Blaise Sary Ngoy
Blaise Sary Ngoy
L'apparition de la Covid-19 en Chine, puis dans le reste du monde, a eu et continue à avoir un impact économique désastreux. Au Congo Kinshasa, les « ripostes entreprises », tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique, sont restées en dessous des attentes. L'originalité de cette étude est de démontrer que dans le contexte de globalisation financière, les pays pauvres et à économie extravertie perdent l'autonomie de leur politique monétaire lorsqu'ils y recourent pour juguler les crises qui surgissent. Le cas du Congo Kinshasa n'est pas isolé. Les pays africains rencontrent ces mêmes limites.
En 1944, les États sortis de la guerre créent « l'ordre économique de Bretton Woods », sous la providence hégémonique des États-Unis, avec le dollar comme monnaie de référence. Sa mission : piloter l'économie internationale par voie de régulation institutionnelle. Après les trente glorieuses, le libéralisme économique est en panne et obsolète. Ses traits : la dérégulation, le protectionnisme défensif, les crises à répétition, l'autonomie des firmes multinationales, la pratique de coercition et de rétorsion. C'est la fin de la Pax Americana. Voici la Pax China. Elle n'est pas hégémonique, mais évolue dans un libéralisme impur légué par l'ancien ordre. Et l'Afrique ? Ses trappes à pauvreté n'ont pas été déliées par l'ordre de Bretton Woods. La coopération avec la Chine peut-elle colmater les brèches ?
Ce livre aborde la dépréciation à répétition du franc congolais, caractérisée par l'effet d'hystérèse. Il affirme qu'aucune politique monétaire ou budgétaire ne peut porter des fruits dans le contexte actuel, car la monnaie représente la santé de l'économie. Elle est malade. Tant que celle-ci souffre, la valeur de la monnaie reflète ces maux. L'auteur suggère de soigner le virus qui ronge cette économie. La stabilité de la monnaie ira de soi, dès lors que les réformes structurelles permettent l'équilibre de ses fondamentaux.