François Furet
François Furet
Années 1970, Europe de l’Ouest : comment le marxisme a-t-il pu inspirer des mouvements terroristes comme la Fraction Armée rouge ou les Brigades rouges ?
La Révolution française peut être interprétée à la fois comme le produit de ce qu'elle a appelé l'Ancien Régime, et comme l'avènement de la civilisation où nous vivons depuis. Dans le premier cas, elle est le grand spectacle de ce qui s'est passé avant elle ; dans le second, elle inaugure le cours de l'égalité et de la démocratie modernes. Ce livre est une tentative pour la penser sous ces deux aspects, en renouant avec des questions posées par la tradition historiographique du XIXe siècle.
Qui veut comprendre le Moyen Âge doit le tenir à distance : poser sur lui le regard de l'anthropologue étudiant une société étrangère à sa propre culture et à ses habitudes de pensée. C'est la première ambition de ce livre : mettre en garde contre l'usage de catégories - la "religion" par exemple, ou l'"individu", - dont il convient de saisir la relativité historique. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais il n'y a pas, au Moyen Âge, de "religion", au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Toute une "culture", en revanche, complexe, foisonnante, originale, se déploie selon les différents pôles constitutifs de cette société : les clercs et les laïcs, la cathédrale et le château, la communauté paysanne et la ville. S'en dégagent des conceptions irréductibles aux nôtres, du corps et de la personne, de la croyance et des rêves, des rites et du temps, à l'articulation de l'homme et du divin (ou du démoniaque), de l'ici-bas et de l'au-delà, des images et de l'invisible, de la memoria et des futura. Ce livre retrace le parcours sinueux d'une recherche de plus de vingt ans à travers les textes et les images issues de la culture médiévale. Il tente de répondre aux questions que pose la construction d'une anthropologie historique du Moyen Âge : qu'est-ce qu'une "personne" dans la société médiévale ? Qu'en est-il de la notion du "sacré" ? L'idée d'"avenir" est-elle compatible avec la conception eschatologique du temps chrétien ?
Qui veut comprendre le Moyen Âge doit le tenir à distance : poser sur lui le regard de l'anthropologue étudiant une société étrangère à sa propre culture et à ses habitudes de pensée. C'est la première ambition de ce livre : mettre en garde contre l'usage de catégories - la "religion" par exemple, ou l'"individu", - dont il convient de saisir la relativité historique. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais il n'y a pas, au Moyen Âge, de "religion", au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Toute une "culture", en revanche, complexe, foisonnante, originale, se déploie selon les différents pôles constitutifs de cette société : les clercs et les laïcs, la cathédrale et le château, la communauté paysanne et la ville. S'en dégagent des conceptions irréductibles aux nôtres, du corps et de la personne, de la croyance et des rêves, des rites et du temps, à l'articulation de l'homme et du divin (ou du démoniaque), de l'ici-bas et de l'au-delà, des images et de l'invisible, de la memoria et des futura. Ce livre retrace le parcours sinueux d'une recherche de plus de vingt ans à travers les textes et les images issues de la culture médiévale. Il tente de répondre aux questions que pose la construction d'une anthropologie historique du Moyen Âge : qu'est-ce qu'une "personne" dans la société médiévale ? Qu'en est-il de la notion du "sacré" ? L'idée d'"avenir" est-elle compatible avec la conception eschatologique du temps chrétien ?
Ces six études sur la Révolution française, originellement parues dans la revue Le Débat, peuvent être lues comme une introduction au travail d'historien de François Furet. Constamment traversées par les préoccupations du présent, elles ne traitent pas seulement de l'objet "Révolution française" ; elles relient les deux massifs de l'oeuvre de l'historien, respectivement consacrés à la Révolution française et à la Révolution soviétique. Elles offrent ainsi une interprétation globale des passions révolutionnaires.
Ces six études sur la Révolution française, originellement parues dans la revue Le Débat, peuvent être lues comme une introduction au travail d'historien de François Furet. Constamment traversées par les préoccupations du présent, elles ne traitent pas seulement de l'objet "Révolution française" ; elles relient les deux massifs de l'oeuvre de l'historien, respectivement consacrés à la Révolution française et à la Révolution soviétique. Elles offrent ainsi une interprétation globale des passions révolutionnaires.