François Montmaneix
François Montmaneix
On voit vivre, sous les murailles, des espaces que les liturgies n'éblouissent, n'impressionnent, ne suivent, ni n'approchent. Ils portent des langages, dont le chiffre sacré reste ignoré du cortège ; des timbres sur qui nul outil ne se peut refermer ; des chants qu'un recensement ne saurait confisquer ; des thrènes ayant reçu, avec le bel exil, la plus simple part : celle où le rêve a devancé la mort. Et c'est en poursuivant son ombre à travers leurs inexplicables domaines, que l'auteur a songé les signes de sa propre demeure.
Une eau terrible est sous la ville, déjà son ombre a bougé dans le mur, hier quand tu n'étais pas là. Et, cette nuit, un grand vent planté d'arbres m'a révélé le secret. Je me tais et je tremble et je bois au tumulte, à ses dieux, à leur ruine, ce sera en été, à midi, dans une odeur de platane au soleil, lorsque la rue est longue et qu'il n'y a personne.