Claudine Jardin
Claudine Jardin
Découvrez l’histoire touchante de Philomène, une coccinelle pas comme les autres, qui lutte pour surmonter sa difficulté à voler.
Noël, moment de retrouvailles familiales où chacun apporte ses joies, ses peines et ses interrogations sur la vie et la mort. Comme une amie... de Claudine Jardin explore avec justesse nos angoisses face au temps qui passe et à l’inéluctable.
Les Français semblent avoir bien oublié Virginia Woolf. Cette contemporaine de Katherine Mansfield, née, sous Victoria, dans une famille érudite et joyeuse, eut une enfance difficile - elle perdit sa mère à 13 ans -, une adolescence attristée par le despotisme d'un père autoritaire, une vie secouée par les dépressions nerveuses et la menace de la folie. Elle se suicida en 1941. Quelles forces mystérieuses et contradictoires se battaient dans ce corps fragile et cette tête volontaire, pour produire une oeuvre si moderne et si particulière ? Se souvient-on de La Promenade au Phare, des Vagues ? Les Français n'ont guère lu ses articles de critique, ses nouvelles. Ils ne connaissent guère davantage l'autobiographie de son mari, Léonard Woolf, ni encore la biographie que vient de lui consacrer son neveu Quentin Bell. Claudine Jardin ne prétend pas mieux connaître Virginia que sa famille, que ses amis. Elle a - peut-être - un point de vue plus féminin et plus impartial sur une personnalité riche et contradictoire. Mystique par nature, athée par raison, socialiste de coeur, snob de fait, amie dévouée et langue de vipère à l'occasion, frigide et attirée par certains hommes, certaines femmes, elle fut une infatigable travailleuse, intellectuelle honnête et anticonformiste acharnée. Qu'elle ait fait partie du Bloomsbury Group, qu'elle ait connu T.S. Eliot, Lytton Strachey, et sauté sur les genoux de Henry James, semble moins important que ses découvertes dans un domaine encore mal connu : cette vie sous la vie, la seule, peut-être, qui vaille d'être explorée.
La banalité quotidienne tue l'amour, mais l'amour se tue aussi lui-même. Une femme aime deux hommes. Le premier est nerveux, possessif, jaloux. C'est le mari. Le second, calme, lent, d'humeur tranquille, c'est l'amant. Elle aime le premier pour sa faiblesse, le second pour ce qu'elle appelle sa force. L'inconfort de ce partage est accepté avec lucidité et innocence, même lorsqu'il apparaît qu'une amitié assez trouble lie les deux hommes. L'union de ces trois êtres se fait-elle autour de la femme ou de cette amitié ? Sur ce thème moderne, Claudine Jardin a écrit un livre fluide, sinueux, classique.