Bernard Dumont
Bernard Dumont
La conclusion épique de la série phareLe Code n'est plus. Par la faute d'Henry Campbell, l'Écosse a basculé dans le chaos. Rien ne semble plus pouvoir entraver la marche du duc d'Argyll vers le pouvoir... Rien, sinon des tentatives désespérées. Mais Phèdre et Caleb sont au pied du mur : la guerre doit connaître une issue. Ils n'ont plus d'autre choix que de braver tous les dangers, pour sauver ceux qu'ils aiment, pour offrir à leur fils Xander l'avenir radieux dont ils osent encore rêver. Alors que leurs terres se gorgent de sang, le Clan MacCoy se prépare pour son dernier combat.
Au-delà des idées convenues, comment penser les fondements d'une crise sociale inscrite dans le temps long ? La guerre civile perpétuelle évalue dans plusieurs domaines les ravages politiques de la philosophie de la modernité. Cette étude examine d'abord sa capacité à détruire à la racine la possibilité du lien social naturel, pour tenter par la suite de le recréer au moyen de divers artifices. Loin de se limiter au simple constat d'échec, l'originalité et la force de cet ouvrage résident dans l'analyse des causes d'un processus logique qui tend à imposer sa violence intrinsèque au coeur de la relation sociale.Avec les contributions de :Miguel Ayuso Torres, Guillaume Bernard, Jacques Bonnet, Danilo Castellano, Bernard Dumont, Gilles Dumont, José Miguel Gambra, Carlo Gambescia, Isabelle Huten, Aude de Kerros, Teodoro Katte Klitsche de la Grange, Marc de Launay, Pierre de Lauzun, Alain Mescheriakoff, Dalmacio Negro Pavon, Monica Papazu, Claude Polin, Christophe Réveillard, Giovanni Turco.
Comment peuvent être pensés, au-delà des idées convenues, les fondements de la crise sociale dans la modernité tardive ? Le travail des auteurs de l'ouvrage Guerre civile et modernité consiste, sur plusieurs terrains significatifs (politique, économie, sociologie, art...), à évaluer les ravages d'une philosophie qui a pour particularité de détruire à la racine la possibilité du lien social naturel, pour ensuite tenter de le recréer au moyen de divers artifices. Dans l'ordre naturel des choses, la vie sociale est un don reçu au même titre que la vie tout court. Mais la modernité, en se dégageant de la société traditionnelle et des forces morales qui l'ont défendue, au premier rang desquelles l'Eglise, ne laisse place qu'à la théorie sociale reposant sur l'affirmation de l'autonomie et de l'exaltation de l'individu, du primat de sa volonté. Cette mesure de toutes choses de l'humanisme moderne ne conduit-elle pas naturellement au déracinement et à la perte d'identité, lesquels annoncent le désordre et la guerre civile permanente, la fin de l'amitié politique ? Pourtant, n'est-ce pas concrètement le modèle proposé comme cadre normalisé de l'expression sociale ? Et s'il existait une antinomie entre le modèle social issu de la modernité et la notion de bien commun comme forme la plus élevée du bien de chaque membre du corps social ? C'est la grande force de cet ouvrage collectif d'analyser en profondeur les multiples processus mis en place par la modernité tardive pour imposer sa violence intrinsèque au coeur de la relation entre les personnes, et de la relation sociale comme moyen de domination.