Elisabeth Motsch
Elisabeth Motsch
La vie et les luttes de la grande scientifique française Marie Curie, deux fois prix Nobel. Immigrée venue de Pologne, elle lutta avec âpreté pour se faire une place dans le milieu scientifique et fut récompensée pour ses travaux sur la radioactivité.
Après dix ans de soins et d'efforts, le splendide « jardin d'amour » à l'italienne de la comtesse de Bertrange va enfin être inauguré avec faste, par une grande fête masquée. Invitée avec sa famille roturière et protestante, leur voisine, Béatrice Ménétreux, espère y rencontrer le mystérieux soupirant qui vient de lui faire porter un message. Qui est-il ? Hugues, le fils des Bertrange, son ancien compagnon de jeux ? Son regard noir l'enivre et la trouble autant que les plantes rares aux parfums capiteux. Mais en cette fin de XVIe siècle, si les fleurs exotiques commencent tout juste à pousser dans la terre de Bourgogne, la haine, elle, est bien enracinée dans le coeur des hommes et les guerres de religion qui couvent vont bientôt ravager les campagnes, les vignes et les villes. Sauf si quelques jeunes gens inspirés par la paix des jardins veulent bien rendre tout son sens au beau mot de « Renaissance ».
John Kopelovsky, jeune chef d'orchestre, revient en France après un séjour de dix ans aux Etats-Unis. Il ne souhaite pas retrouver sa famille d'émigrés russes mais pour son premier concert à Paris, il invite sa mère, séparée de son père depuis des années. Son grand-père, Nicolaï Feodorovitch Kopelovsky vient aussi et, par ses ronflements intempestifs, trouble l'exécution des Vêpres de la Vierge de Monteverdi. Patriarche moqué et craint de la famille, quelque temps après il entre en agonie, meurt enfin et... continue de peser lourdement sur les siens. C'est autour de ce "vieux singe" que s'organisera la "pavane". Au-delà des apparences, John Kopelovsky se découvrira des ressemblances profondes avec lui. Lila, sa mère, et Michel Crayon, son beau-père, abbé défroqué, perdront leur statut d'exclus de cette étrange famille russe ; le père de John se trouvera une nouvelle jeunesse ; Ekaterina, la tante, cherchera en vain un homme capable de rivaliser avec son père. Et l'ombre énorme "du vieux singe" continuera à peser sur tous, y compris sur Mela, la bonne Russe. Tandis que les personnages tentent de trouver leur place dans cette danse collective, la vie de John continue, comme rythmée par des figures musicales essentielles : le soupir, le vibrato, la reprise... Le rire, cependant, est aux aguets, et c'est un bon calmant contre l'angoisse.