Bernard Hours
Bernard Hours
Des normes morales contradictoires s'affrontent dans le monde contemporain et semblent avoir un rôle de plus en plus déterminant aux différentes échelles individuelles et collectives ainsi que dans les champs politique, social, économique. Les processus de moralisation du capitalisme sont analysés sous quatre angles. Cette démarche intègre également la pandémie du printemps 2020.
La globalisation modifie profondément la nature des formes d'identités et d'altérités des hommes en société. Cet ouvrage analyse les processus de globalisation dans les domaines de la santé, du travail, de la sécurité, de l'éthique et de la moralité humanitaire. Ils sont portés par des acteurs idéologiques tels que les femmes, l'étranger, le pauvre, les ONG. Une démocratie de consommateurs d'émotions remplace les sujets politiques. Ces mutations interpellent les anthropologues du présent.
Face au règne hégémonique d'un capitalisme financier globalisé particulièrement brutal, la quête manifeste d'une autre économie sociale, solidaire, alternative se développe aujourd'hui. Quelles sont les limites de l'exploitation tolérable et les contestations possibles ? La légitimité de l'accumulation et les conditions morales de la redistribution sont ici interrogées à travers différentes époques et en différents lieux.
Que véhicule la dette et quels en sont les principaux acteurs ? La dette est indissociablement sociale et économique. Quelles sont les modalités du partage de la dette et les contraintes qu'elle génère ? Sont abordés ici les dimensions symboliques et politiques de la dette dans diverses sociétés ainsi que le caractère sexué de la dette des femmes. Entre dettes qui peuvent se solder et celles dont la durée est sans fin, l'analyse de la dette pose un défi aux économistes et anthropologues.
Ce livre, le premier à réunir des études sur les différentes vocations de Mérimée, invite à redécouvrir une oeuvre dont l'originalité a partie liée avec son inscription dans plusieurs domaines culturels. A la redécouvrir, parce que, peu fréquentée par les chercheurs pendant la dernière trentaine d'années, elle est restée captive d'idées reçues séculaires - «sécheresse», «froideur», position «réactionnaire» - qui continuent encore à en fausser l'approche. Aussi les auteurs de ce livre se proposent-ils d'élaborer une image nouvelle de Mérimée, adaptée à la sensibilité de notre époque. A travers les évocations des travaux de l'inspecteur général des Monuments historiques, d'une fécondité insoupçonnée du public, des écrits de l'historien connus seulement des initiés, à travers la relecture de la production de l'écrivain, telle que l'organisent son imaginaire passionné et ses courageux paris esthétiques, se dessine le profil d'une oeuvre ouverte sur l'avenir par la pluralité de ses perspectives, prête à se renouveler dans les confrontations que sollicite son intransigeante singularité.,Ont collaboré à cet ouvrage Françoise Bercé, Yves-Marie Bercé, Pierre Brunel, Michel Cadot, Scott Carpenter, Jacques Chabot, David Charles, Ludmila Charles-Wurtz, Anne Clancier, Valérie-Angélique Deshoulières, Antonia Fonyi, Isabelle Gabolde, Joël Gilles, Francis Marcoin, Claude Millet, Thierry Ozwald, Daniel Pageaux, Paule Petitier, Georges Poisson, Olivier Poisson, Gwenhaël Ponnau, Anne-Marie Reboul, Michel Sandras. Publié avec le concours de l'Université Paris-7.
Le monachisme, manière de vivre l'ascétisme chrétien, est apparu dans la seconde moitié du IIIe siècle dans la partie orientale de l'Empire romain. Véritablement institutionnalisé à partir du IVe siècle, il n'a cessé de former jusqu'aujourd'hui une composante essentielle du christianisme. Une composante qui recouvre des réalités diverses dans le temps comme dans l'espace. De l'essor des abbayes aux ordres mendiants, des copistes aux missionnaires, Bernard Hours s'attache à retracer l'histoire de celles et ceux qui, au sein du catholicisme, ont voulu mener une vie entièrement vouée à Dieu, toutes ces formes de vie consacrée, réglementée et formalisée hors du cadre paroissial, en communautés fraternelles.
Les villes françaises, au lendemain d'un xvie siècle marqué par la Réforme et les guerres de religions, se couvrent d'un « blanc manteau » de couvents et de monastères. Paris, nouvelle Rome, est exceptionnelle et exemplaire : capitale politique et culturelle, la ville porte une dynamique religieuse rayonnante. Les fondations nouvelles, suscitées par la réforme catholique, se multiplient à côté des anciennes abbayes médiévales qui exercent leurs droits seigneuriaux sur une grande partie du territoire urbain. Congrégations et ordres religieux sont des acteurs essentiels de la vie de la cité. Au coeur de la spéculation immobilière, leurs terrains sont l'objet de convoitises et chacun de leurs établissements représente un potentiel de production, de consommation, d'emploi et d'assistance. Les réguliers participent aux cérémonies civiques et portent les prières de la cité. Protégés des rois et des grands, conscients de leur pouvoir et de leur influence, ils contribuent pourtant à l'insurrection de la Ligue et prennent une part décisive à la dynamique de la réforme catholique par le biais de leurs prédicateurs et confesseurs. Avec eux, les Parisiens, et les Parisiennes, atteignent un taux d'alphabétisation très supérieur à la moyenne nationale. Paris doit également à leurs bibliothèques et à leurs savants une bonne part de son rayonnement dans la République des Lettres. Grâce à Bernard Hours, nous comprenons mieux comment ces femmes et ces hommes, qui ont voulu vivre hors du monde, ont aussi été des acteurs incontournables de la vie culturelle, économique et sociale de la cité.
Et si Louis XV avait été un stratège bien plus subtil qu’on ne l’imagine ? Louis XV et sa Cour de Bernard Hours revisite le règne du Bien-Aimé, loin des clichés d’une monarchie décadente.