Claire Daudin
Claire Daudin
A Moissac, ville des ancêtres de Claire Daudin, des enfants juifs ont été recueillis et sauvés par un couple de cadres du mouvement des Eclaireurs Israélites de France pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, la famille catholique de l'auteur semble avoir ignoré ces événements qui se sont déroulés chez eux. Poursuivie par le sentiment d'une rencontre manquée entre Juifs et Chrétiens, Claire Daudin nous livre une réflexion sur les méconnaissances et les ravages de l'histoire.
For some, Péguy is "an anarchist who put holy water in his oil"; for others, a dangerous rebel whose "head is full of revolution". A socialist and a Catholic, a pious poet and a raging polemicist, Péguy turns out to be a man with a sometimes chaotic, always leaping journey. Few authors have had such a controversial posterity as he. One hundred years after his death, it is time to do justice to this unclassifiable thinker, little known in his time, and who has so much to say in ours. Yves Rouvière's drawings are there to give substance to the words, to "embody the spiritual", according to one of Péguy's cherished intuitions.
Si Paul Gauguin tient toujours le haut de l'affiche, Charles Filiger, son compagnon pendant son séjour en Bretagne, reste dans l'ombre. Peintre de la couleur, il choisit l'obscurité ; artiste mystique, il eut une existence plombée par la solitude, la maladie, la pauvreté et l'alcool. Pourtant, loin de refléter ses tourments, sa peinture est un combat emporté sur les démons qui l'assaillent. Alfred Jarry comme André Breton ont été fascinés par la pureté de ses toiles. Paysages de la lande bretonne, Christs aux bras grands ouverts, enfants du pays qui servent de modèles à ses anges constellent une oeuvre pleine de mystère et de grâce. Claire Daudin ressuscite la figure de ce « peintre aux outrages », dans un roman où le mot prend le relais de l'image pour exprimer la misère d'un homme sauvé par son art. Ancienne élève de l'École normale supérieure, Claire Daudin poursuit une oeuvre littéraire poétique et inspirée, en marge de ses travaux sur Péguy et Bernanos.
« Dieu existe, je l'ai rencontré ! » Oui, mais où ? Imaginons un Dieu qui déserte les églises pour aller faire un tour au parc de la Tête d'Or, à Lyon, à l'heure de la messe... Un Dieu qui se détourne des fumées d'encens, qui n'écoute plus les jérémiades de « derniers chrétiens » obsédés par la perte de leur visibilité... Un Dieu qui, reprenant l'injonction du prophète Isaïe, crie à ses enfants de « consoler son peuple » au lieu de l'accabler de réprimandes et de se complaire dans les gémissements. Claire Daudin donne le ton : Dieu parle aux hommes dans leur langage, hors sermon, hors les murs, sur les pelouses municipales où l'on croise la foule des dimanches. Cloîtres, abbatiales, églises de village sont délaissés. Dieu est de sortie en ces temps de fin de chrétienté. Évasion définitive ou bien jeu de cache-cache ? On l'aurait aperçu devant l'église de Moissac, dans le corps dévasté d'un SDF à la télévision, sur le visage d'un orphelin du sida dans une chapelle vandalisée un soir d'après match. Pour en savoir plus sur Son « actualit?, lisez « Dernières nouvelles du Christ ».