Ernest Pépin
Ernest Pépin
"Jardinier à bord des paquebots blessés dans les creux des mensonges, Ernest Pépin laboure l'âme et l'intelligence de l'île et sème à profusion les mémoires nocturnes. Il loue le feu de l'amour. Il faut entrer dans Le jardin de nuit où le poète nous associe au partage des agapes et à celui de savourer les fruits de l'intuitive émotion. La poésie du quimboiseur guadeloupéen est une invitation à vivre la Nuit épuisée par les regards de la mer des Ténèbres." (extrait de la préface de Danièle Maoudj)
Un poème incantatoire où Ernest Pépin, figure majeure de la créolité, célèbre sa rencontre avec l’Afrique d’aujourd’hui. Entre lyrisme et réalité tragique, ce texte explore l’identité antillaise et le rêve universel.
Les données élémentaires sur lesquelles l'auteur de Salve et salive s'appuie sont celles d'une puissante poétique de l'espace. Les réalités et les valeurs peuvent être abordées sans que les formes et les lumières de l'imagination soient atténuées. Comme la plupart des îles des Caraïbes, la Guadeloupe est un tissu de « pays antérieurs », un ample monde modelé par des cataclysmes et des cyclones. Des fables, des croyances et des légendes apparemment perdurables y lacèrent la terre flottante, empoignant les rêves et les passions, perpétuant et perpétrant des expressions langagières percutantes. Des meurtrissures, des blessures et des cicatrices labourent la terre, se présentant comme des signes dignes d'être déchiffrés et comparés. La femme seule mérite, en vérité, d'être considérée comme l'oracle inventif et éclatant du temps et de l'univers révélés dans Salve et salive. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'écume des jours se confond tout au long de ce recueil avec l'écume des désirs, avant la fin du « recel des siècles ».
Au fond de la galerie, l'écran rouge attend. Un rouge menaçant, envoûtant. Un rouge guet-apens. Impossible de ne pas l'acheter, de ne pas emporter la toile pour la contempler à loisir, toutes portes fermées... Mais attention ! Ce tableau possède d'étranges pouvoirs...
Le coup de la panne, un vrai, comme une pochette-surprise... LE PETIT GARS QUI DANSAIT avec moi se rappelait à mon bon souvenir par des appuis de plus en plus long de son sexe sur le mien. Il semblait avoir ce qu'il faut, voire plus, si affinités. Je me détachais légèrement de lui pour mesurer la chose, fit semblant de trébucher et tout en appuyant ma main sur son torse large, je fis mine de remettre ma chaussure. L'humour est un ingrédient plutôt rare en matière de récit érotique. Elodie Torrente le manie avec un talent de conteuse qui sait amener une chute du plus b