François Désalliers
François Désalliers
Samuel, sexagénaire autiste, trouve un semblant d’équilibre en surveillant le stationnement d’un hôtel de ville.
Teinté par le climat de peur d'une époque marquée à blanc par le terrorisme, ce dixième roman de François Désalliers porte en lui le deuil et la désillusion, mais aussi la force de l'amour et de l'amitié. Roman sombre et magnifique, La beauté noire met en scène une galerie de personnages touchants et courageux, qui chercheront à se relever et à reprendre leur vie en main. / Résumé : Lorsqu'une jeune actrice est abattue sur scène par un djihadiste au cours d'une représentation des Fleurs du mal, la vie des personnes présentes ce soir-là s'en trouve bouleversée à jamais. Comment résister à la terreur, à la perte de soi face à un acte d'une telle violence ? L'amant de la victime cherchera peu à peu à reprendre contact avec les membres de la troupe de théâtre, mais renouer des liens en pareilles circonstances n'est pas chose aisée, surtout quand l'un d'entre eux ne pense qu'à se venger. Leur belle complicité, leur amour de l'art, de la poésie, et leur innocence même pourraient bien être emportés et se fracasser contre le mur de cette nouvelle réalité. Une quête poignante et actuelle autour du sens de la vie et de la mort face aux revirements insensés du destin. / L'auteur : François Désalliers est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. Il a été monologuiste, comédien, scripteur, vendeur de meubles et professeur de théâtre. Il est l'auteur de nouvelles et de romans chaleureusement accueillis par la critique et le public, dont «L'Homme-café», «Des steaks pour les élèves» et «La fille du vidéoclub». «La beauté noire» est son dixième roman.
« L'écriture d'Asphalte city est efficace, l'intérêt ne se dément pas. » (Normand Cazelais, Lettres québécoises) Alors qu'elle circule à bicyclette, une fillette de 10 ans se fait frapper par une voiture. Son père, Claude Beausoleil, en est profondément affecté, d'autant plus qu'il en avait la garde pendant l'absence de sa mère. Et Beausoleil n'est pas au bout de ses peines. Tandis que la petite est toujours à l'hôpital, entre la vie et la mort, le nombre d'accidentés de la route ne cesse d'augmenter. Cherchant à comprendre ce qui se passe, il découvre les règlements d'un concours pour lequel on doit blesser et tuer un maximum de piétons et de cyclistes. Qui sont les fous responsables de ce carnage ? D'abord avec des amis, puis avec des enquêteurs de police, Beausoleil ne reculera devant rien pour retrouver les criminels et les arrêter, mais il le fera à ses risques et périls... Dans une ville hallucinée, en proie aux peurs de toutes sortes, s'affrontent désormais piétons et automobilistes, cyclistes et camionneurs. Claude Beausoleil, lui, cherche surtout à reprendre contact avec sa fille, victime d'un délit de fuite et plongée dans un coma profond. Combat entre la lenteur et la vitesse, la nature et le progrès, la vie et la mort, le thriller Asphalte City est aussi un roman poignant sur la responsabilité de chacun, qu'elle soit personnelle ou collective.
Un premier roman drôle et tendre où Philippe, 19 ans, découvre l’amour, la poésie et la mélancolie dans le Montréal des années 1990.
Après nous avoir donné Amour et pince-monseigneur (finaliste au Prix France-Québec), François Désalliers signe ici le « grand roman » que nous attendions sur l'école, l'enseignement, les professeurs, les élèves... et sur cet univers scolaire si quotidiennement important... dont nous parlons pourtant toujours si maladroitement. François Désalliers est professeur de théâtre dans une école secondaire. Il écrit donc en toute connaissance de cause... Clarence, comédien en mal d'emploi, accepte l'offre de la directrice de l'école de son quartier : il deviendra professeur de théâtre en troisième secondaire. La directrice s'appelle Tigre et a une chevelure de terre brûlée. Voilà. C'est tout dire. Voici un roman où se mêlent réalité et fantasme. La question qui se pose : Clarence s'en sortira-t-il vivant? Entouré de Pénélope, sa femme contorsionniste au Cirque du Soleil, de Miss Smalwood, la jolie anglaise aux lèvres charnues, de Barjo, l'amateur de bons vins, de Guenille, l'itinérant qui habite le garde-robe du local de théâtre, il affrontera les fauves et surtout la redoutable Tête-bêche qui ne veut rien de moins que sa peau. Voici un roman d'aventure. Une aventure moderne et rocambolesque sur le monde de l'éducation. Tous les enseignants y reconnaîtront leurs phobies nocturnes les plus inavouables, plusieurs élèves leurs fantasmes et leurs pulsions les plus assassines.
Du jour au lendemain, un homme abandonne sa femme, ses enfants, son emploi, sa voiture pour habiter en permanence dans un café. Voici la prémice surprenante de L'Homme-café, le troisième roman de François Désalliers. Péripétie après péripétie, ce roman explore l'abandon progressif des points de repère familiers au profit d'un idéal inatteignable. L'Homme-café, à la fois fable, conte et récit épique, met en scène une galerie de personnages colorés et attachants qui élaborent, à petites touches tantôt graves, tantôt baroques, tantôt corrosives, une fascinante et subtile réflexion sur la solitude, la création, la responsabilité et la famille. Le jour où Jean-Marie Lalonde, 40 ans, marié et père de 2 enfants, s'arrête au Café Mollo, tout bascule. Une force mystérieuse va l'y tenir en otage. Il ne sait pas pourquoi mais il ne peut plus retourner en arrière. N'écoutant que son instinct, il va se mettre à dessiner son environnement et à élaborer toutes sortes de stratagèmes afin de prolonger son séjour en ce lieu. Deux mois passent sans que les employés se doutent de quelque chose. Et lorsque le patron du café et son fils Luigi s'aperçoivent de cet état de siège, ceux-ci flairent la bonne affaire et vont chercher à tirer profit de cette présence inusitée. C'est ainsi que Jean-Marie va devenir l'homme-café, la nouvelle attraction en ville. Des gens vont faire la file pour venir rencontrer cet être dont les motivations demeurent inconnues mais qui néanmoins assure la prospérité du commerce où il a élu domicile. Ce qui, il va sans dire, n'aura pas l'heur de plaire à sa femme Manon, à ses enfants, à ses employeurs, à son meilleur ami et même à une ancienne cliente qui ne jurait que par lui. Le phénomène prend une telle ampleur que même la radio et la télévision se penchent sur son cas.
Depuis Des steaks pour les élèves et peut-être plus particulièrement depuis L'Homme-café, on sait avec quelle maîtrise et quelle efficacité François Désalliers allie narration et théâtralité pour nous donner des romans alertes et foisonnants où évoluent des personnages déroutants mais qui ne nous semblent pas moins familiers pour autant. Délicieux portrait de personnages, Un été en banlieue nous présente la face cachée de ce monde mystérieux des banlieusards où règnent la verdure, les « ventes de garage » et... les désaxés. Un roman qui laisse transparaître l'art remarquable du conteur, un sens inouï du dialogue et un humour aussi décapant qu'inattendu. Jean Turcotte est un professeur d'histoire célibataire et estivalement désoeuvré qui décide, par le biais d'une petite annonce dans le journal local, d'inviter ses concitoyens à participer à un hebdomadaire ciné-club maison. Dans son sous-sol se connaîtront et s'appri-voiseront une galerie de personnages aussi différents que déstabilisés au moment précis de cette complicité forcée. Car ce ne saurait être bien sûr qu'une simple passion cinéphilique qui les incite à participer à cette version kitsch et banlieusarde du Radeau de la méduse. Carnaval de la pulsion - aussi bien la sexuelle et l'amoureuse que l'agressive, voire la meurtrière -, Un été en banlieue est un garden-party tenant davantage de la cérémonie et de la célébration que de la plate civilité de voisinage. Un nouveau délire poétique, humoristique et fantaisiste signé François Désalliers.
En fin observateur de l'âme humaine, François Désalliers propose une autopsie du tragique dans ce qu'il a de quotidien et de sournois car l'impensable est bien souvent à la portée de tous... Et il utilise son redoutable talent de conteur pour arracher à ses personnages criants de vérité une humanité qu'il élève au rang de mythe. Car ces êtres, autrement, demeureraient aux yeux de notre époque avide de héros, de simples anonymes. Deux hommes, deux pères de famille, deux voisins, deux destins. Ils vivent côte à côte, mais ne se connaissent pas. L'un écrit, l'autre pose des clôtures. L'un est marié à une gérante de caisse populaire et père de trois enfants dont il s'occupe avec soin. L'autre est divorcé, séparé de ses deux enfants qu'il ne voit pas souvent, ce qui l'arrange, car il déteste la mère, une femme quelconque qui collectionne les pensions alimentaires. Chacun vit dans son petit monde jusqu'au jour où Francis, l'écrivain, rend visite à Léopold, le poseur de clôtures. Débute alors une aventure étrange, rocambolesque et funeste.