Eugénie Mérieau
Eugénie Mérieau
Dix ans après son best-seller On va dans le mur, Agnès Verdier-Molinié livre dans ce nouvel essai coup de poing le bilan sans concession de la situation de notre pays et propose un plan d'action concret pour enrayer sa spirale négative. Un ouvrage essentiel pour tous ceux qui refusent d'attendre, impuissants, l'intervention du FMI en France. Trop longtemps, les lanceurs d'alerte comme Agnès Verdier-Molinié ont été traités de « déclinistes ». Pourtant, rappelle la directrice de la Fondation IFRAP, les véritables responsables du déclin sont ceux qui ont laissé depuis cinquante ans exploser la dette, déraper notre modèle social, s'effondrer notre industrie, gonfler les normes, encourager l'assistanat et s'installer l'insécurité. Rien n'est perdu. Nous pouvons combattre la dette galopante en réalisant des économies, réindustrialiser notre pays et simplifier la jungle normative qui asphyxie nos entreprises et nos administrations. Nous pouvons encore remettre la valeur travail au coeur de notre modèle social et rétablir la sécurité pour nos concitoyens. Les mesures à prendre, déjà éprouvées avec succès à l'étranger, n'ont plus qu'à être appliquées. À condition de sortir du déni. Avec courage et lucidité, Agnès Verdier-Molinié propose un véritable plan d'action basé sur 50 mesures concrètes capables de redresser la France et de nous redonner confiance en l'avenir.
À la faveur de la séquence que nous vivons depuis la dissolution surprise du 9 juin 2024, la Constitution réapparaît comme un enjeu central de luttes politique et sémantique. Si la Constitution peut signifier dépossession et impuissance, elle peut également servir de véhicule à une formidable force d'émancipation collective.
Terre de paradoxes assumés, la Thaïlande, " pays du sourire ", se rit des contradictions qui la fondent comme elle se joue des contrastes qui l'habillent. Tout voyageur est frappé, lors de son arrivée au royaume de Thaïlande, de constater l'apparente liberté dont jouissent les Thaïlandais - pourtant sous le joug d'une dictature militaire. Les coups d'Etat ici se produisent sans violence ; l'autoritarisme y serait-il plus doux qu'ailleurs ? Dostoïevski disait qu'une société devait être jugée à l'aune de ses prisons : les prisons thaïlandaises regorgent de prisonniers de conscience, victimes de la terrible loi de lèse-majesté, l'une des plus sévères au monde. Derrière son vernis pastel de carte postale et la bonhomie légendaire de ses 67 millions d'habitants se découvre la réalité de la misère, des bordels, de la drogue et de la corruption. Autour de Bangkok la mégalopole qui se dresse, folle, en écrans géants et en super-centres commerciaux, la Thaïlande rurale continue à cultiver, le dos courbé sous un soleil de plomb, ses rizières en escalier. Ces deux Thaïlande qui se font face, l'une rurale, l'autre urbaine, l'une forcée à une économie de subsistance, l'autre ultra-consumériste, l'une à la peau tannée par les rayons du jour, l'autre d'une blancheur poudrée, n'en sont pas moins unies par un impétueux sentiment national. La khwampenthai (" Thainess "), puissant ciment idéologique, définit les contours de l'identité nationale grâce au motto " Nation, Religion, Monarchie ".
« Allez donc vivre en Corée du Nord si vous trouvez la France si liberticide ! » Si la démocratie est « le pire des systèmes à l'exception de tous les autres », c'est que cet « Autre » doit être un véritable enfer. Or, qu'en est-il vraiment ? La démocratie serait-elle l'exact opposé de la dictature ? La réalité n'est pas aussi simple. Entre dictature, démocratie illibérale et légalité d'exception, les frontières se brouillent. Aussi rassurante que puisse être la distinction entre un « nous » démocratique et un « Autre » dictatorial, les fondements d'un tel discours résistent mal à l'épreuve des faits. C'est la démonstration offerte par ce livre au travers de la réfutation de vingt idées reçues sur la dictature ayant cours dans les domaines de l'économie, du droit, des relations internationales ou encore de la psychologie. Dévoilant biais et préjugés, l'auteure nous invite ainsi, en miroir, à réfléchir sur « nos » sociétés démocratiques.
Allongée au pied des Beskides carpatiques, Cracovie constitue le coeur de la Pologne. Effervescente, vivace, dynamique, élégante, romantique, nostalgique... les attributs se multiplient pour décrire cette métropole universitaire qui fut ancienne capitale royale et qui reste le symbole de la nation polonaise. Ville aux mille visages, Cracovie ne manque jamais de séduire. Si la vieille ville enchante les visiteurs avec son centre médiéval superbement conservé et le château de Wawel, juste en dehors des anciennes enceintes on plonge dans les vieux quartiers juifs de Kazimierz et de Podgórze où l'on respire, encore aujourd'hui, une atmosphère galicienne authentique. Plus loin, ce sont les vestiges de l'époque communiste qui vous attendent dans le quartier de Nowa Huta. Sans oublier qu'à Zwierzyniec, Bielany et ?agiewniki on trouve la Cracovie des sanctuaires et des églises, entourées de collines et prairies verdoyantes. Facilement accessible depuis Paris, Cracovie s'avère une destination idéale de week-ends et la région de la Petite Pologne offre une multitude d'activités que le Petit Futé se réjouit de vous faire découvrir. L'auteur : Federica Visani. Née en Italie, Federica Visani enseigne la langue russe à Paris, la culture soviétique en Lituanie et traduit la littérature russe pour la jeunesse en italien. Docteur ès Lettres à la Sorbonne, elle se passionne pour le monde «slave», notamment pour la culture russe. Elle a longuement vécu à Moscou et voyagé par les pays de l'ancien bloc soviétique. Passionnée de voyages, elle a visité Cracovie pour la première fois il y a 12 ans avec une amie polonaise et depuis ne se lasse jamais d'y retourner.