Axel Cadieux
Axel Cadieux
Entretiens avec celles et ceux qui font le cinéma de genre français Ils sont cinéastes, producteurs, scénaristes, chefs opérateurs ou maquilleurs. Tous ont participé au renouveau du cinéma de genre en France depuis une dizaine d'années, au travers de films tels que Grave, Teddy, Le Règne animal, Vermines, Vincent doit mourir ou The Substance. Dans Un genre à soi, ils racontent, tour à tour, leur rapport au métier, au cinéma et à l'industrie. Les clés de fabrication confiées ici permettent de comprendre le genre, son élaboration et ses spécificités. Avec, en point d'orgue, une question : et si le nouveau cinéma de genre français était parti pour durer ? Avec Cassandre Warnauts (productrice) Ludovic et Zoran Boukherma (réalisateurs) Olivier Afonso et Frédéric Lainé (maquillage et effets spéciaux) Manuel Dacosse (directeur de la photographie) Sébastien Vanicek (réalisateur) Marc Missonnier (producteur) Coralie Fargeat (réalisatrice) Judith Beauvallet est journaliste cinéma (Écran large, Demoiselles d'Horreur...) et réalisatrice de courts-métrages. Axel Cadieux est rédacteur en chef de Sofilm et auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma. Quentin Mével est délégué général de l'ACRIF, auteur de plusieurs livres d'entretiens avec des cinéastes (Laurent Cantet, Patricia Mazuy, Sophie Fillières...) et coauteur de Mathieu Amalric, l'Art et la Matière (2017).
Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste. Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie. La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun. De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination. Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.
Suivi de « Time is luck », un entretien exclusif avec le cinéaste. Michael Mann est incontournable à Hollywood. Auteur de succès planétaires (Heat, Le Dernier des Mohicans), ses partis pris formels et thématiques, d'une singularité extrême, tranchent avec l'uniformité des productions actuelles. Son cinéma est total : souvent accessible et grand public, mais toujours traversé d'un sous-texte existentialiste ; le personnage « mannien », héros tragique éperdu de liberté, reste aliéné quoi qu'il fasse par une société avec laquelle il n'est pas en phase. Films d'époque, thrillers, histoires d'amour impossible... S'inspirer de codes et structures classiques tout en développant de nouvelles voies d'expression, pour composer un tableau de l'homme dans le monde : voilà qui pourrait constituer l'horizon de Michael Mann.
Comment est née la série la plus culte des années 1990 ? Que sont devenus les lieux mythiques du tournage ? De quel sordide fait divers s'inspire le meurtre de Laura Palmer ? À quoi ressemble la méthode David Lynch ? Pour répondre à ces questions, il fallait bien plusieurs voyages. Dans les environs de Seattle, où débuta le tournage de la série, à la rencontre des fans et des habitants ; quelques milliers de kilomètres plus au sud, à Los Angeles, où les principaux concepteurs du show racontent l'aventure de l'intérieur ; mais aussi dans la vraie ville de Twin Peaks, dont les mystères n'ont rien à envier à ceux de la série. Voyages à Twin Peaks tient à la fois du récit de tournage, du décryptage d'un phénomène culturel hors norme, et du reportage au coeur d'une Amérique fantasmée, au plus près de l'ambiance et des intrigues de la série. Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society et collabore également à des émissions de cinéma pour Arte et Canal+.
Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ? Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society, et réalise des sujets pour les émissions Court-Circuit (Arte) et Viva Cinéma (Ciné+). Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés à Michael Mann, Paul Verhoeven, Twin Peaks ou la chaîne HBO, et d'un documentaire sur le jeu vidéo Street Fighter.
"Qui etait Harry Powers, le tueur de femmes et d'enfants, incarne a l'ecran par Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur ? Jusqu'a quel point Ed Gein, « le boucher de Plainfield », a-t-il inspire Massacre a la tronconneuse? L'Inspecteur Harry, film pivot dans la carriere de Clint Eastwood, ne doit-il pas enormement au tueur du Zodiac, jamais retrouve ? Les exemples sont legion. Hannibal Lecter nait du melange de plusieurs tueurs en serie, parmi lesquels le terrible Ed Kemper, « l'ogre de Santa Cruz ». M le Maudit ne differe pas tellement du meurtrier allemand Peter Kurten, « le vampire de Dusseldorf », ayant sevi au debut du XXe siecle. Il en va de même pour des films comme Arsenic et vieilles dentelles, Scream, Tueurs-nes ou pour la serie televisee Dexter. La fascination du cinema pour les serial killers est aussi ancienne que lui. Simple affaire de promotion ? Exorcisme des traumas d'artistes ? Deguisement de la critique sociale en fait divers ? Axel Cadieux raconte en onze chapitres ces terrifiantes et souvent sordides histoires de cinema."
Une nouvelle livraison de notre annuel en économie.