Francis Vielé-Griffin
Francis Vielé-Griffin
Du haut de la colline ondulante de pampres, la vue est à la mer de Grèce - La plaine du Méandre gît vers l'Orient - Le soleil est à son déclinMAEANDERVoici monter parmi les ceps un vol de grives : Le jour décline, fils, et les heures hâtives Courent vers l'ombre.En ces beaux soirs d'été, je viensSouvent avec Samia, parfois seul, et regarde La gloire du soleil couchant ; et je m'attarde, Ainsi, revivant le passé : je me souviens, Et trouve que la vie est bonne, et que le sort N'est pas injuste à qui fut juste et qui sut vivre Sans trouver que sa part des choses fut médiocre ;Et la pourpre des soirs est un vin qui m'enivre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Roman ludique, historique, familial, d'espionnage... Une partie d'échecs avec mon grand-père est tout cela à la fois. C'est surtout un surprenant récit qui plonge au coeur du destin d'un immigré, Heinz Magnus, grand-père de l'auteur certainement à l'origine de sa vocation d'écrivain. Fuyant le fascisme allemand en 1937, Heinz se retrouve à Buenos Aires. Par la grâce de l'imagination de son petit-fils, il va devenir le héros d'un tournoi d'échecs international se déroulant sur un paquebot, côtoyant des personnages réels ou inventés. Hommage à Stefan Zweig, le livre est une traversée romanesque érudite à la Vila-Matas, aussi facétieuse que touchante.