Claude Moindrot
Claude Moindrot
Depuis l'effondrement de l'URSS en 1990-1991, les États-Unis sont devenus l'unique superpuissance du globe. Leur économie était, déjà depuis un siècle, la première du monde. Ces résultats spectaculaires ont été obtenus en un laps de temps très court, puisque la proclamation de l'indépendance des États-Unis ne date que de 1776. Cette réussite historique extraordinaire résulte d'une convergence de nombreux facteurs favorables : l'idéalisme des Pères fondateurs soucieux d'instaurer un État d'un type nouveau, exempt des contraintes de la vieille Europe, où tout homme puisse se livrer librement à la recherche du bonheur ; l'efficacité du système économique libéral permettant à chacun de produire, acheter, vendre, prêter, emprunter, embaucher et licencier sans entrave ; l'optimisme de la population, jeune, active, sans cesse renouvelée par l'immigration ; et aussi les ressources d'un immense pays encore intact, progressivement exploré, conquis et exploité.
La Grande-Bretagne, après avoir été la première puissance mondiale du début du XVIIIe s. jusque vers 1880 et l'initiatrice de la révolution industrielle, a rétrogradé aujourd'hui au 6e ou 7e rang mondial. Elle garde néanmoins un rôle politique considérable dans le monde grâce à sa puissance industrielle et commerciale, à la diffusion de l'anglais, au prestige des institutions et du mode de vie britanniques. A l'étude de la Grande-Bretagne comme entité nationale succède ici celle des quatre composantes du Royaume-Uni : l'Angleterre, autour de laquelle s'est faite l'unité britannique, le pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande du Nord. Un chapitre entier, enfin, est consacré à Londres, capitale prestigieuse qui semble coloniser tout le Sud-Est anglais.