Francois Forestier
Francois Forestier
Voici réunies les chroniques de « CinéObs », de F. Forestier, où il aborde des sujets aussi essentiels, au cinéma, que la censure, les nanars, le bon goût, les cons, les « Hot d'Or », les remakes, le cul, Marine Le Pen (sans qu'il y ait un rapport avec le terme précédent), la folie des stars, le Botox, Jean-Luc Godard.Daubes, nanars, bouses, films nazes et acteurs nuls : la critique de cinéma est devenue un métier super top dur. C'est la mine : il faut se taper des âneries atomiques, interviewer des types qui se prennent pour Orson Welles, flatter des comédiennes qui sont loin d'être l'ampoule la plus brillante dans la cuisine, et dire aux confrères critiques qu'ils sont géniaux. Il y a de quoi être agacé. François Forestier, auteur de deux bibles des nanars, laisse libre cours à sa mauvaise humeur. Depuis le remake musical des « Misérables » où Jean Valjean brâme qu'il est malheureux aux galères, jusqu'aux toiles de Sylvester Stallone vendues aux enchères, en passant par les films pornos du Vatican et les interventions des ultracathos de Civitas sur la censure, voici un petit panorama jouissif de la connerie au cinéma. Il y a du boulot, notez. Des comités de censure aux Festival de Cannes, des stars oscarisées au métier de critique, sans oublier l'Argent, le Sexe, les effets spéciaux, Spielberg, Scarlett Johansson, Ozon, ou Rohmer... rien, ni personne n'échappe à la plume incisive, au style corrosif et à l'humour devastateur de l'un de nos plus talentueux critiques de cinéma. Un chroniqueur «agacé», réputé pour le traitement littéraire des monstres sacrés dont il fait toujours un portrait très documenté.
Un érudit solitaire, hanté par les bibliothèques et les rêves fous, se lance dans une quête absurde : creuser un tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre.
Ce roman vrai gravite autour de deux personnages principaux : Andreï Vychinski d'une part, procureur général des procès de Moscou organisés par Staline et John Parnell Thomas d'autre part, procureur de la Liste Noire à Hollywood à l'époque de la « chasse aux sorcières » engagée par la Commission des activités anti-américaines créée et dirigée par J. Parnell Thomas avec l'appui du sénateur Mac Carthy et du chef du FBI Edgar Hoover. Au nom d'une justice dévoyée, tous deux ont trahi les devoirs de leur charge, traqué des innocents et déchainé la haine. Mensonges, menaces, fausses accusations, dénonciations en rafale : la férocité, la lâcheté et le cynisme sont communs à la Russie stalinienne de longue date et l'Amérique à l'aube de la guerre froide, les grandes figures de la littérature soviétique appelant à la mise à mort des traitres supposés comme les acteurs, scénaristes et réalisateurs américains dénoncent leurs amis pour sauver leur peau ou leur gagne-pain. Notables soviétiques, mafieux américains, scénaristes et acteurs hollywoodiens, espions et truands sont les « héros » de cette épopée de l'abjection que le scénariste Dalton Trumbo a appelée l' « ère du crapaud ». L'infâmie du grand nombre ne fait apparaitre que plus héroïque la résistance de quelques-uns (réunis au « Comittee for the First Amendment » qui comprend notamment Brecht, John Huston, Billy Wilder, Gene Kelly, Rita Hayworth, Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Bette Davis, Henry Fonda...) Le destin des deux anciens procureurs converge lorsque Vychinski, nommé représentant permanent de l'Union soviétique au Conseil de sécurité de l'ONU après la mort de Staline et menacé par la haine vigilante de Malenkov, prépare sa défection à l'Ouest en écrivant ses Mémoires qu'il s'apprête à remettre à... J. Thomas Parnell, devenu éditeur après s'être retrouvé emprisonné en compagnie de deux scénaristes qu'il avait fait condamner... Mais ils ne se rencontreront jamais, Vychinski mourant brutalement à New York en 1954 avant de mettre son projet à exécution. Fondé sur des archives retrouvées et des rencontres personnelles, ce roman raconte une tragédie humaine hantée par la question : qu'est-ce que la justice ? Et que devient la Loi quand elle est aux mains des injusticiers ?
Plus ils sont mauvais, plus ils sont bons. Navrants, désolants, les films les plus ratés sont aussi les plus désopilants. Avec un mauvais goût très sûr, François Forestier a rassemblé 101 nanars indispensables à la culture de chacun : de Amour, tango et mandoline avec Georges Guétary à Zardoz (James Bond version Neandertal), en passant par l'incontournable Plan 9 from Outer Space (du génial Ed Wood) ou Robot Monster (tourné en quatre jours par un exploitant de films sexy en Alaska). Sans oublier Terror of Tiny Town, le seul western musical entièrement joué (et chanté) par des nains. François Forestier nous dit tout le bien qu'il pense de La Soupe aux choux, unique film de science-fiction fondé sur les pets, Barb Wire, avec la pneumatique Pamela Anderson, ou Independence Day, immense succès top débile de 1996. Cette sélection rigoureuse nous offre ainsi le meilleur du pire, et parfois le pire du pire. Pour notre plus grand plaisir.
Plus ils sont mauvais, plus ils sont bons. Navrants, désolants, les films les plus ratés sont aussi les plus désopilants. Avec un mauvais goût très sûr, François Forestier a rassemblé 101 nanars indispensables à la culture de chacun : de Amour, tango et mandoline avec Georges Guétary à Zardoz (James Bond version Neandertal), en passant par l'incontournable Plan 9 from Outer Space (du génial Ed Wood) ou Robot Monster (tourné en quatre jours par un exploitant de films sexy en Alaska). Sans oublier Terror of Tiny Town, le seul western musical entièrement joué (et chanté) par des nains. François Forestier nous dit tout le bien qu'il pense de La Soupe aux choux, unique film de science-fiction fondé sur les pets, Barb Wire, avec la pneumatique Pamela Anderson, ou Independence Day, immense succès top débile de 1996. Cette sélection rigoureuse nous offre ainsi le meilleur du pire, et parfois le pire du pire. Pour notre plus grand plaisir.
Dallas, le 22 novembre 1963. John Fitzgerald Kennedy est abattu à 12h30, devant des millions de téléspectateurs. Le polar du siècle vient de commencer, avec ses politiciens douteux, ses truands cyniques, ses flics fiévreux, ses millionnaires pleins de haine, ses crapules d'extrême-droite, ses gardes du corps inertes, ses voyous des bas-fonds, ses faux coupables, ses fous et ses justes. De l'arrivée à Dallas à l'enterrement de JFK à Washington, on assiste minute après minute à cette mort annoncée. Ce livre n'est pas une enquête sur un complot. Ni un roman. Ni une fresque littéraire sur un drame resté dans l'Histoire. C'est tout cela à la fois.
Il a tout eu. Vraiment tout : les femmes, l'argent, la gloire, la beauté - une beauté incroyable, divine, irréelle. Il a couché avec les plus belles filles, a été désiré par les hommes les plus célèbres. Il a été la star des stars, le plus grand acteur du monde, s'est acheté un Paradis en plein océan. Il aurait pu être heureux. Sa vie a pourtant été une longue recherche du malheur. Il a provoqué des suicides, fait régner un climat de peur, craché sur son métier, tourné des films épouvantables, et, finalement, gâché son talent. Il est devenu obèse, secret, reclus - et a terminé sa vie avec sa femme de ménage. Son fils a été un assassin, sa fille s'est pendue avec une laisse à chien. Dans la vie de Marlon Brando, il n'y a que du noir. Ce livre n'est pas une biographie, surtout pas. C'est le récit de la fabrication d'un monstre. Mais un si beau monstre...
L'histoire semble connue. Pourtant, elle n'a jamais été racontée. La star la plus désirée d'Hollywood et le président le plus charismatique des États-Unis ont eu une liaison qui a duré dix ans avant de se transformer en love story sous haute surveillance. Enregistrés par la Mafia, mis sur écoute par le KGB, filés par la CIA, les amants n'ont jamais été seuls.Voyeurisme d'État, chantage, manipulation, écoutes, élections truquées, argent sale, tout y passe : Marilyn Monroe, au bord de la folie, et JFK, à la frontière du scandale, se sont croisés. Et peut-être même, aimés. Mais, tandis que le président écoute Marilyn chanter Happy Birthday, la guerre de l'ombre fait rage. Il y aura des morts. Particulièrement documenté, servi par une écriture superbe, le récit de François Forestier, journaliste au Nouvel Observateur, romancier et biographe, dévoile le portrait inédit et dérangeant d'une Amérique sordide, où les grands marionnettistes politiques, les gangsters et les milliardaires s'affrontent dans une lutte sans merci.
Entre la Goutte d'or et la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, la drogue est partout. La misère et l'injustice ont colonisé le quartier et les rats ont envahi les murs, les poubelles, les caniveaux ... Deux gangs blacks règnent sur tous les trafics : les Hommes du Sel et les Hommes des Hommes. Max Mpétigo, un métis expert en risque industriel, regarde partir à la dérive ce petit monde qu'il connaît comme sa poche. Mais cette fois, les habitants algériens, soudanais, coréens, Haïtiens, croates ou biélorusses sont en colère : les immeubles menacent de s'écrouler, d'impromptus incendies se multiplient, les flics découvrent les cadavres de toxicomanes atrocement mutilés et une énième bavure policière achève de mettre le quartier sens dessus-dessous... Quand le commissaire Sétubal, dépassé par les évènements, l'appelle en renfort, Max répond présent. Mais son enquête prend une tout autre tournure lorsqu'il découvre que son ami Macdou, qui tient le resto le plus populaire de la rue Doudeauville, a mis les mains dans une sale affaire... Plongé dans les sombres luttes de pouvoir qui déchirent son territoire, Mpétigo parviendra-t-il à sauver son ami et à éviter que le fragile équilibre du quartier ne vole en éclat ?