Bernadette Puijalon
Bernadette Puijalon
Alors qu'il se prépare à vivre un jour d'ennui devant sa cheminée, François Passelaigue, dit le grand, est agressé par un vagabond. A la fin de la bagarre, le Grand découvre sur l'inconnu un médaillon d'or ayant appartenu à une jeune femme, Adrienne, qui lui a laissé dans le coeur une empreinte impérissable. Quel lien existe-t-il entre elle et ce vagabond ? Tels ces parfums de printemps que la plus légère brise transporte, les souvenirs reviennent pour écrire une surprenante histoire qui emmène le Grand sur les chemins tortueux de son passé.
C'est avec fierté que le père Lapot montre ses terres au père Lesclancher. Les deux compères ont décidé du mariage de leurs enfants, qui ne se sont jamais rencontrés. En cette fin de XIXe siècle, l'amour doit céder le pas à la raison. Amélie, fille mère à la grande honte de ses parents, devra épouser Germain. Cependant, trois semaines après ce mariage arrangé, le jeune marié disparaît, au moment même où Ernest, l'ancien amoureux d'Amélie, revient dans la région. Coïncidence troublante qui vaut accusation pour plus d'un...
De retour de foire, Martin et Grégoire se laissent surprendre par une tempête de neige. Ils se réfugient alors dans un buron afin d'y passer la nuit. Mais martin délaisse finalement son compagnon pour atteindre une ferme isolée toute proche. Au matin, lorsqu'il rejoint Grégoire, une chose inimaginable ou machiavélique machination, l'événement met en émoi tout le pays et suscite la curiosité d'Ernest Veyssières.
Ainsi, Pierre Villadier est parti. Riche propriétaire et marié à une femme sublime, il a décidé de tout quitter du jour au lendemain pour satisfaire ses rêves de voyage au bout du monde. Intrigué par cette brutale décision, Ernest Veyssières se lance dans une enquête avec son fidèle ami François Passelaigue. Pour ce dernier, l'affaire est entendue : sans doute Pierre Villadier a-t-il rejoint dans quelque secret alcôve une amante. Mais ce départ inattendu ne serait-il pas plutôt lié à une sombre histoire de veau d'or qui a défrayé la chronique il y a près de trente ans...
En gérontologie comme dans l'ensemble du champ social, l'accent est mis désormais sur la prise en compte de la parole de la personne aidée. Cette ambition est généreuse mais sa mise en oeuvre est difficile tant est grande la tentation d'institutionnaliser cette parole à travers des entretiens, des grilles et des questionnaires pour aboutir à un savoir en extériorité sur la vieillesse. C'est donc volontairement que les auteurs ont remplacé le terme très catégoriel de « personne âgée » par celui de « vieux ». La vieillesse demande à être comprise autant qu'expliquée et ne peut se dire qu'à la première personne, exprimant ainsi une histoire individuelle et toujours singulière. Approcher le vieillissement à travers la parole des vieux c'est se placer au plus près de leur vécu et permettre une meilleure prise en compte de la personne par le professionnel. C'est l'objectif de ce livre qui offre à la fois une méthodologie de restitution des paroles et une typologie s'appuyant sur un corpus écrit et oral varié : textes d'auteurs âgés, revues d'organisation de retraités, courrier des lecteurs mais aussi recueil de paroles énoncées au sein d'établissements d'accueil ou dans le cadre de services à domicile. Entendre la parole des vieux devient alors un défi de première importance pour tous les professionnels du secteur gérontologique et du domaine social et médico-social désireux de faire évoluer leurs pratiques en plaçant les personnes aidées au centre du dispositif d'accueil et de soins.
La sociologie économique connaît actuellement un regain d'actualité, face aux difficultés que rencontre la théorie économique orthodoxe pour intégrer les multiples facettes de la vie économique. L'objet de cet ouvrage est de montrer que, dans les années 1890-1920, certains économistes et sociologues parmi les plus éminents (Émile Durkheim, Vilfredo Pareto, Joseph Schumpeter, François Simiand, Thorstein Veblen et Max Weber), eurent une préoccupation commune qui aboutit à ouvrir la réflexion et à construire une sociologie économique. Cela a donné lieu à l'élaboration de théories de l'institution et de théories de l'action, qui sont toujours au fondement de la sociologie contemporaine. Notamment sur deux thèmes importants : la consommation et l'évolution économique, ces auteurs proposaient des perspectives originales dont la pertinence est toujours d'actualité. L'ouvrage montre comment l'ensemble de ces contributions, forme un corps unifié de connaissances capable de donner, de nos jours encore, un point de départ solide pour la sociologie économique.
Par un sombre dimanche de novembre, la vieille Mamène, cuisinière de son état, s'écroule raide morte sur les dalles de l'église, au beau milieu du sermon. Quelques jours plus tard, son frère, libre penseur convaincu, se tue dans un accident de cheval contre le mur de cette même église. Deux morts brutales et inexpliquées dans la même famille : il y a de quoi semer le doute dans l'esprit des villageois...
Avons-nous le droit de vieillir dans une société qui privilégie par-dessus tout la santé, la beauté, le dynamisme ? Où l'on découvre un jour que l'on est vieux à la façon dont les autres vous évitent, vous ignorent ou vous parlent. Les discriminations dues à l'âge ont pris une telle ampleur qu'un mot a été forgé pour les désigner, "âgisme", et que certains professionnels parlent de l'apartheid de l'âge. Et pourtant jamais les personnes de plus de 60 ans n'ont été aussi nombreuses. Jamais elles n'ont été aussi bien protégées, à la fois économiquement et socialement. Mais quelle place ont-elles en ce temps où les jeunes ne connaissent d'autres vieux que ceux de leur famille ? A travers de nombreux témoignages, cet ouvrage dénonce la dictature du jeunisme et nous invite à porter un autre regard sur la vieillesse, ce temps de la vie qui ne cesse de s'allonger. Ici et là des expériences montrent que toute la société est gagnante à l'alliance des âges. Car seuls les vieux, en jouant leur rôle de passeur, peuvent donner aux générations qui les suivent la dimension de l'avenir. Jacqueline Trincaz, anthropologue, maître de conférences, est responsable du pôle d'études gérontologiques à la faculté de sciences de l'éducation et sciences sociales de l'université Paris-XII. Bernadette Puijalon, anthropologue, maître de conférences dans la même université, est présidente du Comité personnes âgées de la Fondation de France.