirait enfin un écart après tant de siècles répétitifs ? Commémorer une grande figure, telle Simone de Beauvoir, n'est pas une affaire d'héritage ou de transmission dans le cadre d'une histoire des femmes, encore fragile, trop peu légitime. Il s'agit, plus sûrement, de découvrir la possibilité d'une appropriation ; il ne faut pas recevoir, mais prendre.
Un anniversaire de naissance - elle aurait cent dix ans en 2018 - convoque les souvenirs. Geneviève Fraisse évoque le parcours de celle qui se voyait en "correspondante de guerre' au coeur de l'histoire philosophique, politique et littéraire. Comment Simone de Beauvoir, qui use si souvent du mot "privilège, place-t-elle son désir de connaître et de se connaître au coeur du Privilège de la pensée que le XXe siècle lui a accordé ? Formidable espace que celui de la femme savante, pensante, tout éblouie par ces lumières intellectuelles offertes, enfin sans limites, au sexe féminin. Pourquoi se pose-t-elle alors la question du deuxième sexe, de l'autre sexe ? Pourquoi, surtout, introduit-elle l'idée d'un "devenir" de la femme, d'une histoire peut-être, qui produirait enfin un écart après tant de siècles répétitifs ? Commémorer une grande figure, telle Simone de Beauvoir, n'est pas une affaire d'héritage ou de transmission dans le cadre d'une histoire des femmes, encore fragile, trop peu légitime. Il s'agit, plus sûrement, de découvrir la possibilité d'une appropriation ; il ne faut pas recevoir, mais prendre.
L'écho que cet ouvrage n'a cessé de rencontrer depuis sa parution en 1989 au milieu des fastes du bicentenaire de la Révolution tient à son objet, alors tout à fait pionnier : l'exclusion des femmes des affaires de la Cité par la Révolution même qui émancipa politiquement les sujets en citoyens. Car la Révolution française tint, y compris chez ses éléments les plus avancés, à marquer la différence des sexes : elle est traversée - chez Sylvain Maréchal, Constance de Salm, Mme Gacon-Dufour, Cabanis, Mme de Staël, Condorcet, Fourier, Stendhal, de Maistre ou de Bonald - par la question de savoir si le génie peut exister chez une femme, si le sexe de la femme est en rapport avec son cerveau, si les femmes ont le même droit à l'éducation que les hommes, donc à une future citoyenneté. Cette volonté, qui agite la France bien au-delà de 1789, de marquer une différence entre les sexes là où l'émancipation politique a effacé les différences entre les êtres permet enfin de comprendre pourquoi la démocratie française devint pour les femmes, jusqu'en 1945 légalement du moins, une démocratie exclusive.
Tout a commencé avec le Contrat social, lorsque, refusant l'analogie monarchique entre famille et État, Rousseau pose la dissociation entre domestique et politique, entre la famille et la Cité. Cette séparation des "sphères" est avant tout une séparation des gouvernements - gouvernement domestique et gouvernement civil. Elle signe la fin d'une comparaison entre le pouvoir du père et celui du Roi. Au lendemain de la Révolution française, Muse de la raison prenait acte d'une "démocratie exclusive", au détriment des femmes. Les deux gouvernements poursuit la réflexion en montrant comment l'établissement de "sphères" distinctes a freiné la construction démocratique de l'égalité des sexes. Aussi l'enjeu est-il désormais de penser à nouveau ensemble les deux gouvernements, le domestique et le politique, et de trouver une articulation originale, par-delà toute "conciliation" ou "réconciliation", entre vie familiale et vie sociale.
Toutes les femmes sont citoyennes, quelques femmes sont artistes. La citoyenne et l'artiste sont-elles les semblables des hommes ? Oui. Tout autant concernées par la politique et par l'art ? Oui. Au commencement de l'ère démocratique, initiée par la Révolution française, ces affirmations furent pourtant sources de débats et de polémiques : aux femmes la famille plutôt que la cité, la muse plutôt que le génie, arguaient bien des hommes qui n'étaient pas tous réactionnaires. Deux cents ans après, nous en discutons encore. L'ouvrage revient sur les conséquences de ce moment fondateur. Il rend compte du travail sans fin de la démonstration de l'égalité, dans une « démocratie exclusive » où chacun - donc chacune - peut théoriquement se voir individu, sujet, citoyen, créateur, un, une parmi tous et toutes. De Poulain de la Barre, philosophe du XVIIe siècle, à Jacques Rancière, penseur contemporain, avec Virginia Woolf comme avec Simone de Beauvoir, les textes réunis ici montrent à quel point ces questions demeurent essentielles pour la modernité : celle de la jouissance revendiquée, celle de la stratégie subversive, celle de la mesure de l'émancipation des femmes, celle du féminisme comme dérèglement de la tradition occidentale.
" L'émancipation des femmes a suivi deux chemins parallèles et distincts au lendemain de la Révolution française, et au commencement du débat démocratique : celui du "pour toutes' et celui du "pour chacune'. Le premier menait aux droits civils et civiques, citoyenneté, éducation, emploi, responsabilité individuelle, autonomie sociale. Le second ouvrait la voie à la liberté de créer, de penser, d'écrire, de partager avec les hommes les lieux de la jouissance intellectuelle et artistique. C'est sur le deuxième chemin, emprunté par ce livre, que j'ai voulu arpenter la suite de l'Histoire. La suite de l'Histoire, pour une femme artiste, ce n'est pas seulement la conquête de droits et la transgression des contraintes établies, c'est aussi la construction de pratiques nouvelles et le déplacement des repères obligés. L'égalité, c'est encore la liberté de trouver de nouvelles formes de création. Et c'est pourquoi, sans s'arrêter à l'identité sexuelle ou à la visibilité sociale, ce qui est en jeu, ici, c'est d'abord et avant tout leur production. " Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS. Ancienne députée européenne, elle est l'autrice de livres sur la généalogie de l'égalité des sexes et la problématique sexe/genre, tels Du consentement (Seuil, 2007, édition augmentée 2017), et La Sexuation du monde. Réflexions sur l'émancipation (Presses de Sciences Po, 2016).
" J'ai longtemps pensé que l'acte de consentir relevait de l'intimité la plus grande, mélange de désir et de volonté dont la vérité gisait dans un moi profond. Lorsque j'ai entendu ce mot consentement dans des enceintes politiques, Parlement européen, débats télévisuels, discussions associatives, j'ai compris qu'il pénétrait l'espace public comme un argument de poids. Je voyais bien que la raison du consentement, utilisée pour défendre le port du foulard, ou exercer le métier de prostituée, s'entourait de principes politiques avérés, la liberté, la liberté de choisir, la liberté offerte par notre droit ; et la résistance, la capacité de dire non à un ordre injuste. Car dire " oui ", c'est aussi pouvoir dire " non ", l'âpreté de l'établissement d'un viol nous le rappelle méchamment. J'ai beaucoup cherché, des années durant, à identifier les lieux de l'autonomie des femmes contemporaines. Ce travail sur le consentement m'entraîne, désormais, dans la pensée du lien, du mouvement de l'un vers l'autre des êtres, de chacun des êtres que nous sommes. Par là commence, ainsi, la construction d'un monde. " Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS. Ancienne députée européenne, elle est l'auteure de livres sur sur la généalogie de l'égalité des sexes et la problématique sexe/genre. Avec un épilogue inédit : " Et le refus de consentir ? "
En Italie, à la fin du XVIIIe siècle, le jeune Odon Valsecca, héritier présomptif du duc de Pianura, grandit dans une ferme. À la mort de son père, on l'envoie suivre à Turin l'éducation d'un aristocrate de son rang. Il y rencontre Vivaldi et son cercle de libres penseurs gagnés aux idées nouvelles des philosophes français. Odon tombe fou amoureux de celle qui les incarne à ses yeux, Fulvia, la fille de Vivaldi. Mais la mort de son cousin fait de lui le duc légitime de Pianura et le force à accéder au trône. Les Amours d'Odon et Fulvia met en scène, à travers cette passion contrariée, le conflit permanent entre l'idéal révolutionnaire et la réalité du pouvoir.
En Italie, à la fin du XVIIIe siècle, le jeune Odon Valsecca, héritier présomptif du duc de Pianura, grandit dans une ferme. À la mort de son père, on l'envoie suivre à Turin l'éducation d'un aristocrate de son rang. Il y rencontre Vivaldi et son cercle de libres penseurs gagnés aux idées nouvelles des philosophes français. Odon tombe fou amoureux de celle qui les incarne à ses yeux, Fulvia, la fille de Vivaldi. Mais la mort de son cousin fait de lui le duc légitime de Pianura et le force à accéder au trône. Les Amours d'Odon et Fulvia met en scène, à travers cette passion contrariée, le conflit permanent entre l'idéal révolutionnaire et la réalité du pouvoir.
« C'est à l'instant précis où je me demandais s'il fallait encore attendre le dernier train d'Armentières ou chercher une chambre d'hôtel dans cette petite ville baignée d'une neige précoce, déjà grise et liquide, qu'elle m'aborda avec son compagnon. » Elle c'est Thérèse, lui c'est Lucien, un couple que la vie n'aurait pu réunir sans le décès d'une tante et l'héritage de sa propriété à la sortie d'Orchies, tout près de l'autoroute, au bord des champs. Fred, le narrateur, est un saisonnier, il passe ses nuits d'automne dans les plaines du Nord, au volant d'une arracheuse à déterrer des hectares de betteraves, et dans sa tête résonnent des mélodies de jazz qui lui donnent la certitude qu'un jour il sera un grand saxophoniste. Et le voici capturé par ce couple, englué dans leur vie en douce et ses secrets nocturnes, prisonnier de leur palais en ruine d'où il faudrait s'enfuir s'il n'était pas déjà sous l'hypnose de leur tentaculaire humanité...