Charles Mériaux
Charles Mériaux
Entre 481 et 888, la France n’existait pas encore. Pourtant, c’est durant ces siècles méconnus que se dessinent les contours d’un territoire, d’une société et d’une culture qui façonneront l’Europe.
En bonne théologie chrétienne, les conciles sont censés être « inspirés » ou « assistés » par le Saint-Esprit, mais force est de constater que leurs annales sont pleines de conflits, coups de théâtre, manoeuvres, aussi bien dans la conduite des assemblées que la rédaction des documents qui en sont issus. Vues de près, les opérations du Saint-Esprit paraissent bien humaines. Cet ouvrage étudie, dans la longue durée et à des échelles différentes, les ressorts historiques de cette « dramatique conciliaire ». Comment comprendre que les acteurs des conciles aient pu être à la fois des tacticiens rompus aux usages de la mécanique des assemblées et des croyants sincères, convaincus que le Saint-Esprit pilotait en sous-main les opérations et que ce combat en apparence politique était en réalité spirituel ? Qu'est-ce que ces convictions nous disent de la nature de ces assemblées si particulières que sont les conciles ?
L'histoire a longtemps juxtaposé des images simples pour définir les quatre siècles écoulés de 481 à 888 : aux Mérovingiens sanguinaires et incapables - à l'exception de Clovis - succédaient des Carolingiens glorieux, conquérants et propagateurs actifs de la foi chrétienne. Les recherches récentes, fondées sur une réévaluation des sources écrites et sur les progrès de l'archéologie, ont libéré cette période du carcan des idées reçues. Si les premiers Carolingiens rassemblent sous leur sceptre presque toute l'Europe occidentale, cette construction brillante se révèle fragile. La puissance effective ne vaut que sur une échelle territoriale étroite et le pouvoir central est obligé de collaborer avec les aristocraties locales. Quand apparaît le nom de "Francie", il recouvre une mosaïque de communautés régionales très diverses. Rejetant les anachronismes et les outrances, les auteurs restituent une société étrangère à la nôtre par ses hiérarchies, ses caractères anthropologiques et ses institutions. Cette histoire renouvelée possède un attrait majeur : au-delà des représentations traditionnelles, elle s'efforce d'atteindre le réel.
L'histoire a longtemps juxtaposé des images simples pour définir les quatre siècles écoulés de 481 à 888 : aux Mérovingiens sanguinaires et incapables - à l'exception de Clovis - succédaient des Carolingiens glorieux, conquérants et propagateurs actifs de la foi chrétienne. Les recherches récentes, fondées sur une réévaluation des sources écrites et sur les progrès de l'archéologie, ont libéré cette période du carcan des idées reçues. Si les premiers Carolingiens rassemblent sous leur sceptre presque toute l'Europe occidentale, cette construction brillante se révèle fragile. La puissance effective ne vaut que sur une échelle territoriale étroite et le pouvoir central est obligé de collaborer avec les aristocraties locales. Quand apparaît le nom de "Francie", il recouvre une mosaïque de communautés régionales très diverses. Rejetant les anachronismes et les outrances, les auteurs restituent une société étrangère à la nôtre par ses hiérarchies, ses caractères anthropologiques et ses institutions. Cette histoire renouvelée possède un attrait majeur : au-delà des représentations traditionnelles, elle s'efforce d'atteindre le réel.
Le 8 mai 1927 à 5 h 21, deux « as » de la Première Guerre mondiale, Charles Nungesser et François Coli, décollent du Bourget à bord de l'Oiseau blanc avec l'ambition d'atterrir à New York et de réaliser la première traversée de l'Atlantique. Mais le biplan et ses héros disparaissent le lendemain « quelque part dans l'Atlantique nord ». On ne les retrouvera jamais. Grâce à une enquête à la Sherlock Holmes de plus de sept années menée par Bernard Decré, ce livre lève enfin le voile sur l'une des plus grandes énigmes de l'épopée de l'aviation et révèle dans le détail où, quand, comment et pourquoi l'appareil des baroudeurs a sombré. Avec des conclusions qui, quatre-vingt-sept ans après les faits, entendent bouleverser l'histoire de la conquête du ciel et des révélations sur les véritables raisons pour lesquelles Nungesser et Coli « pionniers de l'Atlantique » ont été privés de leur gloire posthume.
Le 8 mai 1927 à 5 h 21, deux « as » de la Première Guerre mondiale, Charles Nungesser et François Coli, décollent du Bourget à bord de l'Oiseau blanc avec l'ambition d'atterrir à New York et de réaliser la première traversée de l'Atlantique. Mais le biplan et ses héros disparaissent le lendemain « quelque part dans l'Atlantique nord ». On ne les retrouvera jamais. Grâce à une enquête à la Sherlock Holmes de plus de sept années menée par Bernard Decré, ce livre lève enfin le voile sur l'une des plus grandes énigmes de l'épopée de l'aviation et révèle dans le détail où, quand, comment et pourquoi l'appareil des baroudeurs a sombré. Avec des conclusions qui, quatre-vingt-sept ans après les faits, entendent bouleverser l'histoire de la conquête du ciel et des révélations sur les véritables raisons pour lesquelles Nungesser et Coli « pionniers de l'Atlantique » ont été privés de leur gloire posthume.