François Fontaine
François Fontaine
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'édition se porte bien ; la littérature, mal. En cherchant les ventes massives, les succès publicitaires, les éditeurs sont sur le point de manquer le passage périlleux entre l'art et l'industrie où, avant eux, bien des métiers ont vu sombrer leurs traditions. Le livre ne peut concurrencer sur leur propre terrain les formes nouvelles d'expression et de distraction, le cinéma et la télévision dont la carrière commence à peine. Nous vivons la plus grande révolution mentale depuis celle de Gutenberg qui avait enchaîné à sa technique les progrès de la culture. L'oeuvre écrite, avec sa dimension unique, paraît étriquée, supporte mal le partage, déchoit si elle veut rivaliser en séduction facile. Elle n'a plus d'avenir que dans une très grande exigence de la pensée et du style, exigence qui ne conduit pas toujours aux gros tirages. La chance de la littérature est d'organiser elle-même son repli, et non pas de s'épuiser en sorties massives, privilège qu'elle doit laisser à des publications qui n'ont aucun rapport avec elle reportages, livres d'art, guides - devenus sous-produits de la civilisation de l'image. Ce livre anti-livre était une gageure et a dû attendre dix ans avant de trouver un éditeur. L'auteur porte des jugements sévères sur la corporation qui filtre les entrées dans la carrière littéraire à laquelle il se croyait destiné. La, deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à l'analyse d'une vocation manquée, ou d'une ambition satisfaite, selon le jugement qu'on portera sur cet essai polémique.
En 1979, la révolution nicaraguayenne renversait la dictature de Somoza, l'une des plus cruelles d'Amérique latine, suscitant enthousiasme et espoir bien au-delà des frontières de ce petit pays. Une génération plus tard, "Tropiques barbares" offre le tableau cru de la vie ordinaire au Nicaragua sous le signe du désenchantement. L'écriture sèche et tendre de Pablo Raúl Espinosa, nous entraîne dans un univers obscène de misère, de violence et d'amour. Sous le soleil accablant, la désespérance des existences sordides est disséquée au scalpel par l'auteur. La main est sûre, le trait acéré. "Tropiques barbares" est une mosaïque frappante, à la fois dure et émouvante, à l'image d'un pays devenu fou de pauvreté comme on devient fou de chagrin.
Confrontés depuis plus de trente ans à un chômage endémique, de nombreux pays ont choisi de réformer leur marché du travail. Ces réformes ont consacré le recours aux formes d'emploi atypiques, contrats à durée déterminée et emplois intérimaires principalement. En France, il en résulte un marché du travail dual où coexistent des emplois stables fortement protégés et des emplois précaires dont les durées sont toujours plus courtes et qui n'offrent souvent d'autres perspectives aux salariés que le retour au chômage. Tout d'abord pensée comme un remède à la crise de l'emploi, cette flexibilisation d'une partie du marché s'est imposée peu à peu comme une force déstabilisatrice aux conséquences sociales et économiques délétères. François Fontaine et Franck Malherbet analysent comment ce dualisme contractuel s'est construit et la façon dont il affecte le fonctionnement du marché du travail français. Ils proposent diverses réformes structurelles pour y remédier.
Depuis trente ans, le chômage n'a jamais reflué durablement sous la barre des 8%. Sans doute est-ce là le signe qu'il est nécessaire de réformer nos politiques de l'emploi. Les mesures d'accompagnement sont essentielles pour réduire le chômage. Pourtant, la France est à la traîne. Ses politiques sont enserrées dans un millefeuille administratif dans lequel l'État, les régions, les départements et les communes interviennent, mobilisant acteurs privés comme publics, selon une palette de dispositifs mal coordonnés et encore trop rarement évalués. Or, les vertus et les limites de ces dispositifs sont aujourd'hui bien appréhendées. Il existe une très vaste littérature scientifique sur le sujet. Elle permet de dresser les contours des politiques qui fonctionnent et d'identifier les publics pour lesquels il est souhaitable de les mobiliser. Ce sont ces résultats que cet ouvrage souhaite faire découvrir.
Die russischen Landschaften gehren zu den schnsten der Welt, mit den berühmten Wildblumenteppichen in den Wäldern im Frühling und der eisigen Wintertundra, die das Vordringen Napoleons und Hitlers vereitelte, bilden sie die Kulisse für so viele bekannte Szenen der russischen Literatur. Und doch wurden sie erst durch die Hand des Malers Iwan Schischkin (1832-1898) unsterblich, indem er wie kein anderer vor oder nach ihm den Zauber und die Majestät der russischen Landschaften auf die Leinwand bannte. Irina Shuvalova und Victoria Charles untersuchen in dieser umfassenden Studie die herausrageenden Werke Schischkins.