Charline Malaval
Charline Malaval
1942, dans le sud de la Russie. Ania n'a qu'un seul rêve : voler. Aux heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage au sein d'un escadron d'un tout nouveau genre, composé uniquement de femmes pilotes. De son entraînement sommaire à la terrible bataille de Stalingrad, Ania s'est donné des ailes, mais à quel prix ? Moscou, 2018. Pavel assiste, impuissant, à la mort brutale de son meilleur ami. En partie responsable de ce drame, il part se réfugier chez son oncle, à Rostov. L'homme l'initie à la recherche de vestiges de la Grande Guerre patriotique. Ensemble, ils découvrent dans la forêt l'épave d'un ancien avion et, à l'intérieur, les restes de son pilote... Dans ce roman poignant, Charline Malaval met en lumière des héroïnes méconnues, aux destinées aussi tragiques que amboyantes. Elle retrace le parcours de ces jeunes pilotes envoyées dans des avions déclassés combattre dans l'une des batailles les plus sanglantes et les plus violentes de l'histoire moderne. Ce récit parle de courage, d'une génération sacrifiée, de ténacité, de résilience... Bruxelles Culture.
São Paulo, 2016. Tiago, un jeune journaliste indépendant, fait la connaissance de son voisin, Fabiano, qui habite le quartier depuis plusieurs décennies, avec un perroquet pour seul compagnon. Au fil de leurs rencontres, le vieil homme raconte son passé à Tiago, l'épopée d'une existence soumise aux aléas de l'Histoire. Le départ de son Nordeste natal pour participer à la construction de Brasília avec ses parents, son travail d'ouvrier dans les usines Volkswagen de São Paulo... et, surtout, il lui parle de la femme de sa vie, qui a disparu à la fin des années 1960, sous la dictature. Avec l'idée d'en faire le sujet de son premier roman, Tiago recueille, fasciné, ce palpitant récit et, son instinct de journaliste reprenant le dessus, il décide d'effectuer des recherches par lui-même. Mais bientôt les pistes se brouillent et le doute s'insinue dans son esprit. Véritable ode à la transmission, à l'amour, à la résistance, Le Chant du perroquet nous offre également, grâce à ses personnages inoubliables et à son écriture vive et magnétique, un magnifique et vibrant hommage à un Brésil immortel, celui d'hier et d'aujourd'hui.
Il était grand, brillant, ambitieux et il adorait Jean Gabin, son modèle. Un à un, il avait gravi les échelons de la marine et voulait explorer le monde. En avril 1940, il disparait brutalement dans l'explosion de La Railleuse, un navire de guerre stationné dans la rade de Casablanca. Il s'appelait Guillaume, il venait d'avoir vingt ans. Elle est vive, passionnée et sensible. Le Maroc d'aujourd'hui l'enchante et elle est sûre que, un jour, elle parviendra à réaliser son rêve : ouvrir dans sa ville un cinéma d'art et d'essai. Mais son histoire est bancale : elle ignore tout de sa famille paternelle. Elle, c'est Loubna, elle a presque trente ans. Pour construire son avenir, la jeune femme devra creuser son passé et percer le mystère qui entoure le marin de Casablanca. Autour d'une figure masculine solaire, à la fois insaisissable et omniprésente, gravite une galerie de personnages bouleversants. Un premier roman captivant, qui distille secrets et révélations au coeur d'un Maroc fascinant d'exotisme et de lumière. Un magnifique hommage au cinéma de l'âge d'or hollywoodien et français - et qui n'est pas sans rappeler le troublant film Laura, d'Otto Preminger.