Catherine Ternynck
Catherine Ternynck
Autour de nous, les incivilités se multiplient, les barbaries se répandent, l'impudeur règne, l'outrance est la norme. L'élégance semble être devenue une pensée anachronique, l'emblème d'un âge ancien. Ce qui aujourd'hui anime les esprits, c'est la consommation, le profit, la libéralité, l'immédiateté en toutes circonstances. Il y a pourtant ce « quelque-chose, presque-rien » fugitivement saisi dans l'ordinaire du temps, comme une distinction singulière, une tension vers la beauté, une grandeur ajoutée à la vie. Cette impression, qui n'a rien de mièvre ou de naïf, a amené Catherine Ternynck à envisager, bien au-delà de sa dimension esthétique, la force de l'expression spirituelle de l'élégance.Cet esprit d'élégance s'impose comme une résistance à la vulgarité de notre époque. Il nous permet de trouver une plus haute qualité d'existence, et nous mène vers des joies humaines inattendues. Catherine Ternynck est docteur en psychologie, psychanalyste. Elle a exercé à l'hôpital Saint Philibert de Lomme et enseigné à l'université catholique de Lille. Elle est l'auteur de plusieurs essais dont Chambre à part (Desclée de Brouwer, 2007 ; prix du Furet et de La Voix du Nord), L'homme de sable (Seuil, 2011), La possibilité de l'âme (Bayard, 2018).
Notre monde contemporain donne l'impression d'avoir rendu l'âme, pourtant le mot lui-même n'est pas tombé en désuétude. Il court à fleur de langage, il passe de bouche en bouche. Ce n'est plus un mot d'église, c'est un mot de rue. Il est dans l'air du temps, il insiste comme s'il avait encore quelque chose à dire et voulait se faire entendre. Qui s'étonnera d'entendre parler d'une belle âme, de l'âme d'une maison ou d'un jardin ? Qui n'a éprouvé l'impression d'agir en son âme et conscience ? Qui ne s'est, un jour ou l'autre, senti habité d'un certain vague à l'âme, blessé en son âme, contraint à agir la mort dans l'âme ? Marqué par le deuil de son époux, constatant parallèlement qu'en Occident l'homme a cessé d'être travaillé par toute forme de vie spirituelle, Catherine Ternynck invite le lecteur à affiner son regard sur les êtres comme sur les choses pour pouvoir s'ouvrir aux transcendances. L'auteur : Catherine Ternynck Catherine Ternynck est docteur en psychologie, psychanalyste (SPP) et membre du département d'éthique de la famille de l'université catholique de Lille. Elle a publié L'épreuve du féminin à l'adolescence (Dunod 2000), Chambre à part (DDB, 2007, prix du Furet et de la Voix du Nord) et L'homme de sable (Seuil, 2011).
Celui qui s'adresse à un psychanalyste dit toujours quelque chose de l'époque dans laquelle il vit. Celle-ci, de son côté, cherche à se faire entendre à travers la personne qui consulte. Cet essai se situe au cœur de ces interférences. À quoi se tenir ? se demande l'homme d'aujourd'hui. Depuis plusieurs décennies, le sol humain se vide de son humus ; il vire au sable. Sur ce terrain appauvri, comment prendre ancrage ? Où puiser la force de porter sa vie ? Pour comprendre cette fragilité contemporaine, Catherine Ternynck la met en perspective avec les méfaits de l'individualisme en Occident : l'idéologie de l'autonomie précoce, les métamorphoses de la famille et celles de la filiation, la sacralisation de l'enfance, la crise de légitimité rencontrée par les éducateurs, le culte de l'innocence participent à un appauvrissement humaniste que chacun éprouve au plus ordinaire de son quotidien. Une sorte de désert gagne et nous pénètre profondément. L'homme de sable est le témoin d'une humanité qui tente de se frayer un passage entre deux mondes, deux époques. Il est le porte-parole d'un changement anthropologique majeur dont ce livre prend la mesure. Catherine Ternynck est docteur en psychologie, psychanalyste (SPP) et membre du département d'éthique de la famille de l'université catholique de Lille. Elle a publié : L'épreuve du féminin à l'adolescence (Dunod 2000) et Chambre à part (DDB, 2007, prix du furet et de la Voix du Nord).