Françoise Hildesheimer
Françoise Hildesheimer
Cet ouvrage présente une double introduction à l'histoire : partant d'un panorama de l'historiographie, et à l'aide de nombreux exemples, il propose une réflexion sur l'histoire et une initiation à sa pratique. Il distingue le territoire de l'historien, l'information, la recherche, la critique des sources, l'analyse et l'écriture de l'histoire. Le but est d'aider "à faire de l'histoire", à donner à ceux qui s'y engagent l'armature conceptuelle et les outils pour apprécier, en connaissance de cause, les travaux historiques.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Église sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et État qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Église de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Église ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Église catholique en France.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Église sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et État qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Église de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Église ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Église catholique en France.
Dans la galerie des rois de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père, Henri IV, et son fils, Louis XIV. S'intéresse-t-on à son règne, c'est le nom de Richelieu, son ministre, qui flamboie ; au point que les livres d'histoire sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642, aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil. C'est oublier que Louis a survécu six mois à son ministre : six mois ignorés de la postérité, mais capitaux pour l'histoire de France. Car entre décembre 1642 et mai 1643, il est à la tête d'un pays en guerre contre l'Espagne, au centre d'une Cour déchirée par les cabales. On sait le roi malade ; le dauphin est un enfant ; qui va assumer la régence ? La reine, Anne d'Autriche, le frère du roi, Gaston d'Orléans, les princes du sang et les grands s'allient, se brouillent et complotent, cependant qu'un quasi-inconnu nommé Giulio Mazarini progresse dans les allées du pouvoir... En sa longue agonie, Louis poursuivit un dessein unique : assurer le destin du trône de France. Et, en grand roi qu'il était, il y parvint
Dans la galerie des rois de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu'il est entre son père, Henri IV, et son fils, Louis XIV. S'intéresse-t-on à son règne, c'est le nom de Richelieu, son ministre, qui flamboie ; au point que les livres d'histoire sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642, aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil. C'est oublier que Louis a survécu six mois à son ministre : six mois ignorés de la postérité, mais capitaux pour l'histoire de France. Car entre décembre 1642 et mai 1643, il est à la tête d'un pays en guerre contre l'Espagne, au centre d'une Cour déchirée par les cabales. On sait le roi malade ; le dauphin est un enfant ; qui va assumer la régence ? La reine, Anne d'Autriche, le frère du roi, Gaston d'Orléans, les princes du sang et les grands s'allient, se brouillent et complotent, cependant qu'un quasi-inconnu nommé Giulio Mazarini progresse dans les allées du pouvoir... En sa longue agonie, Louis poursuivit un dessein unique : assurer le destin du trône de France. Et, en grand roi qu'il était, il y parvint
Le moyen le plus efficace pour déployer des solutions de containeurs dans une architecture virtuelle Kubernetes est une plateforme open source d'orchestration de containers créé par Google. Les containers sont une méthode de virtualisation de système d'exploitation permettant de lancer une application et ses dépendances à travers un ensemble de processus isolés du reste du système. Cette méthode permet d'assurer le déploiement rapide et stable des applications dans n'importe quel environnement informatique. Google déploie des milliers d'applications sur containers quotidiennement. Collection O'Reilly
Au sein du vieux couple spirituel/temporel, Dieu l'emporte ordinairement, César faisant plutôt figure d'entrave à l'élévation des âmes. Cependant, la quête d'un «royaume qui n'est pas de ce monde» s'accompagne, dès les origines, d'une véritable réussite matérielle de l'Église terrestre. Contradiction avec l'idéal initial? Certes non, puisque cette manne doit être partagée avec les pauvres considérés comme autant d'images de Dieu... Ce bel évangélisme se heurte à la réalité de l'institution. L'Église est en rivalité avec le Pouvoir pour la domination du monde. Les questions que cet affrontement pose sont multiples. Au nom de quels principes le pouvoir spirituel peut-il commander? Avec quelles forces? À quoi peut bien servir un pape? Pourquoi les richesses de l'Église échapperaient-elles à un pouvoir civil toujours plus autoritaire et impécunieux? Après les grands affrontements médiévaux du Sacerdoce et de l'Empire, se met en place, dans la France d'Ancien Régime, une solution dite «gallicane» qui fait du Roi Très Chrétien le véritable chef de l'Église nationale. Cette «alliance du trône et de l'autel» placera la gestion temporelle en son centre, si bien que l'un sombrera avec l'autre à la Révolution. Avec le rappel de ce parcours temporel, cet essai veut constituer le contrepoint d'une histoire religieuse qui le minimise trop souvent, afin de mieux mettre en lumière les conditions matérielles d'un essor spirituel et artistique sans pareil.
Au sein du vieux couple spirituel/temporel, Dieu l'emporte ordinairement, César faisant plutôt figure d'entrave à l'élévation des âmes. Cependant, la quête d'un «royaume qui n'est pas de ce monde» s'accompagne, dès les origines, d'une véritable réussite matérielle de l'Église terrestre. Contradiction avec l'idéal initial? Certes non, puisque cette manne doit être partagée avec les pauvres considérés comme autant d'images de Dieu... Ce bel évangélisme se heurte à la réalité de l'institution. L'Église est en rivalité avec le Pouvoir pour la domination du monde. Les questions que cet affrontement pose sont multiples. Au nom de quels principes le pouvoir spirituel peut-il commander? Avec quelles forces? À quoi peut bien servir un pape? Pourquoi les richesses de l'Église échapperaient-elles à un pouvoir civil toujours plus autoritaire et impécunieux? Après les grands affrontements médiévaux du Sacerdoce et de l'Empire, se met en place, dans la France d'Ancien Régime, une solution dite «gallicane» qui fait du Roi Très Chrétien le véritable chef de l'Église nationale. Cette «alliance du trône et de l'autel» placera la gestion temporelle en son centre, si bien que l'un sombrera avec l'autre à la Révolution. Avec le rappel de ce parcours temporel, cet essai veut constituer le contrepoint d'une histoire religieuse qui le minimise trop souvent, afin de mieux mettre en lumière les conditions matérielles d'un essor spirituel et artistique sans pareil.
En un temps où la religion devait subir les attaques les plus virulentes, un curé tridentin se rallie à l'idéal révolutionnaire au point de vouloir y associer le message évangélique conçu par lui comme expression du même programme d'égalité et de fraternité. Parmi ces « foutus curés qui ont fait la Révolution », l'abbé Grégoire se révèle comme un cas unique, l'une des personnalités les plus originales et les plus désintéressées d'une période troublée qu'il traverse sans jamais renoncer à ses croyances et à son rêve généreux de bonheur pour l'humanité. Curé d'Emberménil en Lorraine, il échappe à l'obscurité d'une carrière ecclésiastique provinciale comme député aux États généraux de 1789, membre de l'Assemblée constituante puis de la Convention, évêque de Loir-et-Cher, vivant une intense période d'exaltation révolutionnaire, huit ans qui précèdent une longue retraite de trente années. Finalement sénateur et comte d'Empire, il meurt en 1831, au début de la Monarchie de Juillet. Les désillusions n'entament en rien ses convictions et il est de tous les combats humanistes visant à abattre les barrières entre « les hommes de toutes les couleurs » et religions. Grégoire, qui a écrit ses Mémoires vers la fin de sa vie et a voulu y forger l'image d'une personnalité immuable, est devenu le personnage qui représente à travers le monde une Révolution politique et sociale, en dépit de critiques souvent largement anachroniques. Reconnu par la République comme un Juste, il a retrouvé les feux de l'actualité en 1989 avec l'entrée de ses cendres au Panthéon. Conservateur général honoraire du Patrimoine, Françoise Hildesheimer est spécialiste de l'histoire politique, religieuse et sanitaire de l'Ancien Régime. Elle a notamment publié les biographies de Richelieu (Flammarion, rééd. 2021) et de Descartes (Flammarion, 2010), ainsi que Des épidémies en France sous l'Ancien Régime (Nouveau Monde, 2021).
Connue depuis l'Antiquité, réapparue en 1346 en Occident où elle fait disparaître environ la moitié de la population, la peste a été la grande maladie de « l'Ancien Régime », et a sévi régulièrement jusqu'en 1722. La seule grande explication qui lui était apportée était d'ordre religieux : un fléau envoyé par Dieu aux pécheurs dont les meilleurs recours sont la prière et la pénitence. L'ignorance où l'on était alors avait abouti à une réaction empirique unanime: « l'exclusion sanitaire » (isolement, quarantaines et barrières sanitaires) pour protéger la société en séparant sa partie saine de sa partie contaminée ou susceptible de l'être. Les villes avaient ainsi développé une politique de contrôle généralisé dont la direction a peu à peu été prise par l'État. À partir du XVIIIe siècle la science apporte des explications et des solutions qui échappent à l'emprise de la religion. Le retrait de la peste permet alors à la monarchie bienfaisante et bureaucratique de déployer à travers tout le royaume une médecine des épidémies ordinaires. En dépit d'apparentes similitudes, l'histoire de la peste et de sa gestion ne peut servir de modèle à l'épidémie de covid, mais il est possible d'en revisiter certains aspects à la lumière de questions soulevées par l'actuelle pandémie : la rivalité sanitaire qui oppose Paris et Marseille, le confinement opéré à titre de moyen de lutte ordinaire, les procédures bureaucratiques... Une perspective historique éclairante et accessible à tous. Archiviste et historienne, Françoise Hildesheimer est l'une des meilleures spécialistes de Richelieu et de l'Ancien Régime, mais aussi de l'histoire des maladies et des épidémies. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages.
15mn d'Histoire : une collection numérique de textes courts pour apprendre et comprendre l'Histoire en 15 minutes !
Les Survivants de Troie luttent sans relâche pour ériger une nouvelle cité. Mais ils doivent à nouveau affronter les maléfices de la déesse Héra pour que la paix triomphe. Sous la protection des dieux et des âmes des Troyens morts à la guerre, Énée engage son armée dans un ultime combat. Voici leur histoire...