Estelle Nollet
Estelle Nollet
Lorsque huit hommes et deux femmes s'installent sur la base scientifique de New Aberdeen, en plein océan austral, au milieu des otaries à fourrure, des albatros, des gorfous et des skuas, aucun d'entre eux ne s'attend à jouer les Robinson Crusoé du XXIè siècle. Mais dans cet écosystème coupé du monde, même les plus passionnés par l'observation des espèces rares dont l'îlot est le dernier repaire finiront par se concentrer sur leur propre survie. Qui résistera à l'aventure ? C'est tout l'enjeu de ce huis clos dramatique porté avec empathie par une écriture sans concession.Reconnue dès son premier roman, On ne boit pas les rats kangourous, Estelle Nollet poursuit une oeuvre tonique et singulière entre littérature de voyage et roman d'anticipation.
Ils sont quatre. Quatre à avoir vécu sur la même réserve africaine, à l'avoir vue se transformer d'éden touristique en lieu de massacre. Quatre à découvrir que ni l'amour ni l'amitié n'empêchent la violence et la trahison. Quatre à être liés pour l'éternité.Estelle Nollet, l'auteur de On ne boit pas les rats kangourous, excelle autant à décrire la vie sauvage, majestueuse et libre, que les détails précis, singuliers et impitoyables quand la bestialité et la vénalité surgissent. Une vision du monde crue et tonique, imprégnée de réalisme magique.
« Ses yeux pour qu'ils arrêtent il aurait fallu qu'il les arrache. Ca aurait changé sa vie. Quand on est un enfant on peut arracher les pétales d'une fleur les pattes d'une mouche le tissu des fauteuils mais pas ses propres yeux. Et quand on est un adulte eh bien il est trop tard... »Bang a un don qui lui donnerait presque envie de mourir, Nao une maladie qui lui donnerait presque envie de vivre. Ensemble ils décident de partir comme on fuit. Du Mexique à Bali puis à la Centrafrique le road movie déjanté et tonique d'un duo pour le moins singulier qui, face à la folie du monde, s'invente une conduite de résistance inédite et fatale. Estelle Nollet a du punch, de l'audace, du souffle, un univers bien à elle. Son premier roman, On ne boit pas les rats kangourous, très remarqué par la critique, a reçu de nombreux prix dont le prix Emmanuel Roblès.
Un hameau perdu en plein désert, deux boutiques, l'épicerie de Monsieur Den et le café de Dan où tous les soirs les paumés qui y végètent se retrouvent et éclusent au comptoir. De ce pays, personne ne peut sortir. Willie, qui y est né et ne connaît rien d'autre, le sait mieux que personne. Mais vient le jour où le garçon de 25 ans se pose la question, et rien ne sera plus comme avant.Ce premier roman au climat étrange, proche de l'imaginaire du Caldwell de la Grande Dépression, ou du Mc Carthy de la Route frappe l'imagination par son évocation de personnages déchus, au bout du rouleau, ou d'innocents magnifiques dans un nulle part aride, implacable et ordinaire.
« La Forêt est un genre d'ouvrage aujourd'hui oublié, et que pratiquaient avec ardeur les anciens. Francis Bacon en particulier, qui écrit une Forêt des Forêts, Sylva Sylvarum, laissée inachevée à sa mort et dont il redoutait qu'elle se réduisît à "un tas mal digéré de bizarreries". Ce pourrait être, à l'inverse, le principe même de ces pages, dédiées au seul culte du singulier, du négligé, de l'infime, du trivial même, résistant obstinément à la célébration des gagnants de palmarès et de top ten qui engluent toutes les formes, hautes ou basses, de la culture aujourd'hui. Glanes, mélanges, notes de chevet, papiers collés, recueil d'expériences, à tous les sens du mot : que ce soit celle d'un livre, d'un lieu ou d'un être qu'il m'aura été donné de croiser au fil de mes dérives. Un coin de Londres ou de PIgalle, la figure d'un connaisseur sarcastique et sans égal, une tocade de mode, une discothèque oubliée, épisode de vie dans la Rome des années cinquante ou dans un obscur traité barique : voici autant d'instantanés et de partis pris. »