François Mairesse
François Mairesse
Au cœur des musées, théâtres et festivals, un métier discret mais essentiel se révèle : celui de médiateur culturel.
Patrimoine immatériel, musées virtuels, alibis touristiques, marchandisation du patrimoine... au seuil du XXIè siècle, les musées connaissent des bouleversements dont il est difficile de percevoir les conséquences. Peut-on encore parler de "musées" pour décrire certains de ces nouveaux espaces ? A l'heure où le Conseil international des musées (ICOM) se penche sur la question de la définition du musée, son comité propose à travers cette série d'essais, quelques jalons permettant de baliser les enjeux actuels auxquels les musées sont confrontés et d'en définir de nouveaux contours.
Comme jamais auparavant, le musée s'est popularisé, partout à travers le monde. Du temple réservé aux initiés il y a encore cinquante ans, il s'est largement ouvert à la société et se définit maintenant à partir du rôle qu'il peut jouer en son sein. Alors que les enjeux économiques se sont immiscés dans le débat, la notion même de patrimoine (industriel, naturel, immatériel...) se déploie dans des perspectives totalement inédites. Partant d'une recherche sur l'histoire de l'institution et d'une observation constante de ces lieux depuis de nombreuses années, l'auteur s'interroge sur les similitudes que l'on peut observer entre la fréquentation des musées et celle des églises ou des temples : similarité de l'architecture, expérience initiatique, chemins de pèlerinage, rapport au sacré... Quels liens le musée entretient-il avec le religieux ? Existerait-il une religion spécifique, dont le musée serait le seul lieu de culte ? François Mairesse est Professeur d'économie de la culture et de muséologie à l'Université de Paris 3 - Sorbonne nouvelle. Il est rattaché au Centre de recherche sur les liens sociaux et enseigne également la muséologie à l'École du Louvre. Ancien directeur du Musée royal de Mariemont (Belgique), il est président du comité international pour la muséologie du Conseil international des musées (ICOM). Ses recherches portent sur la définition de la muséologie et l'exploration des frontières du champ muséal, la gestion des musées et, notamment, la logique du don. Il a été élu membre de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique en 2009.
Écrire la muséologie, c'est pouvoir la raconter, la discuter, la faire évoluer, mais surtout la penser, s'interroger sur la manière dont le champ muséal se développe et se transforme. Cet ouvrage présente, pour la première fois, les principaux acteurs et domaines de recherche liés à la muséologie, ses méthodes (constitution de corpus, enquêtes, analyses expographiques) et les modes de communication généraux (articles, mémoires, monographies) ou spécifiques (expositions) qui lui sont associés. Il constitue un outil indispensable pour réaliser un mémoire ou une thèse en muséologie. Il s'adresse donc aux étudiants comme aux professionnels désireux de mieux comprendre la manière dont la recherche structure l'activité et l'évolution des musées.
Cet ouvrage explore les trois principaux modes d'organisation et de gestion des musées, en fonction des logiques du marché et de celles de l'intervention publique, mais aussi selon les principes du don dont le rôle a régulièrement été sous-évalué, au bénéfice d'une opposition parfois manichéenne entre partisans du marché et défenseurs du rôle de l'État.
Le terme d'inclusion sociale, étroitement associé à celui d'exclusion, est apparu à partir des années 1990. Face à la montée des inégalités, de nombreuses politiques ont été ainsi mises en oeuvre pour tenter de lutter contre les mécanismes d'exclusion sociale, visant des pans entiers de notre société. Cet ouvrage analyse la notion d'inclusion sociale en explorant ses origines, son fonctionnement actuel et ses perspectives d'avenir, à travers plusieurs études menées en France et au Québec dans le monde de l'éducation et de la culture.
Institutions dédiées à l'éducation, à l'inclusion et à la préservation du patrimoine, les musées sont également des instruments de pouvoir. Dès son origine, le musée moderne se propage parallèlement aux avancées du capitalisme puis du colonialisme, profitant des situations de pouvoir pour développer ses collections, intégrant largement la logique économique. Symboles de richesse accumulée, les musées jouent un rôle central dans la diffusion culturelle et l'exercice du soft power, voire de la propagande. À partir d'une analyse du système muséal contemporain, cet ouvrage retrace l'histoire mondiale des musées, examine leur rôle dans la persuasion culturelle, leur poids économique et leur place dans la compétition entre États. Il aborde également les zones d'ombre de leur histoire : leur implication dans les conflits armés, les pillages, et les débats sur la restitution des oeuvres. L'exploration du monde des musées permet ainsi de tracer, autant sur les plans historiques que géographique, un reflet des enjeux géopolitiques du monde contemporain.
La médiation est présente dans bien des domaines, mais le secteur culturel lui réserve une place particulière tant celle-ci est constitutive de son action. Associée à une volonté de démocratisation, la médiation culturelle repose sur le partage, avec le plus grand nombre, d'oeuvres artistiques et de savoirs produits par les sciences. Le public se trouve de ce fait placé au coeur de tous les domaines culturels, du spectacle vivant et des musées, comme des bibliothèques et des archives, de la création contemporaine comme du champ patrimonial. Qu'il s'agisse de transmettre, de générer des relations, de favoriser le dialogue, ou de créer, l'efficacité de la communication avec les différents publics repose sur un ensemble de techniques qui varient selon les enjeux et découlent d'une histoire complexe. Cet ouvrage revient sur les fondamentaux, les impératifs, les champs disciplinaires que convoquent la médiation culturelle et les techniques nécessaires pour la mettre en oeuvre. Il donne les clés pour déployer une action culturelle pertinente. Cette nouvelle édition est enrichie d'un tour d'horizon des pratiques. Sous forme d'encadrés, les initiatives de nombreux acteurs culturels et institutionnels sont présentées.
Polémique autour du Louvre Abu Dhabi, débats sur la restitution du patrimoine africain, questions liées à la reconstruction post-conflit... l'enjeu culturel est central dans l'évolution des relations internationales qu'il permet d'éclairer sous un angle original. Cet ouvrage propose d'analyser l'ensemble des enjeux de la culture dans le monde dans leur dimension à la fois politique, économique et artistique. Comment la culture, via les politiques culturelles et économiques menées par les Etats, est-elle devenue un instrument stratégique pour développer leur influence dans le concert des nations (soft power, smart power, nation branding, marketing culturel) ? Quels sont les enjeux économiques de la culture et les outils à disposition des organisations culturelles et des majors des industries culturelles pour renforcer leurs parts de marché ? Enfin quelles stratégies les artistes - et notamment les artistes contemporains - et les acteurs du patrimoine mettent-ils en oeuvre pour s'adapter au monde globalisé ?
Concevoir une exposition temporaire, monter un spectacle ou un événement, organiser un festival, préparer une application numérique, autant d'activités liées à un mode de fonctionnement particulier largement appliqué en management - la gestion de projets - mais dans un contexte très spécifique : celui de la culture. La nouvelle édition de cet ouvrage s'enrichit de nombreuses études de cas présentées par différents acteurs du secteur de la culture et exposant les méthodes à convoquer et les écueils à éviter : monter un budget d'exposition, fédérer autour d'un projet, gérer la signalétique, la prise en compte du handicap, la politique tarifaire, les négociations autour d'un festival, la recherche de mécénat, le dossier de demande de subventions, communiquer un projet artistique par les réseaux sociaux, etc
Témoignage exceptionnel : la guerre par ceux qui la font, deux soldats français engagés dix-neuf mois dans une unité d'élite ukrainienne. La Task Force Baguette est présente en Ukraine depuis avril 2022, quelques semaines après l'invasion russe du 24 février. Derrière ce nom qui peut prêter à sourire se cache une unité d'élite composée de Français et d'Américains placée sous le commandement d'un service de renseignement ukrainien. Ses membres sont d'anciens militaires qui ont tout quitté pour répondre à l'appel du président Zelensky, au nom des valeurs démocratiques auxquelles ils croient profondément. Adam K. et Donny D., respectivement ancien parachutiste et chasseur alpin au sein de l'armée française, ont participé aux grandes batailles de ce conflit. De la défense de Kharkiv aux tranchées de Bakhmout, ils ont eu à affronter aussi bien les assauts des militaires de l'armée régulière russe que ceux des mercenaires de Wagner. Dans ce récit à hauteur d'homme, ils confient l'histoire secrète de cette unité dont ils comptent parmi les membres fondateurs. Missions d'infiltration en territoire ennemi, défense des premières lignes du front, actes héroïques et camarades morts au combat, ils racontent leur expérience d'un conflit qui a bouleversé l'ordre international et déjà fait plus d'un demi-million de victimes.
Témoignage exceptionnel : la guerre par ceux qui la font, deux soldats français engagés dix-neuf mois dans une unité d'élite ukrainienne. La Task Force Baguette est présente en Ukraine depuis avril 2022, quelques semaines après l'invasion russe du 24 février. Derrière ce nom qui peut prêter à sourire se cache une unité d'élite composée de Français et d'Américains placée sous le commandement d'un service de renseignement ukrainien. Ses membres sont d'anciens militaires qui ont tout quitté pour répondre à l'appel du président Zelensky, au nom des valeurs démocratiques auxquelles ils croient profondément. Adam K. et Donny D., respectivement ancien parachutiste et chasseur alpin au sein de l'armée française, ont participé aux grandes batailles de ce conflit. De la défense de Kharkiv aux tranchées de Bakhmout, ils ont eu à affronter aussi bien les assauts des militaires de l'armée régulière russe que ceux des mercenaires de Wagner. Dans ce récit à hauteur d'homme, ils confient l'histoire secrète de cette unité dont ils comptent parmi les membres fondateurs. Missions d'infiltration en territoire ennemi, défense des premières lignes du front, actes héroïques et camarades morts au combat, ils racontent leur expérience d'un conflit qui a bouleversé l'ordre international et déjà fait plus d'un demi-million de victimes.
La limitation à 2 °C du réchauffement global de l'atmosphère est-elle encore possible ? Peut-on sortir de l'ère des combustibles fossiles ? L'humanité parviendra-t-elle à gérer la montée du niveau de la mer, la sécheresse et les migrations massives auxquels son appétit sans limites l'a conduite ? À l'occasion de la conférence de Paris sur le climat de 2015, Brice Lalonde et Alain Hervé éveillent les consciences de chacun sur l'actualité éruptive du climat. Sans fatalisme ni complaisance, ces deux amis et complices conversent, dialoguent et s'affrontent autour de l'origine du phénomène et son impact sur nos modes de vie, en esquissant les nouvelles formes de civilisation à inventer pour vivre enfin en harmonie avec notre planète.
La limitation à 2 °C du réchauffement global de l'atmosphère est-elle encore possible ? Peut-on sortir de l'ère des combustibles fossiles ? L'humanité parviendra-t-elle à gérer la montée du niveau de la mer, la sécheresse et les migrations massives auxquels son appétit sans limites l'a conduite ? À l'occasion de la conférence de Paris sur le climat de 2015, Brice Lalonde et Alain Hervé éveillent les consciences de chacun sur l'actualité éruptive du climat. Sans fatalisme ni complaisance, ces deux amis et complices conversent, dialoguent et s'affrontent autour de l'origine du phénomène et son impact sur nos modes de vie, en esquissant les nouvelles formes de civilisation à inventer pour vivre enfin en harmonie avec notre planète.
Cet ouvrage est une introduction générale à l'économie de la culture. Il s'adresse à un public (étudiants, milieux culturels) n'ayant, pour la plupart que très peu ou pas de notions d'économie, et plutôt réfractaires aux formules mathématiques (l'économétrie est évoquée, mais n'est pas privilégiée). Il présente, dans un langage simple, les outils économiques classiques, les discours privilégiant l'intervention de l'Etat (voire l'économie planifiée), mais aussi une réflexion sur le don et les enjeux actuels liés à l'essor du numérique dans la culture.
Pornographie, contraception, procréation artificielle, individualisme sexuel... autant de singularités de la sexualité contemporaine qui semblent en conflit avec la doctrine officielle de l'Église. D'où viennent-elles cependant, sinon de la tradition chrétienne elle-même, et cela malgré notre apparente déchristianisation? Une fois sortie de la simplicité biblique, des concepts chrétiens tels que la trinité, la virginité de Marie, l'immaculée conception ou la sexualité édénique deviennent le lieu d'un travail théologique permanent. De plus en plus éloignés des structures familiales anciennes, penseurs et artistes chrétiens inventent le plus étrange tableau de famille qu'on puisse imaginer, où le père est aussi mère, où le fils est également père, où le Christ est doté des deux sexes, où l'accouplement, la jouissance et la procréation deviennent dissociables... Et d'où procède un ferment de déstabilisation : cet excédent sexuel du christianisme, dont Pierre-Emmanuel Dauzat suit la formation et les transformations, depuis les origines chrétiennes jusqu'à la modernité de Sade et de l'utérus artificiel.