Etel Adnan
Etel Adnan
Beyrouth, années 1970. Sitt Marie Rose, institutrice engagée, paie de sa vie son combat pour la justice et l’émancipation des femmes arabes.
Paris vu par Etel Adnan : une ode sensorielle où chaque rue, chaque café, chaque pluie devient une expérience intime et poétique.
Neuf lettres pour explorer la Méditerranée au féminin : Etel Adnan y dessine des portraits de femmes dont les destins se mêlent aux villes qui les portent.
Entre Beyrouth et l’Amérique, Au coeur du coeur d’un autre pays mêle mémoire intime et grands bouleversements historiques.
Si Etel Adnan, née en 1925 à Beyrouth et morte en 2021 à Paris, a tardivement rencontré une notoriété internationale comme peintre, elle a été dès sa jeunesse et sa vie durant une poétesse prolixe, engagée, aux voix multiples, car nourrie aux nombreuses cultures, langues et traditions dont elle est issue : fille d'un turc et d'une grecque, élevée à Beyrouth et éduquée en Français, elle s'installe longtemps aux États-Unis puis en France, et donc, franco-américano-libanaise, écrit en trois langues. Yves Michaud a composé pour en rendre compte une anthologie qui couvre une période de cinquante ans, de 1947 à 1997, et permet au lecteur de découvrir ce vaste continent poétique où s'énoncent les drames de l'histoire autant qu'une vision cosmique et une spiritualité athée. Vaste, libre et nomade, cette poésie s'affranchit de tout formalisme, de toutes les modes et impose une voix fervente et lucide, sans équivalent dans notre temps.
Si Etel Adnan, née en 1925 à Beyrouth et morte en 2021 à Paris, a tardivement rencontré une notoriété internationale comme peintre, elle a été dès sa jeunesse et sa vie durant une poétesse prolixe, engagée, aux voix multiples, car nourrie aux nombreuses cultures, langues et traditions dont elle est issue : fille d'un turc et d'une grecque, élevée à Beyrouth et éduquée en Français, elle s'installe longtemps aux États-Unis puis en France, et donc, franco-américano-libanaise, écrit en trois langues. Yves Michaud a composé pour en rendre compte une anthologie qui couvre une période de cinquante ans, de 1947 à 1997, et permet au lecteur de découvrir ce vaste continent poétique où s'énoncent les drames de l'histoire autant qu'une vision cosmique et une spiritualité athée. Vaste, libre et nomade, cette poésie s'affranchit de tout formalisme, de toutes les modes et impose une voix fervente et lucide, sans équivalent dans notre temps.
"Rome est une ville que les femmes aiment. Cela se voit immédiatement dans les rues. Elles ont la démarche à la fois nonchalante et pressée, elles sont fières et pourtant indulgentes, elles sont sceptiques quant aux choses de l'amour et toutes données à leurs passions. Elles aiment la pierre sur laquelle elles appuient leur fausse faiblesse, et les monuments qui les entourent leur donnent de l'assurance. Elles savent que tout change et que rien ne passe." Avec Des villes et des femmes, Etel Adnan nous ouvre les portes d'un voyage méditatif. Barcelone, Beyrouth, Rome, parmi d'autres, se dévoilent au gré des chemins empruntés par des femmes. Chaque étape de ces déambulations sensibles se mue en une exploration intérieure, dialogue entre l'urbain et la sensation, examen minutieux des vies alentour. Paris mis à nu, aussi recueilli ici, prolonge cette flânerie, mêlant réalité et fiction dans une écriture empreinte d'impressions. L'oeuvre d'Etel Adnan, toujours poétique et philosophique, est un témoignage vibrant de la présence de l'artiste au monde. Ses mots transcendent frontières et genres pour offrir une réflexion délicate sur l'humanité.
"Rome est une ville que les femmes aiment. Cela se voit immédiatement dans les rues. Elles ont la démarche à la fois nonchalante et pressée, elles sont fières et pourtant indulgentes, elles sont sceptiques quant aux choses de l'amour et toutes données à leurs passions. Elles aiment la pierre sur laquelle elles appuient leur fausse faiblesse, et les monuments qui les entourent leur donnent de l'assurance. Elles savent que tout change et que rien ne passe." Avec Des villes et des femmes, Etel Adnan nous ouvre les portes d'un voyage méditatif. Barcelone, Beyrouth, Rome, parmi d'autres, se dévoilent au gré des chemins empruntés par des femmes. Chaque étape de ces déambulations sensibles se mue en une exploration intérieure, dialogue entre l'urbain et la sensation, examen minutieux des vies alentour. Paris mis à nu, aussi recueilli ici, prolonge cette flânerie, mêlant réalité et fiction dans une écriture empreinte d'impressions. L'oeuvre d'Etel Adnan, toujours poétique et philosophique, est un témoignage vibrant de la présence de l'artiste au monde. Ses mots transcendent frontières et genres pour offrir une réflexion délicate sur l'humanité.
Préfaces de Simone Fattal et Laure Adler. Dans un Liban mutilé où des groupes identitaires combattent sans relâche se noue le destin de Sitt Marie-Rose, une femme chrétienne qui essaie de vivre et de lutter. Alors que la guerre civile éclate, Beyrouth prend la forme d'un champ de bataille. Violence et mort se répandent et Sitt Marie-Rose, malgré sa religion, continue de tendre la main aux Palestiniens. Devenue une traîtresse aux yeux de ses amis, elle voit se dessiner sa propre tragédie. Porté par une écriture poétique et poignante, ce récit à sept voix nous projette en plein coeur d'un Beyrouth balafré, aux côtés d'un peuple que d'autres ont choisi de diviser. Portrait nuancé d'une héroïne courageuse et authentique, cet ouvrage raconte la guerre, l'Histoire et interroge notre rapport à autrui. Traversée de couleurs, de lumière et de grâce, la voix d'Etel Adnan offre une meilleure compréhension de l'âme humaine.
Préfaces de Simone Fattal et Laure Adler. Dans un Liban mutilé où des groupes identitaires combattent sans relâche se noue le destin de Sitt Marie-Rose, une femme chrétienne qui essaie de vivre et de lutter. Alors que la guerre civile éclate, Beyrouth prend la forme d'un champ de bataille. Violence et mort se répandent et Sitt Marie-Rose, malgré sa religion, continue de tendre la main aux Palestiniens. Devenue une traîtresse aux yeux de ses amis, elle voit se dessiner sa propre tragédie. Porté par une écriture poétique et poignante, ce récit à sept voix nous projette en plein coeur d'un Beyrouth balafré, aux côtés d'un peuple que d'autres ont choisi de diviser. Portrait nuancé d'une héroïne courageuse et authentique, cet ouvrage raconte la guerre, l'Histoire et interroge notre rapport à autrui. Traversée de couleurs, de lumière et de grâce, la voix d'Etel Adnan offre une meilleure compréhension de l'âme humaine.
Dans ces entretiens avec Laure Adler réalisés peu de mois avant sa mort en automne 2021, Etel Adnan retrace avec profondeur et émotion les expériences fondatrices de sa démarche artistique, entre la poésie et la peinture. De sa jeunesse au Liban à sa reconnaissance tardive (et « fatigante ») lors de la Documenta en 2013, en passant par ses années américaines à New York et surtout en Californie, la conversation devient vite complice, et c’est le destin parfois difficile des femmes qui est revisité, questionné. Ce qui est étonnant, c’est la tonalité vivifiante et primesautière du livre, et l’absolue croyance en la beauté qui l’habite : la beauté du monde, la beauté de l’art. La conclusion est en vérité une magnifique ouverture : « Aujourd’hui, c’est le printemps. Il y a cette belle lumière. Regardez, les fleurs dans le vase. L’olivier sur le balcon. C’est une bonne journée. »