Christian Coffinet
Christian Coffinet
David Kossenko, poète maudit et trotskiste solitaire, raconte dix ans d’une vie en marge, entre révolte, fantasmes et quête absolue de liberté. Un roman lyrique, entre ironie et érotisme, où l’insolence devient une arme politique.
Dans un univers où les puissants manipulent tout et tous, Qui se sent bien en Malaisie ? dépeint une société corrompue à travers le regard acéré de Edgar Wilfrid Zanucci, agent provocateur et maître du renseignement.
La perversité est-elle un réflexe naturel des jeunes filles ? Il semble que oui à regarder vivre Jacqueline de Lignac. Tour à tour orgueilleuse et humble, partagée entre le désir de plaire et la peur d'être séduite, insupportable en tous les cas, elle lutte contre l'homme qu'elle aime, Richard Belmon, pianiste d'avant-garde. Seul le freudisme et la médecine, qui ont apporté sur la condition féminine des lumières nouvelles, peuvent expliquer le déséquilibre de Jacqueline, qui passe son temps à se refuser ce qu'elle désire le plus, et à s'entourer volontairement d'une atmosphère malsaine et truquée. Que n'invente-t-elle pas pour essayer de faire souffrir Richard dont la sûreté de soi l'exaspère mais, en fin de compte, elle se fait prendre à ses propres pièges. L'initiation à l'amour et la révélation d'une vie sexuelle qu'elle entrevoyait confusément dans le cadre étroit de sa famille, ont-elles fait perdre la tête à Jacqueline, ou portait-elle déjà en elle cette complication qui lui fait pourrir les choses les plus simples ? L'aventure amoureuse du pianiste et de la jeune fille, avec tous ses rebondissements et toutes ses contradictions, est la transcription de ces sentiments troubles qui somnolent dans le subconscient de chacun. Jacqueline de Lignac ne sait plus elle-même où sont les frontières de son amour et de sa haine. Elle ignore également si le jeu pervers où elle s'enferme lui sert à intensifier son excitation ou à détruire des sentiments qu'elle juge trop élevés. Car la beauté l'exaspère. Il y a en elle cette « attirance vers le bas », vers les régions pourries de l'âme et de la vie que Strindberg a magisralement décrite dans « Mademoiselle Julie ». Il faut toujours que Jacqueline ait l'impression de transgresser une interdiction en se donnant. Elle possède un complexe du viol. Et quand elle s'enfuira de chez ses parents pour rejoindre son amant qu'on lui interdit de voir, saura-t-elle ce qu'elle fait ? Elle essaye simplement de briser le cercle de tabous qui l'entoure, mais quand elle sera enfin libre d'elle-même, elle déclarera à Richard qu'elle ne peut plus vivre avec lui : la vie des autres la gêne.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Insolent, libertin, irritant, subversif, courageux, désertant les sentiers battus comme peu l'ont fait avant lui, tel est Christian Coffinet. Avec "La jambe de mon père", cet homme de solitude, d'humour, de burlesque glacé et de cynisme n'a jamais été aussi loin dans sa capture des mirages et aussi d'une réalité que tant d'imposteurs falsifient. Il y a les vrais marginaux et puis ceux qui font semblant. Coffinet l'individualiste, le lyrique, est un fou de liberté. Ce livre où se mêlent poésie, érotisme, politique, révolte, est celui d'un vagabond visionnaire. C'est un événement pour qui rêve d'originalité et d'une pensée qui n'appartienne à aucune mode, aucun préjugé, aucun conformisme. Un délire superbe. Un livre qui dit "oui" à la vie et "non" à ceux qui asservissent.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.