Cees Nooteboom
Cees Nooteboom
De quels messages les cimetières militaires étaient-ils porteurs à la fin de chacune des deux guerres mondiales ? Quel rôle jouent-ils aujourd'hui, soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans la mémoire des peuples ? Les cimetières militaires ne sont pas des constructions dues au hasard. Ils ont été imaginés par des architectes qui ont voulu rendre compte de l'ampleur des massacres avec une approche culturelle propre à chaque pays. Cet ouvrage, à travers l'étude des cimetières du Commonwealth, américains, allemands et français, décrypte la scénographie de ces lieux chargés d'histoire et d'émotion.
Toute personne qui projette de passer un week-end à Venise devrait emporter ce livre dans ses bagages, car c'est un merveilleux instrument de décryptage de l'objet culturel appelé Venise. Au fil des chapitres, et des années, la forme évolue, du traditionnel récit de voyage à une déambulation sans but précis, au gré de la mémoire de l'auteur, de sa culture, des associations d'idées ou des images qui le frappent durant les flâneries où il se perd plus ou moins volontairement. Venise fonctionne ici comme un précipité de toute l'Histoire et de toute la culture européennes, un héritage qui disparaît lentement dans les eaux... Au lieu de s'en désoler, l'auteur nous prête en souriant son immense érudition pour nous permettre d'en jouir tant qu'il en est encore temps
Un nouveau recueil, en deux cycles, de l'immense auteur néerlandais Cees Nooteboom. D'abord "L'oeil du moine", une série de 33 poèmes solaires, qui approchent la beauté des mondes. Puis "Adieu", composé en partie lors du confinement du printemps 2020, marqué par l'impossibilité et la mort.
Sur 533 jours, entre le 1er août 2014 et le 15 janvier 2016, les pensées, voyages et souvenirs de Cees Nooteboom, qui dévoile par fragments son univers, de la littérature à la botanique en passant par son regard sur l'actualité. C'est essentiellement depuis l'île de Minorque que l'auteur passe le monde au crible de son écriture, dans la plus totale liberté. Ce recueil étincelant d'intelligence et de verve, qui porte l'empreinte des Essais de Montaigne, procure le ravissement de l'érudition et du dépaysement.
Instantanés de voyages, paysages familiers de la Méditerranée comme du Nord, promenades à travers les oeuvres aimées... le tout ponctué par des lettres à Poséidon dans lesquelles l'auteur s'interroge sur la vie et la mort des religions et sur la notion même de dieu dans l'Antiquité. Entre prose poétique et méditations philosophiques, le charme unique de l'écriture "nooteboomienne" agit infailliblement.
C'est de la présence des morts en nous, de leur survie en nous, mais plus curieusement aussi de l'appel de la mort et de notre propre survie dans la pensée des morts que nous entretiennent ces étranges nouvelles.