Bertrand Binoche
Bertrand Binoche
Et si la philosophie se racontait aussi à travers des histoires ? Nommer l’histoire explore comment les grands penseurs, de Rousseau à Foucault, ont façonné leur propre récit du passé, entre vérité et fiction.
Propose une comparaison systématique de trois entreprises, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, visant à résoudre le problème de la scission genèse-histoire : le tableau historique français, l'histoire naturelle écossaise de l'humanité et la théodicée allemande de l'histoire. « Copyright Electre »
Cette analyse fouillée des rapports complexes reliant de Gaulle et l'Allemagne ne traite pas seulement de l'histoire des relations franco-allemandes pendant la Ve République, mais de toute la vision gaullienne de l'Allemagne qui se forge dès 1916. Jacques Binoche aborde tour à tour l'Allemagne au centre des réflexions militaires de l'officier de Gaulle pendant l'entre-deux-guerres, les réactions allemandes aux idées politiques et stratégiques de De Gaulle, le chef de la France libre face à l'Allemagne nazie, l'ermite de Colombey jugé par l'Allemagne d'après-guerre, la politique allemande du président de Gaulle, « La solution d'un problème aussi vaste que celui de l'Allemagne ne peut avoir que de grandes dimensions et de grandes conséquences. La France, pour sa part, croit qu'il ne pourra être résolu autrement que par l'Europe elle-même, parce qu'il est à la dimension de l'Europe tout entière. C'est là à terme, sur ce continent, l'objectif essentiel de la politique de la France », dit de Gaulle en 1965,
Cet ouvrage est un ouvrage d'histoire comparée des philosophies ainsi qu'une histoire polémique des historicités de Vico à aujourd'hui. Il s'attache donc à comparer les philosophies des Lumières, en France, en Angleterre et en Allemagne avant d'élaborer quelques études transversales de concepts. Comment faire une histoire européenne des philosophies, quel rapport nos sociétés ont-elles entretenu avec le temps historique depuis l'âge des Lumières ? C'est donc une histoire européenne des philosophies et une philosophie des rapports à l'Histoire.
Déclaration d'amour à la littérature et aux écrivains, hommage passionné à une mère, une oeuvre d'une grande délicatesse sur l'extraordinaire capacité des livres à nous ouvrir à l'autre, à guider nos choix de vie, et à insuffler beauté et poésie dans le quotidien le plus difficile. Qu'est-ce que tu lis en ce moment ? C'est avec cette question que Will Schwalbe brise la glace chaque fois qu'il accompagne sa mère, Mary Anne, à ses séances de chimiothérapie. Car pour lui, éditeur new-yorkais, comme pour elle, fondatrice de la bibliothèque universitaire de Kaboul, lire, c'est le contraire de mourir ; lire, c'est vivre. John Irving, J. R. R. Tolkien, Khaled Hosseini, Irène Némirovsky, Thomas Mann, Colm Tóibín, Harold Pinter, Maurice Sendak... À travers leurs lectures communes, mère et fils dépassent pudeur et chagrin et échangent sur la famille, l'amour, la mort, la vie, et la magie de ces livres qui nourrissent notre regard sur le monde et nous font goûter, le temps de quelques pages, à une forme d'immortalité. " Une célébration de la vie et des livres qui l'enrichissent. " Booklist
On ne se passe pas aisément du concept, si c'en est encore un, de civilisation. Chacun convient de son importance, mais son histoire, en français au moins, reste bien sommaire. Aussi n'était-il pas inutile d'y revenir en croisant un axe géographique (civiltà, civilisation, civilization, Zivilisation) et un axe historique (de la barbarie selon Leibniz à l'épistémè selon Foucault). Il en ressort un paysage fort contrasté où le terme, non seulement recouvre bien des significations incompatibles - et comment pourraît-il en aller autrement? -, mais aussi plusieurs statuts bien distincts - car un simple mot n'est pas un concept, comme un concept n'est pas un maître-mot. La «civilisation» se définit donc par ses équivoques, lesquelles résultent de ses usages, plus ou moins scrupuleux. Après avoir prédit le triomphe de la civilisation, on peut bien annoncer le choc des civilisations, mais cela ne contribue pas à y voir plus clair. Aussi, aux fracas de la prophétie, les collaborateurs réunis dans ce volume ont-ils préféré les méandres de l'analyse: moins tonitruants sans doute, mais, de détour en détour, plus riches de ce qui éclaire ces grands mots qui nous engagent toujours plus que nous ne le souhaiterions.