Didier Pemerle
Didier Pemerle
Deux agents secrets, une jeune fille et une vieille présidente, un affreux savant et une usine à décerveler les nègres, beaucoup de sang et pas mal de cadavres, une révolution politique et un accident cosmique, bref de l'amour, de la mort et des rebondissements sans nombre : voilà, en somme, tout l'apparat fantastique du roman d'espionnage. Ce roman-là, c'est ce que Didier Pemerle a choisi de faire, pour précisément ne pas le faire. Comme les peintres du "pop art", il n'épouse les données les plus savoureusement communes de l'imaginaire que pour en faire éclater l'insolite. Dans ces machineries qui démarrent toutes seules, il a installé sa propre dynamite, celle d'un lyrisme agressif et forcené, splendide par son outrance même. Tout explose, alors, et tout se recompose pour une nouvelle lecture, la plus salubre qui soit, portée par une écriture haletante comme un souffle coupé. Assise devant un décor de tempête : beau comme la rencontre de Lautréamont et de Tex Avery au pays de James Bond.
Plongez dans un récit post-apocalyptique où un narrateur affronte ses démons intimes, entre fiction et réalité. Un monument au mont Gerbier-de-Jonc mêle anticipation sombre et quête identitaire, sur fond de paysages ardéchois emblématiques.
Dans Paris, relevé tant bien que mal de ses ruines, un homme, le narrateur, voit passer trois jours de sa vie. Au départ, il a un logement décent, un fils avec qui il vit, et même du travail : récrire, sous forme de feuilleton, les souvenirs d'un Indien du Mexique repêché dans l'Atlantique et exposé dans un musée. Au deuxième de ces trois jours, le narrateur rencontre une femme, Gertrude, et, de ce moment, il sera progressivement dépossédé de tout : son fils décide d'aller vivre chez sa mère, son travail lui est retiré, son logement s'écroule. À la fin du troisième jour, l'homme n'existe plus que par son regard et le souvenir d'une nuit d'amour. Tel est, à première vue, le propos manifeste du livre. À deuxième vue, on aperçoit que les événements, les rêveries, les travaux qui occupent ces trois journées sont, en résumé, le récit d'une vie, du berceau à la tombe, et même un peu au-delà. À troisième vue, on se demande si, précisément, tout le roman ne se déroulerait pas dans cet au-delà qui se creuse en nous chaque fois que nous mettons en mots la réalité. Car celle-ci se trouve alors placée sur le même plan qu'un mauvais feuilleton quotidien.
Please note: This is a companion version & not the original book. Sample Book Insights: #1 The non-heroic path seeks change by enabling people to transform themselves. When we choose this path, we function like a helpful virus, one that fosters the vitality and immune system of the host while at the same time protecting against harmful viruses. #2 When we are in this situation, we become victims of our own lack of perspective. We can see the merits of our own point of view, but we struggle to understand and accept the merits of the opposition's. #3 Levels of engagement are the different levels of performance that athletes develop over time. They shift to a new level of performance, as well as a new scope with which they consider their performance, as they mature. #4 The Levels of Paradigm framework is a tool that can be used to understand the different levels of paradigms and the implications of these levels on the quality of the effects that flow from our choices and actions.
Il tombe : présent de l'indicatif, troisième personne du singulier. Il est une et personne. Il est écrit au dos du livre que c'est un roman d'amour. Tombe, renverse, meurt, succombe, pèche, s'affaisse, s'écroule, s'effondre, s'affaiblit, diminue, apaise, calme, dégringole, s'abîme, dévale, roule, retombe, gravite, s'abat, pique, se détache, lâche, répand, abandonne, néglige, frappe, descend, se réduit, déchoit, dégénère, pend, s'incline, attaque, charge, fonce, fond, se jette, se précipite, va, passe, se présente, arrive. D. P.