Eric Schnakenbourg
Eric Schnakenbourg
La première biographie en français du "roi guerrier" suédois, acteur majeur de l'histoire de l'Europe du Nord-Est et du continent en général au début du XVIIIe siècle " L'homme le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été sur la terre qui a réuni en lui toutes les grandes qualités de ses aïeux" Voltaire Charles XII né en 1682, devenu roi à l'âge de 15 ans, en 1697, et mort en 1718 à 36 ans seulement, a vécu précisément la moitié de son existence en guerre. En 1700, une puissante coalition ennemie attaquait la Suède. Le jeune roi prit alors la tête de son armée qu'il ne quitta plus jusqu'à sa mort. D'abord victorieux, il mena campagne au Danemark, combattit les Russes dans les provinces baltes et sillonna la Pologne pour déposer son roi et lui imposer la paix. Dès l'âge de 18 ans, il acquit une gloire militaire qui fit sa renommée dans l'Europe entière, au point d'être considéré comme " l'arbitre " des affaires politiques du continent. Il ne lui restait qu'à vaincre le tsar Pierre Ier qu'il décida d'aller combattre jusqu'à Moscou. L'échec de sa campagne russe marqué par la défaite de Poltava (28 juin 1709) fut aussi retentissant que l'avaient été ses succès antérieurs. Le roi de Suède qui avait incarné Mars victorieux n'était plus qu'un prince sans armée contraint de se réfugier pendant plusieurs années dans l'Empire ottoman. Mais l'homme avait de la ressource, il traversa l'Europe incognito en deux semaines pour reparaître dans le Nord. Il se lança alors dans des entreprises toujours plus audacieuses. Le cours de sa vie fut interrompu brutalement par une balle dans la tempe un soir de novembre 1718. L'origine, l'auteur et la motivation de ce tir fatal demeurent inconnus autorisant toutes sortes d'hypothèses. Cet ultime mystère s'ajoute à la constellation d'interrogations demeurées sans réponse autour de la personnalité de ce roi et des choix stratégiques qu'il a pu faire. Charles XII a fasciné aussi bien ceux qui l'ont connu que les historiens. Comme soldat, il se plongea au cœur des combats et tua plusieurs ennemis de ses propres mains tout en exposant sa vie ; comme général, il commanda ses armées et comme roi il gouverna d'une main de fer son État et ses sujets. Au cours de ses campagnes, il connut le froid et la faim mais ne se départit jamais de la prestance attachée à son rang. Héros et génie militaire pour les uns, il est pour d'autres un personnage déraisonnable, le fossoyeur de la Suède. Quoi qu'il en soit, sa trajectoire de vie exceptionnelle s'inscrit dans une période de profonds bouleversements de l'Europe du Nord et de l'Est qui n'est pas sans lien avec la situation contemporaine. La grande biographie qui faisait défaut.
Loin de se cantonner à un récit érudit , linéaire et descriptif de la Révolution américaine, cet ouvrage collectif propose une série de regards et de perspectives pour tenter de rendre compte de toute la complexité de l'évènement . Il décloisonne également cet évènement dans l'espace et dans le temps en prenant aussi en considération les perspectives continentales et atlantiques et en allant jusqu'à l'année 1800 . Une partie importante du livre est enfin consacrée à la question de l'héritage de la Revolution américaine et de ses traces mémorielles jusqu'au début du XXIème siècle . Un ouvrage qui apportera sa pierre au corpus des titres nombreux qui vont saluer l'anniversaire des 250 ans de la Revolution américaine.
Qui sait que la France et les États-Unis se sont affrontés ? Dans la seconde moitié des années 1790, ces deux puissances pourtant alliées entrent ouvertement en conflit. Bien que la guerre ne soit jamais officiellement déclarée, Français et Américains s'opposent lors de combats navals de part et d'autre de l'Atlantique et multiplient les captures de bâtiments, provoquant plusieurs milliers de morts et de blessés. Cet épisode, passé à la postérité sous le nom de Quasi-Guerre, naît de contentieux commerciaux et diplomatiques entre les deux pays. Il vient aussi, et peut-être surtout, d'un sentiment de trahison ressenti par la France quand les États-Unis semblent se rapprocher de leur ancien ennemi commun : la Grande-Bretagne. Les historiens américains ont accordé une grande attention à ce moment singulier car il s'agit du premier conflit de leur pays depuis son indépendance avec une grande puissance européenne. Éric Schnakenbourg propose une histoire totale de cette guerre en français, en s'appuyant sur des archives inédites. Ses recherches nous permettent de découvrir cet épisode méconnu de la France révolutionnaire.
Avec les découvertes portugaises du XVe siècle, le monde atlantique devient un creuset où se rencontrent des capitaux, une demande et un imaginaire européens ; une main-d'oeuvre en Afrique et des ressources à exploiter en Amérique. Cette convergence inédite génère différents phénomènes : le colonialisme, le développement économique et commercial, mais aussi d'importantes migrations, volontaires ou contraintes, et constitution de nouvelles identités. L'océan Atlantique devient ainsi un espace unique de circulations, d'échanges, d'interactions, pacifiques ou violentes, et donc d'ouvertures, pour le meilleur ou pour le pire, vers des horizons lointains. Loin des polémiques et tout à fait inédit, cet ouvrage permet de saisir de manière globale la nature, la diversité et l'ampleur des bouleversements qui affectent le monde atlantique sur quatre siècles, jusqu'aux élans révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, et comment est née une véritable identité atlantique, faite de confrontations autant que d'échanges et de partage.