Frédérique Toudoire surlapierre
Frédérique Toudoire surlapierre
Regarder Bacon pour mieux lire (déchiffrer) les toiles de Munch, et réciproquement puiser dans ses images corporelles pour entrer dans l'univers de Bacon. Mémoriser les analyses de l'un afin d'assembler des indices et avancer dans cette enquête conjointe du corps en peinture. Toutes ces questions permettent de cerner comment le corps se positionne dans l'espace pictural et la manière dont il s'empare du tableau.
En mettant l'accent sur la singularité de l'expérience communale italienne des XIIe-XIVe siècle, l'ouvrage invite le lecteur à découvrir des figures moins attendues du Moyen Âge européen : le notaire, le juge le podestat et les consuls, les lettrés laïques, les travailleurs salariés ou les marchands au long cours, mais aussi les frères mendiants ou les ordres religieux encitadinés. Ce sont également des expériences politiques et institutionnelles à nulle autre pareilles qui sont mises en évidence, élaborées dans la douleur des luttes factieuses, mais aboutissant à une régulation surprenante de la vie sociale, autant qu'à des réalisations urbanistiques ou culturelles au nom du bien commun, que le visiteur contemporain peut toujours admirer.Patrick Gilli, professeur d'histoire médiévale à l'Université Montpellier-III et membre de l'Institut universitaire de France, est ancien membre de l'École française de Rome. Ses travaux portent sur l'histoire culturelle, politique et juridique de l'Italie tardo-médiévale. Les fondements supranationaux de l'histoire urbaine italienne : empire et papauté. Politique et institutions : les quatre âges des cités italiennes. Société urbaine et dynamique sociale. Ingéniérie administrative communale I : juristes, droits, justice. L'ingéniérie administrative II : finances publiques et fiscalité. Démographie et politique de peuplement des villes italiennes. Économie urbaine et marché du travail. Réseaux et commerces : le rôle des villes. L'Église et la ville : convergences et tensions. Pratique civiques et culture politique. Les territoires de l'urbain.
Colorado de Frédérique Toudoire-Surlapierre explore la symbolique des couleurs en art, littérature et société. Un essai captivant qui interroge notre rapport au monde et à la création.
Savoir dire non, c'est affirmer sa force de caractère. Le non est un séducteur, il a toujours eu les faveurs intellectuelles de l'Europe. Il permet le débat, la contestation, il met en valeur l'esprit critique. Mais ce mot est dangereux : poussé dans ses retranchements, il peut devenir nihilisme ou négationnisme. Le oui paraît en revanche beaucoup plus insignifiant. Il est le mot de l'accord, du consentement, de l'assentiment un peu béat. La littérature a stigmatisé cette posture par le oui du mariage, le happy end attendu des comédies. Le oui ne serait donc pas plus qu'un faire-valoir du non, une sorte d'interlocuteur un peu naïf sommé de lui donner la réplique ? C'est sans compter les chocs de l'Histoire et les traumatismes de la seconde guerre mondiale qui ont redistribué les cartes du oui et du non, relativisant la force de l'un pour postuler la nécessité vitale de l'autre. Pris entre le oui et le non, le lecteur est pris entre deux feux littéraires. Tout l'avenir de la littérature est ainsi mis en question. Se libérer des stéréotypes de la langue et des conventions sociales, des affirmations commodes et des refus catégoriques, prendre ses distances avec le non, assumer la légèreté et la sensualité du oui nous permettra-t-il de nous défaire de la négativité et du pessimisme ? C'est tout le pari de cet essai.