Brahim Labari
Brahim Labari
Sur la base d'enquêtes sociologiques de plus d'une quinzaine d'années, l'ouvrage rend compte des rapports sociaux développés au travail, avec notamment la mise en concurrence des salariés marocains au sein du monde du travail. La rareté du travail dans le contexte social global accule-t-elle la maind'oeuvre à une sorte de « servitude involontaire mais socialement consentie » ? Au sein d'une « économie-monde » de plus en plus diffuse et hégémonique, la quête coûte que coûte d'un salaire jette les travailleurs locaux dans une concurrence rude à la recherche d'un emploi. Même précaire, le travail salarié s'érige en attraction des populations avides de conquérir une autonomie dans un univers marqué jusqu'à un certain point par des valeurs patriarcales.
30 ans après sa sortie en salles, Jean-Christophe Chauzy et Pierre Pelot revisitent L'Été en pente douce, chef-d'oeuvre à l'atmosphère moite et sensuelle. Fane hérite d'une maison dans un petit village de province lors d'un été caniculaire. Il hérite également d'une ancestrale querelle de voisinage. La présence de Lilas, magnifique sotte et récente compagne de Fane, aggravera convoitise, jalousie et haine jusqu'au final dramatique et inattendu. Roman de Pierre Pelot écrit en 1980, L'Été en pente douce est devenu culte grâce au film éponyme (avec Pauline Lafont, inoubliable, Jean-Pierre Bacri et Jacques Villeret) qui fêtera au printemps les 30 ans de sa sortie. Pierre Pelot s'est prêté au jeu de la réécriture pour cette superbe adaptation dessinée à l'aquarelle par Chauzy. Pour l'occasion, les personnages ont été légèrement modifiés et la chute de l'histoire est totalement inédite. Mais l'objet central du récit demeure bien sûr Lilas l'ingénue aux tenues ultra-légères qui charge le récit d'une tension érotique constante.
Le genre est un organisateur central de la mondialisation néolibérale actuelle. Qu'il s'agisse de comprendre la division internationale du travail, les mobilités et les migrations, les guerres ou encore la transnationalisation des mouvements sociaux, le genre est, avec les rapports de classe et de race, une clé d'analyse indispensable.En effet, les femmes constituent l'une des principales sources de profit pour le capitalisme global et, simultanément, l'un des groupes sociaux les plus actifs dans la conception et la mise en oeuvre d'alternatives à cette mondialisation.En réunissant des spécialistes internationaux sur des thématiques rarement abordées, comme le rôle des femmes du Sud et leurs mouvements, la militarisation ouverte et les guerres « de basse intensité », ou encore le travail non rémunéré des femmes, cet ouvrage renouvelle fondamentalement la critique des conséquences économiques, sociales, politiques, culturelles et idéologiques de la mondialisation.Sous la direction de Jules Falquet, Helena Hirata, Danièle Kergoat, Brahim Labari, Nicky Le Feuvre et Fatou Sow.Avec les contributions de Paola Bacchetta, Paula Banerjee, Lourdes Benería, Françoise Bloch, Francine Descarries, Uma Devi, Zillah Eisenstein, Diane Elson, Jules Falquet, Miriam Glucksmann, Jacqueline Heinen, Ruri Hito, Arlie R. Hochschild, Bruno Lautier, Lim Lin Lean, Adelina Miranda, Mirjana Morokvasic, Liane Mozère, Saskia Sassen, Fatou Sow, Fatiha Talahite, Viviene Taylor, Lise Widding Isaksen.