Farid Ameur
Farid Ameur
En 1861, la guerre civile éclate aux États-Unis. La jeune nation américaine, puissance en devenir, ne parvient plus à contenir les antagonismes qui opposent les États du Nord, industriels, antiesclavagistes et fidèles à l'autorité fédérale, à ceux du Sud, agricoles, esclavagistes et attachés aux droits des États. Farid Ameur retrace l'histoire de quatre années de luttes fratricides et meurtrières (620 000 morts) au terme desquelles les Nordistes rétablissent l'Union et donnent au pacte fédéral son caractère indestructible. Il fait la synthèse des débats historiographiques les plus récents sur cet épisode tragique de l'histoire des États-Unis, gravé dans la mémoire collective des Américains.
Cet ouvrage ouvre un chapitre insolite et totalement méconnu de l'histoire des relations franco-américaines. Au début de la guerre de Sécession, plus de cent mille Français vivent aux états-Unis. Géographiquement dispersés, idéologiquement divisés et jusque-là réfractaires à l'alliage américain, les Français rompent peu à peu les amarres qui les liaient à la mère patrie pour s'attacher définitivement à leur pays d'adoption. L'expérience de la guerre civile constitue pour eux un terreau propice à l'assimilation.
"Voilà des années que je vais, que je viens, qu'est-ce que je cherche, qu'est-ce que j'attends, qu'est-ce qu'il faut faire ? Mais faire ci ou ça, c'est toujours du pareil au même et ça compte pas, ça n'avance pas. On peut pas non plus ne rien faire. Alors ? Fafa me plaque ? Eh bien bon ! Qu'elle me plaque si ça lui chante." Dans une petite ville de province, un vieil homme déambule dans les rues et échange des propos ordinaires avec ceux qu'il croise. Il vient d'accompagner sa femme, Fafa, au train de Paris. Brève absence ? Court voyage ? Après deux jours d'angoisse inavouée, le retraité comprend que Fafa ne reviendra peut-être jamais. La détresse de Coco, le courage quotidien, l'humour et le désespoir, tout cela est comme tapi sous des paroles qui se donnent l'illusion d'être paroles en l'air : Coco perdu témoigne une fois de plus du très grand art pudique de l'auteur du Sang noir.
"Voilà des années que je vais, que je viens, qu'est-ce que je cherche, qu'est-ce que j'attends, qu'est-ce qu'il faut faire ? Mais faire ci ou ça, c'est toujours du pareil au même et ça compte pas, ça n'avance pas. On peut pas non plus ne rien faire. Alors ? Fafa me plaque ? Eh bien bon ! Qu'elle me plaque si ça lui chante." Dans une petite ville de province, un vieil homme déambule dans les rues et échange des propos ordinaires avec ceux qu'il croise. Il vient d'accompagner sa femme, Fafa, au train de Paris. Brève absence ? Court voyage ? Après deux jours d'angoisse inavouée, le retraité comprend que Fafa ne reviendra peut-être jamais. La détresse de Coco, le courage quotidien, l'humour et le désespoir, tout cela est comme tapi sous des paroles qui se donnent l'illusion d'être paroles en l'air : Coco perdu témoigne une fois de plus du très grand art pudique de l'auteur du Sang noir.
1925. Camille Flammarion disparaît. Astronome passionné. Vulgarisateur de génie. Investigateur infatigable. Il se fit pèlerin des étoiles mais aussi arpenteur des âmes. Incroyablement libre, mêlant contemplation et recherche, précision mathématique et admiration du firmament, sa vie fut rythmée par les calculs et les découvertes. Élevé dans la religion catholique, il s'en éloigna peu à peu, fasciné par les mouvements spirites de son époque. Il puisait dans ce territoire immense et attrayant le matériau pour assouvir son insatiable curiosité. Aucun sujet ne lui fit jamais baisser les bras, des canaux de Mars à l'hypothèse d'extraterrestres en passant par la survie de l'âme après la mort. Étudier toujours plus ardemment, explorer toujours plus avant les profondeurs de l'humain et celles du cosmos, le passé et l'avenir, l'esprit et le corps : tel était son mot d'ordre. D'une plume vivante et puissante, Jacques Arnould conte l'histoire du scientifique et raconte la vie du « croyant » pour qui l'univers n'était que l'apparence d'une force vitale, l'effet d'une pensée intelligente, la manifestation d'une âme universelle. Voici le portrait décisif qui éclaire la captivante destinée d'un pèlerin moderne. Historien des sciences, théologien, auteur de biographies sur Darwin, Einstein, Teilhard, Jacques Arnould enracine sa recherche dans les rapports entre science et religion. Il a publié de nombreux ouvrages dont La Lune m'a dit... Cinquante ans après le premier homme sur la Lune aux Éditions du Cerf et, dernièrement, Dieu n'a pas besoin de preuve.
Des rives du Mississippi à la côte Pacifique, la conquête de l'Ouest a oeuvré à la construction de la nation américaine et a durablement imprégné les mentalités collectives. Célébrée par le septième art, elle symbolise l'une des plus grandes aventures humaines des temps modernes. De cette période ont émergé des fi gures légendaires qui hantent notre imaginaire. Davy Crockett, Geronimo, Kit Carson, Buff alo Bill, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane et les frères Dalton... Autant de personnages charismatiques dont l'histoire véridique, souvent méconnue, nous invite à entreprendre un voyage au coeur de la fabuleuse épopée du Far West. Une histoire de courage, de violence, d'espoir et de conquête.
Parfait modèle du self-made man, le seizième président des États-Unis incarne le rêve américain, de son enfance malheureuse dans les prairies du Middle West à la Maison Blanche. L'expérience de la pauvreté, aggravée par des tragédies familiales, n'a cessé de hanter la mémoire d'Abraham Lincoln. Mais elle lui a aussi légué une force de caractère à la mesure de son ambition, une nature généreuse et une vision universaliste de l'humanité. Lors de sa présidence, marquée par le fléau de la guerre civile, il a su s'élever à la hauteur de sa tâche pour concrétiser son rêve d'une Amérique unie, pacifiée, consciente de sa destinée et enfin débarrassée du fardeau de l'esclavage. En scellant à jamais l'unité des États fédérés, il a surtout préservé les fondements d'une nation appelée à jouer un rôle capital dans l'Histoire. Assassiné au faîte de sa gloire, Lincoln a présidé à une seconde naissance des États-Unis. D'où la place de choix qu'il occuppe, aujourd'hui encore, dans le panthéon des héros américains. Docteur en histoire, Farid Ameur est spécialiste des États-Unis. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le XIXe siècle américain, dont La Guerre de Sécession (2004), Sitting Bull, héros de la résistance indienne (2010), Gettysburg (2014) et Le Ku Klux Klan (Pluriel, 2016)
Le choc de Gettysburg n'est pas seulement le tournant de la guerre de Sécession. C'est aussi un mythe fondateur de la nation américaine. Aucune autre bataille de l'histoire des États-Unis n'a donné lieu à une telle foison de légendes et d'images d'Épinal. Un épisode gravé à jamais dans la mémoire collective et qui aura pour beaucoup contribué à restaurer l'unité nationale. Été 1863. Voilà deux ans que la guerre civile ensanglante les États-Unis. Déterminé à frapper un coup décisif, susceptible d'y mettre fin à des conditions avantageuses pour le Sud, le général Lee envahit la Pennsylvanie à la tête de sa redoutable armée. À Washington, le président Lincoln décrète l'état d'urgence. Alors que la panique gagne les États du Nord, l'armée du Potomac commandée par le général Meade se lance à la poursuite des troupes confédérées. Le 1er juillet, au matin, les avant-gardes des deux colonnes se rencontrent à proximité du carrefour de routes de Gettysburg. Commencé dans l'improvisation, le combat prend une dimension gigantesque. Du jamais vu sur le sol américain. Pendant trois jours, Nordistes et Sudistes se combattent en une succession d'affrontements au cours desquels la folie meurtrière le dispute à l'héroïsme. Et si la fortune des armes sourit à l'Union, obligeant Lee à regagner la Virginie, le bilan humain est effroyable : 51 000 combattants ont été tués, blessés ou portés disparus.
À en juger par le succès que rencontrent à chacune de leurs éditions, le salon de l'automobile, le salon de l'aéronautique du Bourget ou les nombreuses expositions organisées sur les transports, cet ouvrage concernera des lecteurs de tous âges et d'occupations variées. La voiture surtout, mais aussi les transports en commun et le transport aérien, ont pris une telle place dans nos existences que les perspectives de crise ouvertes par la question de l'énergie sont causes de vives préoccupations chez tous les citoyens et toutes les collectivités. Des efforts de recherche très importants et variés sont consacrés par de nombreux acteurs, publics et privés, pour découvrir et mettre au point des réponses techniques aux transformations imposées par la raréfaction et le renchérissement de l'énergie, et par la demande sociale en matière de développement durable. Les thèmes explicités dans cet ouvrage ont pour une bonne part trait aux moyens d'économiser l'énergie : nouveaux matériaux pour alléger les structures, mise au point de carburants plus ef?caces et moins polluants, développement de batteries pour la propulsion électrique. Chaque fois, le rôle central de la chimie apparaît et illustre la vigueur et la fécondité de la science et de la technologie chimiques. La place des transports, non pas comme un simple utilisateur d'énergie, mais comme un acteur participant - par exemple par ses capacités de stockage - à la gestion de la question énergétique ou - par exemple en « recréant » de façon nouvelle cette « route » qui est depuis toujours la base de nos campagnes - à l'aménagement de nos territoires. Exposés par des professionnels de l'industrie ou de la recherche publique, concrets et actifs sur ces sujets, ce livre fera progresser les lecteurs qui disposent d'une formation scolaire de base en matière scienti?que et leur facilitera la compréhension du monde de demain.
Le 25 juin 1876, sur les rives de la Little Big Horn, le 7e de cavalerie, commandé par le général Custer, est massacré par une coalition de Cheyennes et de Sioux. Cette victoire, la plus importante jamais remportée par les Indiens, est l'oeuvre de Sitting Bull, un chef sioux. Guerrier, homme-médecine et guide spirituel, il a vécu l'avancée des pionniers américains et les a déjà affrontés dans de longues guerres. Palpitant et remarquablement documenté, cet ouvrage retrace à la fois la vie de Sitting Bull mais également le mode de vie et la conception de la guerre des Sioux.
Dimanche 6 mai 1866. Six anciens soldats de la Confédération se réunissent pour fonder une société secrète : le Ku Klux Klan vient de naître. Ces nouveaux conjurés aspirent tout autant à rompre l'ennui qu'à trouver une nouvelle distraction susceptible de les délivrer du goût amer que leur a laissé la défaite. Leur première sortie tient toutes ses promesses : sous les regards ébahis des passants, d'étranges silhouettes enveloppées de longues robes, juchées sur des chevaux caparaçonnés de blanc, défilent fièrement à travers la ville, une torche à la main. Mais très vite, ces divertissements potaches vont laisser la place à de graves exactions, et le KKK resurgira notamment, pour le pire, en 1915 et dans les années 1950-1960 lors de la bataille des droits civiques. Des robes et des cagoules blanches, des croix enflammées, des lynchages, le Ku Klux Klan un élément très présent dans l'imaginaire collectif américain. En 2007, ses effectifs aux États-Unis étaient évalués à 5 000 membres.