Baowendsida Noël nana
Baowendsida Noël nana
La diplomatie vise à instaurer des relations amicales entre différents acteurs de la scène internationale en vue de la paix et de la sécurité internationale. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les droits de l'homme sont devenus les critères objectifs d'évaluation des systèmes politiques, juridiques et diplomatiques des États. Cela a renforcé l'idée que la paix mondiale passe désormais par une diplomatie des droits de l'homme. Mais comment construire cette diplomatie des droits l'homme si ces droits sont diversement interprétés en fonction des cultures, des religions et des philosophies ? Y aurait-une base éthique commune qui puisse concilier les positions antagonistes lors des négociations pour atteindre un consensus ? La notion de dignité humaine ne transcende-t-elle pas les frontières ?
Le nonce apostolique et l'ambassadeur sont tous deux des diplomates de première classe selon les dispositions de convention de Vienne (1961) sur les relations diplomatiques. D'où la tendance à considérer qu'ils ont le même profil juridique sur la scène internationale. Mais le nonce est un évêque et il représente l'Église. Son profil juridique n'est-il pas alors vraiment différent de celui l'ambassadeur ? L'Église est-elle un État ? Dans un contexte mondial dominé par la laïcité et globalisation, doit-on simplement ignorer les caractéristiques ecclésiologiques et théologiques de la mission diplomatique du nonce ? En d'autres termes, le nonce et l'ambassadeur sont-ils diplomates de la même façon ?