Aurélien Bernier
Aurélien Bernier
Depuis l'automne 2021, la France et ses pays voisins font face à une hausse délirante des prix de l'électricité et du gaz : les facturesexplosent, des ménages subissent de plein fouet la précarité énergétique,des entreprises réduisent leur production, ferment ou délocalisent. Pour le gouvernement et les dirigeants de l'Union européenne, relayéspar certains médias, cette hausse est directement liée au Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Ce qui les décharge de toute responsabilité. Dans des termes accessibles à tous, cet ouvrage démontre au contraireque cette crise est le résultat de vingt-cinq années de dérégulation et dedémantèlement du service public de l'énergie. Alors que celui-cifonctionnait bien, EDF et GDF ont été sacrifiées au nom de la concurrence. L'électricité et le gaz sont devenus des produits despéculation, cotés en Bourse. Aujourd'hui, le piège se referme sur nous,et la crise énergétique ne fait que commencer... Comment tout cela a-t-il pu arriver ? Et comment peut-on en sortir ? Celivre propose une analyse en profondeur de ce qui a mené à cettesituation inquiétante, mais aussi des pistes pour réinventer un servicepublic de l'énergie.
Malgré les promesses et les critiques, malgré les leçons de la Covid-19, le libre-échange se poursuit et la délocalisation des activités productives s'accélère. En réaction, une réponse inquiétante se profile : le nationalisme économique. Incarné par la présidence américaine de Donald Trump, ce concept monte aussi en France, à l'extrême-droite, à droite et même parfois à gauche. Pour combattre le libre-échange tout en cessant d'offrir un boulevard aux nationalistes, les forces de transformation doivent penser la relocalisation, la décrire, la planifier. L'enjeu est économique mais aussi écologique et démocratique, car sans relocalisation, il est impossible de choisir ce qu'il faut produire et de quelle manière. Dans cet ouvrage, l'auteur livre sa vision transformatrice, décroissante et internationaliste de la relocalisation, ainsi que les modalités concrètes dans cinq domaines stratégiques : les capitaux (et donc les investissements), la santé, l'alimentation, l'énergie et l'automobile. À PROPOS DE L'AUTEUR Aurélien Bernier est essayiste et conférencier, il collabore régulièrement au Monde diplomatique. Dernières publications aux Éditions Utopia : La démondialisation ou le chaos (2016), Les voleurs d'énergie (2018) et L'illusion localiste (2020).
Et si le local n’était qu’un leurre politique ? L’illusion localiste d’Aurélien Bernier démasque avec brio comment la décentralisation et le « localisme heureux » servent en réalité à masquer le désengagement de l’État et l’emprise des.
Et si la mondialisation nous menait droit au chaos ? Aurélien Bernier propose une alternative radicale : démondialiser, décroître et coopérer pour éviter l’effondrement.
L'alerte a été lancée par les scientifiques : un profond changement climatique est en train de s'accomplir, qui inquiète les populations. Ces prévisions alarmantes obligent les hommes politiques et les pouvoirs économiques à se positionner? Dans l'esprit de bon nombre de citoyens, il serait temps de passer à une phase qui marquerait une rupture réelle avec la société productiviste négatrice de l'environnement. Or, dans l'esprit des dirigeants, il est au contraire temps de tirer profit de la crise environnementale. De fait, la finance s'est déjà emparée de la crise environnementale et la "valorise". Derrière les émissions de CO2 que tout le monde ou presque affirme vouloir diminuer dans le cadre du fameux protocole de Kyoto, a été taillée sur mesure une "solution" pour les industriels et les investisseurs : le boursicotage des "droits à polluer". Comme si le marché était à même de remplir les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre... Nouvel étage de la finance internationale, des marchés où s'échangent les "droits à polluer" sont depuis peu en activité. Plus de dix ans après l'entrée en vigueru de Kyoto, il est crucial d'analyser les conséquances de la "finance carbone". L'auteur décrit pour la première fois les coulisses d'un secteur émergent, promis à un avenir radieux, juqu'aux krachs certains : spécultaif et écologique.Membre d'Attac France jusqu'en 2007, président de l'association Inf'OGM, secrétaine national du Mouvement politique d'éducation poupulaire (M'PEP), Aurélien Bernier est chargé de mission dans l'environnement. Il a travaillé pendant dix ans pour l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Le constat est douloureux, mais irréfutable : malgré le succès de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2012, le Front national réussit bien mieux que le Front de gauche à capter le mécontentement populaire. Comme dans la plupart des pays d'Europe, la crise du capitalisme profite moins à la gauche " radicale " qu'à une mouvance nationaliste favorable au capitalisme ! Tel est le paradoxe analysé dans ce livre. Paralysé par la peur de dire " la même chose que Le Pen ", le Front de gauche s'enferme dans trois contradictions. Il veut restaurer la souveraineté populaire mais ne défend plus la Nation, seul espace possible pour une réelle démocratie. Il lutte pour une " autre Europe ", sociale et solidaire, mais n'assume pas la nécessaire rupture avec l'ordre juridique et monétaire européen. Il est anticapitaliste mais renonce au protectionnisme contre le libre échange mondialisé qui brise toutes les résistances. Souveraineté nationale, désobéissance européenne et protectionnisme : tels sont les trois sujets tabous dont la gauche radicale doit se ressaisir, au lieu de les abandonner au Front national qui a beau jeu de se présenter comme le seul protecteur du peuple français face à la pression des marchés et à l'Europe ultralibérale. Aurélien Bernier, ancien dirigeant d'Attac, proche du Front de gauche, collabore au Monde diplomatique. Il a notamment publié Le Climat otage de la finance (2008), Désobéissons à l'Union européenne ! (2011) et Comment la mondialisation a tué l'écologie (2012), aux éditions Mille et Une Nuits.
Le débat scientifique sur la réalité du changement climatique a ses imposteurs. Mais, en matière d'environnement, les plus grandes impostures se situent dans le champ politique. Lorsque l'écologie émerge dans le débat public au début des années 1970, les grandes puissances économiques comprennent qu'un danger se profile. Alors que la mondialisation du capitalisme se met en place grâce à la stratégie du libre échange, l'écologie politique pourrait remettre en cause le productivisme, l'intensification du commerce international et les délocalisations de l'industrie vers les pays à bas coût de main-d'oeuvre. Avant même que la communauté internationale ne se réunisse pour débattre des crises environnementales, les tenants de la mondialisation rédigent les conclusions : aucune mesure de protection de l'environnement ne devra entraver le commerce. Depuis plus de quatre décennies, depuis que la question environnementale a émergé dans les débats nationaux et dans les préoccupations internationales, un pacte tacite s'est instauré, qui n'a pas manqué de duper : au sein des gouvernements, des institutions internationales, lors des grands sommets, ne seraient prises que des mesures cosmétiques, ne portant pas atteinte au libre échange et à la mondialisation. Il est grand temps de faire tomber les masques et de raconter en détail l'histoire politique, totalement méconnue, qui révèle la supercherie d'une prétendue conversion à l'écologie des grands de notre monde.
Un drame est évité de justesse à la maison de naissance Grande Ourse. Céleste, la sage-femme présente cette nuit-là, perd pied. Elle ne se doute pas que cet événement bouleversera non seulement sa vie, mais aussi celle de tous ceux qu'elle aime. Dans ce roman naviguant entre présent et passé, le destin de trois sages-femmes et d'une Algérienne sans papiers s'entrelace en laissant une marque indélébile dans le parcours de chacune. Amel s'expatrie pour rejoindre son amoureux. Isabelle peine à quitter un mariage qui ne lui convient plus. Margot entame la plus grande bataille de sa vie. Et Céleste décide d'assumer pleinement son statut d'insoumise. De Montréal à Alger, les voix de ces femmes résonnent avec violence, tendresse et authenticité.
Redécouvrez les pépites des premiers âges de la Maison Glénat dans une édition numérique remasterisée. Elles constituent un hommage inédit et unique aux premiers artistes qui ont participé à l'édification du catalogue majeur du premier groupe indépendant de bandes-dessinées contemporaines. Nombre de ces oeuvres ont eu une influence considérable sur leur époque. Véritables madeleines, elles témoignent toujours d'une belle vitalité, provoquent une tendre émotion et permettent enfin de vérifier l'admirable cohérence thématique de l'identité pérenne des éditions Glénat. Claire Bretécher n'est pas encore célèbre lorsqu'elle raconte dans les pages de Spirou le quotidien l'histoire de cette bande de bambins sautillants, iconoclastes et sincères. Pourtant, la nervosité de son trait et son humour incisif font des Gnagnan un succès populaire dès sa sortie en album.
Qu'ils soient militants associatifs ou politiques, les écologistes benêts sont ceux qui ne voient le monde qu'à travers la crise écologique en oubliant la crise sociale. Ceux qui défendent une écologie qui ne serait « ni de droite ni de gauche » (Nicolas Hulot). Ceux qui prétendent sauver les écosystèmes sans mettre fin au capitalisme (Yann Arthus Bertrand). Pourtant, ceux-ci auraient dû être réveillés par la déflagration de l'effondrement financier en 2007-2008 venant s'ajouter aux alarmes des climatologues... Eh bien non. Certains prônent sans le moindre complexe un capitalisme vert qui nous promet des éoliennes et des centrales photovoltaïques par milliers couvrant des terres agricoles ou forestières, car plus profitable... L'ordre économique mondiale tente de se faire une seconde jeunesse. Face à cette offensive extrêmement dangereuse, nous ne devons pas nous laisser illusionner. Les innovations certes. Mais c'est avant tout à un réordonnancement des échanges qu'il faut oeuvrer. Cela passera par des prises de position claires : contre l'OMC, pour un protectionnisme écologique et social à l'échelle des continents, à commencer par celle de l'Europe.