Clara Laurent
Clara Laurent
Depuis cinquante ans, Josiane Balasko rayonne sur le cinéma français. Drôle, énergique, briseuse de tabous, elle incarne la star populaire et sans complexes qui nous fait du bien. Pour la première fois, une biographie retrace son parcours riche et atypique. Josiane Balasko est une surdouée : comédienne aux répliques cultes - « Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer ! », « La neige, elle est trop mooolle » -, elle est aussi auteure, scénariste et réalisatrice. L'humour - son arme de séduction massive - et sa capacité à bousculer les codes lui ont permis de s'imposer en dépit des normes de beauté de l'industrie du cinéma, avec des films à succès comme Les hommes préfèrent les grosses, Trop belle pour toi, Gazon maudit... Fruit de longues interviews avec l'actrice, ce livre retrace avec verve la « Zazie dans le bistro » de son enfance, ses amitiés fortes, ses rencontres déterminantes, ses amours et son impressionnante carrière. On découvre ses débuts sur les planches du café-théâtre avec la bande historique du Splendid - Lhermitte, Clavier, Chazel, Blanc et Jugnot -, sa relation complexe avec son copain Coluche, en passant par l'émancipation grâce à l'écriture, la mise en scène, des rôles farfelus ou plus exigeants au cinéma comme au théâtre, jusqu'à ses engagements pour les mal-logés et contre le racisme. Une centaine de longs-métrages plus tard, Josiane Balasko, résolument ancrée dans son époque, est toujours en haut de l'affiche et nous surprend encore !
Ses initiales DD ont été célèbres bien avant BB. Danielle Darrieux (1917-2017) est décédée à 100 ans, après avoir tourné avec les plus grands cinéastes, sensibles au génie de son jeu tour à tour comique ou subtilement dramatique. Incarnation de la jeune femme moderne des années trente, elle a su évoluer en traversant 8 décennies de cinéma avec une centaine de films, un record de longévité pour une actrice. Elle débute dans Le Bal (1931) à l'âge de 14 ans, en chantant de sa jolie voix de soprano. Sans formation théâtrale, son naturel tranche avec les comédiennes de l'époque. Sexy, pétulante, indomptable, elle est la « drôle de gosse » du cinéma français qui tient la dragée haute aux hommes. Puis le succès du mélodrame Mayerling (1936) la sacre « Stradivarius » de l'écran : elle peut tout jouer. Hollywood lui ouvre ses portes et en fait une star internationale. Elle devient la plus populaire des actrices françaises et un modèle auquel s'identifient les femmes, séduites par son aisance, son intelligence, sa quête de liberté. Henri Decoin, son époux, bénéficie de son aura en lui écrivant des films sur mesure. Sous l'Occupation, Premier rendez-vous (1941) produit par la firme allemande Continental est un triomphe. Divorcée de Decoin, DD vit une passion avec un diplomate, playboy flamboyant : Porfirio Rubirosa. En mars 1942, elle participe au « Voyage à Berlin » en échange de la libération de « Rubi », interné en Allemagne. A la Libération, elle est blanchie par la commission d'épuration. Dans les années cinquante, la star joue aux côtés de Gérard Philipe, Jean Gabin ou Jean Marais. Elle devient la muse de Max Ophuls (Madame de, 1953) fasciné par son art du « sous-jeu », et s'impose dans Marie-Octobre (1959). Elle incarne alors souvent la femme menaçante car trop libre ou trop intelligente. En 1967, Jacques Demy la choisit pour être la mère de Catherine Deneuve (Les Demoiselles de Rochefort), qu'elle retrouve en 2002 dans Huit femmes de François Ozon. Elle attire alors les jeunes réalisateurs qui la distribuent en mamie cool ou indigne. Sa carrière théâtrale, débutée en 1937, est couronnée par un Molière en 2003 (Oscar et la dame en rose). Traversée documentée de la carrière de la star, la nouvelle édition de Danielle Darrieux, une femme moderne vient enrichir la première édition publiée en 2017. Elle permet de mieux appréhender la richesse de la vie de cette comédienne unique, en évoquant les chefs d'oeuvre incontournables, mais aussi les pépites oubliées. La vie privée de Danielle Darrieux, mariée 3 fois, a été scrutée par les médias. Ses choix sous l'Occupation ont été matière à controverses et restent l'objet de vifs débats. L'auteure scrute sans préjugés cette période et s'en tient aux faits, que l'ouverture récente des archives permet de comprendre sous un nouveau jour. Elle révèle ainsi des faits méconnus. L'auteure s'attache enfin à mettre en lumière la modernité que Danielle Darrieux a su porter durant quatre-vingt années de cinéma. Ancienne professeure de lettres, Clara Laurent est spécialiste du cinéma français classique qu'elle a enseigné à l'université Paris-Diderot. Elle collabore à la revue Schnock, donne des conférences et anime des masterclass sur le cinéma. Coautrice du documentaire sur Danielle Darrieux (« Il est poli d'être gai », 2019, Arte), elle s'intéresse de près à l'Occupation et a réalisé un film sur un rescapé de la Seconde Guerre mondiale. Elle a également écrit Josiane Balasko, une vie splendide (Tallandier, 2021).
La première véritable biographie de l'une des plus grandes actrices du 20ème siècle. Danielle Darrieux est décédée le 17 octobre à l'âge de 100 ans.Témoignages de Catherine Deneuve en quatrième de couverture et de Patrick Bruel en post-face à l'occasion de cette biographie inédite sur Danielle Darrieux. Ses initiales DD ont été célèbres bien avant BB. Danielle Darrieux a tourné son premier film en 1931, à l'âge de 14 ans. Elle charme par son naturel et incarne alors la jeune femme moderne du cinéma français, une " drôle de gosse " sexy et pétulante. En 1936 Mayerling de Litvak prouve qu'elle peut tout jouer, la comédie comme le drame. Ce film en fait une star internationale et lui ouvre les portes d'Hollywood. Elle est alors la plus populaire des actrices françaises. Toutes les jeunes femmes veulent lui ressembler. Dans les années cinquante, la star triomphe aux côtés de Gérard Philipe, Jean Gabin, James Mason ou Jean Marais. Elle devient la muse de Max Ophuls et s'impose dans Marie-Octobre. En 1967, Jacques Demy la choisit pour incarner la mère de Catherine Deneuve, qu'elle retrouve en 2002 dans Huit femmes. Au fil des décennies, l'actrice incarnera toujours une femme intelligente, en quête de liberté. Ses trois mariages, dont celui avec Porfirio Rubirosa, seront scrutés par les médias, tout comme ses agissements sous l'Occupation. Ce livre est une traversée documentée de la carrière de la star. Révélant des faits méconnus et des films oubliés, il s'attache à mettre en lumière la modernité que Danielle Darrieux a su porter durant 80 ans de cinéma.