Catherine Grandperrier
Catherine Grandperrier
Quel futur pour le nucléaire et quelle stratégie nucléaire pour demain ? La force nucléaire imposera-t-elle l'omniprésence d'un risque majeur ou son fait demeurera-t-il convenu et contenu, celui du principe de dissuasion ? Face à cet enjeu planétaire, les courant abolitionniste et traditionnel sont en confrontation. Sous cet arbitrage du désarmement ou de la surenchère nucléaire, la défense de demain ne sera plus celle d'hier.
Le nouveau concept de l'OTAN a défini le 20 novembre 2010 une stratégie pour la décennie à venir en ouvrant des perspectives nouvelles. Les alliés sont néanmoins divisés sur les visions du futur du nucléaire et de la dissuasion comme celui du désarmement, sur la coopération avec la Russie et sur la variable des budgets. Quelle place future, dans un tel contexte, pour une défense européenne autonome et en présence d'une telle Alliance, reconduite et renouvelée, néanmoins soudée dans sa lente mutation ?
Il y a 20 ans, l'URSS disparaissait. Depuis cette date, l'ancienne URSS n'aura de cesse d'évoluer avec des Etats de plus en plus indépendants, tendant pour certains à rejoindre le modèle européen. Face à des transformations, quelle intelligence stratégique et de défense post-guerre froide est envisageable sur le continent européen - de l'Atlantique à l'Oural et de Moscou à Pékin - pour demain ?
La nucléarisation de l'Iran est un sujet sensible qui remet en jeu ce que les principales puissances nucléaires considèrent comme l'équilibre de leur puissance de dissuasion. L'Iran, sans avoir renoncé au traité de non-prolifération, semble potentiellement devenu un Etat en capacité de se doter de l'arme nucléaire. Ce livre analyse les contours et les devenirs de cet enjeu.