Denis Laforgue
Denis Laforgue
Cet ouvrage traite d'un objet original : les frontières entre une multiplicité d'institutions dans les domaines de l'éducation, de l'intervention sociale, du médico-social, du sanitaire et de la sécurité et la création de frontières par les institutions. Il questionne la légitimité de ces frontières et la possibilité de leur renversement sous l'effet de dynamiques de transformation de la société et de la montée en puissance de nouveaux paradigmes (inclusion, injonctions au travail interinstitutionnel dans les politiques publiques, New Public Management). Les auteurs étudient aussi ce que produisent socialement ces frontières institutionnelles et comment se déploient en ces lieux de tri, de classement, de passage, de refus comme d'autorisations, des processus de construction et de transformation des carrières, des rôles, des identités, des expériences et des parcours de vie des professionnels de ces institutions publiques comme de leurs publics-cible. L'attention portée à ce qui se passe aux frontières permet ici est de dépasser le débat social stérile entre d'un côté le déclin ou retrait de l'État et de l'autre côté une hégémonie renouvelée et uniforme des institutions publiques. Cette étude pourra intéresser un public de chercheurs et d'étudiants en sciences sociales, mais aussi de professionnels des institutions et de citoyens concernés par les problèmes sociaux ou impliqués dans leur mise sur agenda.
Quelles sont les transformations actuelles et à venir de l'État social français ? À cette question, cet ouvrage n'apporte pas de certitudes, mais propose aux chercheurs et aux professionnels comme aux usagers de ces interventions publiques différents scénarios d'avenir dans les domaines de l'école, du travail social, du médico-social et du développement durable. Loin d'un regard nostalgique ou désenchanté, ce livre invite à explorer d'autres manières de faire de la sociologie. Il s'agit pour le sociologue de participer à l'institution de l'action publique, en nouant une conversation avec les individus qui la composent. Cet ouvrage défend donc une sociologie qui ne se préoccupe pas seulement de produire des connaissances sur les institutions publiques, mais aussi qui assume sa responsabilité morale et éthique. Bref, la sociologie comme « manière de vivre ».
École, police, prison, hôpital psychiatrique, aide sociale à l'enfance ou centre de rétention : ces institutions sont à la fois productrices et régulatrices de violences. Longtemps critiquées pour leur violence symbolique (Bourdieu), leur dimension disciplinaire (Foucault) ou leur organisation totale (Goffman), elles continuent d'être interrogées sur leur (in-)capacité à réguler la violence sociale, à la légitimité de la violence qu'elles exercent. À partir d'enquêtes empiriques au coeur de ces institutions, cet ouvrage étudie les dynamiques entre « institutions » et « violences » : comment les institutions publiques contemporaines font-elles face à de telles mises en cause ? Parviennent-elles à maintenir, envers et contre tout, leurs modes de faire traditionnels ? Ou bien inventent-elles de nouveaux dispositifs de régulation et d'usage de la violence, auxquels sont associées des rhétoriques de légitimation rénovées ? Une réflexion sur les façons dont se renouvellent, dans notre société, les rapports entre institutions publiques et usages de la violence.
Taj Kohli a été brutalement assassiné. Policier, il arrondissait ses fins de mois la nuit comme barman dans une boîte de strip-tease. S'il jouissait d'une réputation sans tache, pourquoi l'a-t-on tué? Menant l'enquête d'arrache-pied, le lieutenant Dallas découvre la présence de sommes importantes inexpliquées sur les comptes bancaires de Kohli. Lorsqu'un officier des Affaires internes insiste pour qu'Eve abandonne l'enquête sans faire de vagues, ses doutes se muent en certitude : la corruption gangrène plusieurs réseaux policiers à New York...