Didier Hassoux
Didier Hassoux
Le plus puissant service de contre-espionnage que la France ait jamais connu, la DCRI, a été créé en 2008 par Nicolas Sarkozy. Il a placé à sa tête un de ses plus proches fidèles, Bernard Squarcini. Officiellement , le " FBI à la française " devait en finir avec la police politique qu'incarnaient les célèbres RG et se concentrer sur la seule défense de l'intérêt général. Qu'en est-il vraiment ? Au terme de leur enquête, extrêmement argumentée, les auteurs l'affirment : jamais un service de renseignement n'aura été autant instrumentalisé au profil d'un seul homme : Nicolas Sarkozy.
Secrets d'État, compromissions et guerres fratricides : bienvenue place Beauvau ! La machine policière française est opaque et sclérosée. Hollande et ses ministres, faute de vouloir et de pouvoir la transformer en profondeur, ont tenté de s'en servir à des fins politiques. Pour qui veut contrôler les affaires, le ministère de l'Intérieur est en effet un lieu stratégique, grâce aux grandes oreilles des renseignements et aux yeux aguerris des flics en tous genres. Pourquoi la légalité est-elle si souvent bafouée chez ceux qui sont précisément censés faire régner l'ordre ? Le Président a-t-il un cabinet noir ? Faut-il être franc-maçon pour réussir dans la police ? Qui mettra un terme à la guerre sans merci que se livrent les diverses officines de renseignement ? Comment la gauche s'est-elle accommodée des réseaux mafieux corses ? Quel est le poids du FN dans la police ? Dans le plus grand secret, les auteurs ont mené leurs investigations durant plusieurs années. Ils ont interviewé des centaines de témoins (ministres, conseillers spéciaux, patrons de police, agents de renseignement, gardiens de la paix...), ont écumé les commissariats, fouillé le ministère, épluché les dossiers les plus confidentiels pour livrer cette enquête percutante et mettre en lumière le plus cuisant échec du quinquennat qui s'achève.
Je suis l'homme à tout faire du Président, son valet de chambre, son valet de pied. Je ne suis pas un cador, mais il suffit qu'il me siffle pour que j'accoure, qu'il me jette pour que je m'évanouisse, qu'il baisse le pouce pour que je m'exile.Je suis le souffre douleur, le paillasson, la carpette, j'ai vocation à faire tapisserie, à ce qu'on me marche dessus. Mais rien de ce qui se dit à l'Élysée, rien de ce qui s'y prépare, rien de ce qui s'y manigance ne m'est étranger. Je suis là pour parer les mauvais coups, les flairer, les monter.On me croit condamné à une vie de soumission, on se trompe, je suis un homme de mission. Mille fois, mon Nico a failli périr, mille fois j'ai fait barrage.Aujourd'hui, alors que le suffrage universel menace, il me revient de dire toute la vérité sur son règne. Il faut dissiper les ombres, révéler les pièges, narrer ces complots invisibles, mais incessants, fomentés au coeur du Palais et que j'ai dû déjouer. Dussé-je y perdre la raison et ma réputation. Paul Scarron