Daniel Kay
Daniel Kay
Qu'il soit inspiré directement ou non par une oeuvre d'art, chaque poème de Daniel Kay est en lui-même une composition picturale : concision de la structure, précision du rythme, choix exigeant des tons, sens de la « couleur ». De cette belle rigueur naît une alchimie particulière, qui donne aux mots toute leur saveur et d'où, comme avec jubilation, jaillit l'image. D. L.
Ce nouveau livre de Daniel Kay évoque l'héroïsme du quotidien. Il est composé de petits tableaux souvent curieux, de récits et d'anecdotes, d'évocations de personnages réels ou imaginaires, illustres ou inconnus. Dans cette galerie de portraits on rencontrera des empereurs, des saints, des chanteuses de variété, des footballeurs argentins, des poètes portugais et, comme toujours chez l'auteur d'Un peigne pour Rembrandt, des peintres. Ainsi Dalida côtoie Héraclite et Artemisia Gentileschi, Diego Maradona. Des proses savoureuses dans le style si reconnaissable de Daniel Kay.
Ce nouveau livre de Daniel Kay évoque l'héroïsme du quotidien. Il est composé de petits tableaux souvent curieux, de récits et d'anecdotes, d'évocations de personnages réels ou imaginaires, illustres ou inconnus. Dans cette galerie de portraits on rencontrera des empereurs, des saints, des chanteuses de variété, des footballeurs argentins, des poètes portugais et, comme toujours chez l'auteur d'Un peigne pour Rembrandt, des peintres. Ainsi Dalida côtoie Héraclite et Artemisia Gentileschi, Diego Maradona. Des proses savoureuses dans le style si reconnaissable de Daniel Kay.
Cet ensemble de courts poèmes en prose revient, avec plus de naturel et plus de liberté encore que dans les vers des précédents recueils, sur un des thèmes de prédilection de l'auteur : la peinture. Le poète s'y attache à redéfinir avec des images neuves et parlantes tous les éléments qui la constituent : la couleur, l'espace, le temps... Chemin faisant, il remonte les siècles et les peintres, du Tintoret à Soulages, en passant par Rembrandt et quelques autres, et en renouvelle l'approche avec une qualité d'écriture et de sensibilité qui procure à ces textes rêveurs et fluides une belle densité poétique. Ces huit fables pour l'oeil suffisent, semble-t-il, à rafraîchir la pupille du lecteur et à donner à la peinture (et incidemment à la statuaire) un ' champ ' élargi, capable de réunir peindre et peigner dans le même geste.
Cet ensemble de courts poèmes en prose revient, avec plus de naturel et plus de liberté encore que dans les vers des précédents recueils, sur un des thèmes de prédilection de l'auteur : la peinture. Le poète s'y attache à redéfinir avec des images neuves et parlantes tous les éléments qui la constituent : la couleur, l'espace, le temps... Chemin faisant, il remonte les siècles et les peintres, du Tintoret à Soulages, en passant par Rembrandt et quelques autres, et en renouvelle l'approche avec une qualité d'écriture et de sensibilité qui procure à ces textes rêveurs et fluides une belle densité poétique. Ces huit fables pour l'oeil suffisent, semble-t-il, à rafraîchir la pupille du lecteur et à donner à la peinture (et incidemment à la statuaire) un ' champ ' élargi, capable de réunir peindre et peigner dans le même geste.
Ce recueil plein de qualités illustre bien un genre un peu particulier que l'on pourrait appeler "poésie critique" ; c'est-à-dire que l'éloge d'un autre poète (ici le plus souvent Borges) est fait par la mise en valeur de ses thèmes et de son "imagerie" personnelle dans le miroir non moins personnel que lui tend le poète-commentateur. Il y faut une connaissance de l'oeuvre du poète en question, une délicatesse de touche et une modestie qui ne manquent pas à Daniel Kay. En effet, tout ce qui fait le monde de l'illustre poète de Buenos Aires : le tigre, la rose, la théologie, le bandonéon, la bibliothèque, etc. se retrouvent ici transposés dans la langue vigoureuse et inventive de l'auteur. À ce tombeau, l'auteur a cru bon d'ajouter quelques stèles plus modestes : Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen et une très belle série de menhirs pour l'entourer et lui rendre hommage.
Ce recueil plein de qualités illustre bien un genre un peu particulier que l'on pourrait appeler "poésie critique" ; c'est-à-dire que l'éloge d'un autre poète (ici le plus souvent Borges) est fait par la mise en valeur de ses thèmes et de son "imagerie" personnelle dans le miroir non moins personnel que lui tend le poète-commentateur. Il y faut une connaissance de l'oeuvre du poète en question, une délicatesse de touche et une modestie qui ne manquent pas à Daniel Kay. En effet, tout ce qui fait le monde de l'illustre poète de Buenos Aires : le tigre, la rose, la théologie, le bandonéon, la bibliothèque, etc. se retrouvent ici transposés dans la langue vigoureuse et inventive de l'auteur. À ce tombeau, l'auteur a cru bon d'ajouter quelques stèles plus modestes : Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen et une très belle série de menhirs pour l'entourer et lui rendre hommage.
Souvenir d'atelier toscan Dans l'atelier du maître ancien on fabrique patiemment du bleu au-dessus de quelque scène champêtre ou religieuse. En fin d'après-midi sur la surface saturée d'apôtres, de garces et d'antique stupeur un ciel incendié s'applique à dévorer le bleu derrière la nuque des personnages.
Souvenir d'atelier toscan Dans l'atelier du maître ancien on fabrique patiemment du bleu au-dessus de quelque scène champêtre ou religieuse. En fin d'après-midi sur la surface saturée d'apôtres, de garces et d'antique stupeur un ciel incendié s'applique à dévorer le bleu derrière la nuque des personnages.
Avril 1750. Étienne, marinier de 17 ans, et les trois membres de son équipage doivent arriver à Nantes en dix jours pour livrer une cargaison. Mais sur la Loire s'engage une course-poursuite avec une embarcation ennemie, sur laquelle se trouve l'assassin du père d'Étienne. Le danger rôde, pourtant Étienne est résolu à rendre justice... "Il ne fallut pas longtemps pour voir émerger derrière eux une autre embarcation. Leurs poursuivants à coup sûr. Rapidement, ils furent à portée de voix. On leur ordonnait de s'arrêter immédiatement, ou ils le paieraient cher."
Avril 1750. Étienne, marinier de 17 ans, et les trois membres de son équipage doivent arriver à Nantes en dix jours pour livrer une cargaison. Mais sur la Loire s'engage une course-poursuite avec une embarcation ennemie, sur laquelle se trouve l'assassin du père d'Étienne. Le danger rôde, pourtant Étienne est résolu à rendre justice... "Il ne fallut pas longtemps pour voir émerger derrière eux une autre embarcation. Leurs poursuivants à coup sûr. Rapidement, ils furent à portée de voix. On leur ordonnait de s'arrêter immédiatement, ou ils le paieraient cher."