Farel Guillaume
Farel Guillaume
Sous ce titre révélateur, Olivier Labarthe édite trois textes qui traduisent la détermination de Guillaume Farel à introduire la Réforme à Genève. Les Letres certaines mettent en évidence la manière dont la puissance bernoise en 1534 a voulu tirer profit de la prédication, jugée scandaleuse, du dominicain Guy Furbiti. Leurs excellences bernoises demandèrent justice à Messieurs de Genève. Au cours du procès, une dispute théologique opposa Furbiti à Farel et Viret, soutenus par les Bernois qui espéraient gagner Genève à la Réforme. La rétractation de Furbiti et les réticences du Conseil mirent un terme provisoire à l'adhésion de Genève à la Réforme. Le Recueil et conclusion manifeste la manière dont Farel, en août 1535, a su sauver la cause réformée en proposant au Conseil son propre résumé de la Dispute de Rive. Il s'en suivit la décision de suspendre la messe le 10 août 1535. La Confession de la foy donne le texte du serment que tous les habitants durent jurer en 1537, soit une année après l'adoption de la Réforme. Par cette démarche très particulière, le Conseil, à l'instigation de Farel, espérait façonner une communauté disposée à vivre selon l'Évangile à Genève. Chacun de ces textes fait l'objet d'une introduction spécifique. Quelques annexes enrichissent cette recherche.
Le Dauphinois Guillaume Farel, « boutefeu » de la Réforme en Romandie, dans le Chablais et le pays de Gex, fut à l'origine de dix-huit traités imprimés, parus entre 1524 et 1560, tous rédigés en français, exceptés deux en latin - certains ayant connu plusieurs remaniements ou rééditions. L'ensemble représente plus de 2000 pages in-octavo. Il n'en existe aucune édition exhaustive. La présente entreprise entend combler cette lacune. Elle propose une édition critique de toutes les oeuvres imprimées de Farel. Dans ce premier volume, sont présentées l'Oraison très dévote en laquelle est faicte la confession des pechez... de 1542 et sa réédition fortement amplifiée de 1545, parue sous le titre de Forme d'oraison... : textes de pastorale pour les fidèles, textes de politique ecclésiale à l'intention des pouvoirs temporels, textes enfin de défense de la cause reformée dans un climat de polémique religieuse. Les annexes dévoilent un ensemble de lettres et de documents, inédits bien souvent, publiés ici intégralement ou sous forme d'analyses, un ensemble de trente-six pièces rédigées entre l'arrivée de Farel à Metz et son départ (mi-août à fin octobre 1542). Elles permettent de mieux cerner l'action du réformateur à Metz et d'offrir un contexte précis aux deux traités publiés pour la première fois depuis la Réforme.
Guillaume Farel est l'un des premiers réformateurs, l'aîné de Calvin et Bèze. Parmi les premiers instruments qu'il estima nécessaires au réveil de la foi, il plaça les textes liturgiques comme le Pater Noster ou le Credo. Francis Highman nous présente ces textes, qui furent parmi les plus diffusés de la Réforme, comme la première expression de la piété réformée française. Car si l'exposition du Credo est largement inspirée de Luther, Farel développe autour du texte du Pater Noster de nombreuses explications où se reflètent les éléments de sa spiritualité : rapport personnel en même temps que dépendance entière du croyant envers Dieu, et purification intérieure par le Saint Esprit. Lisez Chrestiens et vous trouverez consolation.
Transcription et adaptation par Arthur-L. Hofer du premier ouvrage en français sur les points essentiels de la doctrine réformée pour le 450e anniversaire de la Réformation à Neuchâtel. Neuchâtel, Editions " Belle Rivière ".