Daniel Percheron
Daniel Percheron
Un dictionnaire malicieux et décalé où chaque entrée devient prétexte à humour, absurdité et réflexion. Dictionnaire des idées épinglées de Daniel Percheron joue avec les mots et les idées reçues pour offrir une lecture aussi drôle qu’intelligente.
Avec Le Bruit des mots, Daniel Percheron explore avec un plaisir gourmand et communicatif les territoires infinis de la langue et met à jour les trésors d'inventivité qu'elle recèle, pour notre plus grand bonheur. On peut se demander comment ça a pris. Comment ça a fleuri à tout bout de champ, tous ces " du coup " qui ponctuent vos propos. Il y en a même qui sont là pour ouvrir ce que vous avez à dire, qui se glissent à plaisir pour annoncer la couleur : juste pour faire signe, en somme. Mais ces " du coup " vont peut-être s'évanouir sans crier gare. Vous les retrouverez comme un vieux souvenir, comme ces " hallucinant " qui ont bercé la fin des années 90. D'autres tics et travers continueront de vous faire escorte, de revenir rugir comme un volcan mal éteint. Oui, des choses flottent encore, ça et là, des syntagmes fidèles au poste, des " en voiture Simone " ou des " c'est parti mon kiki ". Et la monnaie de ces petits écarts, de ces plis qui se tiennent dans le creux de l'oreille, ce mot de la maraîchère qui vous amuse encore : " Les prunes ne sont pas encore arrivées à maternité. " Avec Le Bruit des mots, Daniel Percheron explore avec un plaisir gourmand et communicatif les territoires infinis de la langue et met à jour les trésors d'inventivité qu'elle recèle, pour notre plus grand bonheur. Daniel Percheron est l'auteur de Vachement meuh-meuh, L'Écho du val, Bruits de langue, Notes de bar, Dialogues avec mon chat, Les Jeux de la mémoire et Zestes de Paris.
C'est parfois un détail qui vous a tiré l'oeil : la main du géant Atlas à l'expo de Bruxelles 58, ou le short-pas-comme-les-autres de Pernfors à la fin du Roland-Garros 86. Ou cette odeur d'insecticide attachée à votre enfance campagnarde, que vous allez de nouveau croiser, l'été de vos quinze ans, à Pornichet. Soixante-dix-huit fragments tentent de faire un sort à ce qui surnage dans la mémoire de l'auteur. C'est souvent aussi ténu que têtu, comme des cailloux sur la route qui brillent dans le lointain. Se tisse au fil des pages un patchwork singulier où s'additionnent odeurs, images et sons. On n'est pas loin de la litanie des " Je me souviens " chère à Georges Perec. Mais c'est chaque fois un peu développé : une page plutôt qu'une phrase. Et même s'ils sont pris dans les plis d'une époque, ces échos participent d'une histoire individuelle.