Florian Pharaon
Florian Pharaon
Dans les premiers jours du mois d'avril 184., les Larhat et les Beni-Zioui étaient réunis sur les bords de l'Oued-Hamelin, qui limite à l'ouest le cercle de Cherchell. Une grande animation régnait parmi cette foule ; des groupes s'étaient formés sur les bords de la rivière, à l'ombre des oliviers et des caroubiers qui la bordent. Aux gestes expressifs, aux éclats de voix, on pouvait supposer qu'une question importante était traitée et que les intérêts de ces deux tribus étaient engagés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Par une glace, placée au-dessus du piano, Rebecca vit entrer Edwin dans le parloir. Son coeur battit avec force ; un éclair traversa ses yeux ; elle rougit beaucoup, mais son corps ne fit aucun mouvement, et elle continua de déchiffrer sa partition comme si rien de nouveau ne lui fût arrivé. Sans remarquer l'émotion qui l'avait agitée, Edwin courut à elle en s'écriant d'une voix troublée : - Rebecca ! ma chère Rebecca ! Les doigts de la jeune fille ne quittèrent point les touches de son instrument ; cependant elle tourna lentement la tête, et, d'un ton froid : - Ah ! Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.