Flavien Dupuis
Flavien Dupuis
Que sait-on aujourd'hui de Louis VIII, roi de France pendant seulement trois ans, qui manqua de devenir à la fois roi de France, d'Angleterre et de Castille ? Louis le fils de Philippe Auguste, attendant patiemment dans l'ombre de son père que vienne son heure. Louis le Lion, qui étendit le pouvoir royal jusqu'à La Rochelle et rattacha le Languedoc à la couronne. Louis le guerrier, à la reconquête du Poitou, triomphant du roi d'Angleterre à la Roche-aux-Moines, sans qui la fameuse victoire de Bouvines n'aurait pas été possible... Louis le Capétien, revenu de l'ivresse de la conquête, qui reprit à son compte la politique patiente de ses ancêtres et poursuivit l'expansion du domaine royal à l'intérieur des frontières du royaume. Mais aussi Louis l'époux de Blanche de Castille, qui assura ensuite la Régence jusqu'à l'avènement de son fils, le célèbre Saint Louis.Le témoignage d'un destin téméraire : celui d'un souverain à la fois sage et brave, foudroyé au zénith de son règne. Un roi lettré, cultivé, injustement tombé dans l'oubli, protecteur des arts et des lettres, à rebours des clichés médiévaux.Un récit enlevé et un travail précieux, qui vient éclairer un pan jusque-là méconnu de notre récit national.Ancien élève de l'École polytechnique, actuellement en poste à la Cour des comptes, Flavien Dupuis signe ici son premier livre.
Nous ne connaissons que quatre ouvrages littéraires antiques consacrés à la critique de la nouvelle religion : le Discours véritable de Celse, le Contre les chrétiens de Porphyre, le Discours ami de la vérité adressé aux chrétiens d'Hiéroclès Sossianos et le Contre les Galiléens de l'empereur Julien. Leur rédaction est échelonnée entre le iie et le ive siècle, période qui voit l'affirmation du christianisme dans le monde gréco-romain. Dans leur combat contre les chrétiens, Celse et ses épigones pouvaient s'inspirer d'une longue tradition polémique, dont l'influence est par ailleurs bien visible dans d'autres textes de Porphyre et Julien. La présente étude analyse les fragments conservés des quatre traités antichrétiens dans leurs rapports avec les motifs et les conventions de la littérature antique. On pourra ainsi mieux comprendre la façon dont ces ouvrages ont été conçus, la place qu'ils occupent dans le panorama littéraire de leur temps et (pour Porphyre et Julien) les liens qui les unissent aux autres oeuvres de leurs auteurs. Gianluca Piscini est agrégé de lettres classiques et docteur ès lettres (Université de Tours). Il a publié plusieurs articles sur les polémiques entre païens et chrétiens dans l'Antiquité et sur la littérature patristique, en s'intéressant tout particulièrement à l'oeuvre d'Origène.