Augustin Jomier
Augustin Jomier
Comment écrire une histoire des temps coloniaux à partir de points de vue d'Algériens ? Quels rapports établir entre la colonisation et le réformisme musulman, problème majeur de l'histoire contemporaine de l'islam ? C'est à ces deux questions, aussi centrales qu'irrésolues, que s'attaque cette étude sur l'ibadisme aux XIXe et XXe siècles. Ce livre retrace la trajectoire de la minorité des musulmans berbères et ibadites du Mzab depuis l'occupation de cette région du nord du Sahara par la France, en 1882, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie, en 1962. Il montre la manière dont, face à la domination coloniale, des savants musulmans - les oulémas - s'emparent de l'idée de réforme en islam, pour en faire une arme de conquête du leadership et de reconfiguration de la religion et de la société locales. Par-delà le face-à-face entre la France et l'Algérie, circuler entre Le Caire, Tunis, Alger et le Mzab permet à ces lettrés de trouver de nouveaux modèles politiques, d'opérer de fortes ruptures culturelles et de s'adapter à d'importants changements socio-économiques. Trois générations successives d'oulémas repensent l'ibadisme comme foi et comme pratique et, surtout, redéfinissent les contours de leur communauté face à l'occupation étrangère, tout en lui ménageant une place dans la nation algérienne en construction. Très minoritaires (1 % à peine de la population), les ibadites se révèlent un observatoire unique des bouleversements vécus par les Algériens à la période coloniale. Au terme d'un patient travail de terrain et en archives (de langues arabe et française), Augustin Jomier renouvelle la question du réformisme musulman, révélant l'existence de sa variante ibadite et, plus largement, la métamorphose coloniale de l'islam. Il montre surtout qu'écrire l'histoire de l'Algérie en observant l'évolution des institutions sociales et culturelles antérieures à la colonisation permet de restituer la capacité d'action des colonisés, leurs manières de donner sens aux cadres coloniaux et de se réinventer dans ce contexte.
"Tu vois, Albert et moi, on ne s'est pas connus, on s'est reconnus. Il m'a sauvé... car il est arrivé dans ma vie à un moment où je croyais le bonheur impossible." En 1976, Élisabeth Daguin est engagée par Bernard Pivot pour préparer une émission d'Apostrophes sur Albert Camus. Ses recherches la mènent au grand ami du Nobel de littérature : Louis Guilloux, le fameux auteur du Sang noir, esprit libre, compagnon d'une génération d'écrivains, prix Renaudot 1949 et qui vit désormais à Saint-Brieuc, oublié de tous. Arrivée en Bretagne, Élisabeth rencontre un homme réservé qui se méfie des journalistes. Au fil de leurs échanges, elle découvre le don de "l'ami Louis" pour l'empathie et la fraternité. Sa sagesse offrira à Élisabeth la clé pour se réconcilier avec son passé. À son tour, elle l'aidera à retrouver un amour perdu. Magnifique histoire d'amitié, ce roman est aussi une traversée du XXe siècle littéraire, de Paris à Saint-Brieuc, Londres et Venises, et un hommage vibrant aux "petites gens", à la classe populaire dont Camus et Guilloux étaient les fidèles enfants.
"Tu vois, Albert et moi, on ne s'est pas connus, on s'est reconnus. Il m'a sauvé... car il est arrivé dans ma vie à un moment où je croyais le bonheur impossible." En 1976, Élisabeth Daguin est engagée par Bernard Pivot pour préparer une émission d'Apostrophes sur Albert Camus. Ses recherches la mènent au grand ami du Nobel de littérature : Louis Guilloux, le fameux auteur du Sang noir, esprit libre, compagnon d'une génération d'écrivains, prix Renaudot 1949 et qui vit désormais à Saint-Brieuc, oublié de tous. Arrivée en Bretagne, Élisabeth rencontre un homme réservé qui se méfie des journalistes. Au fil de leurs échanges, elle découvre le don de "l'ami Louis" pour l'empathie et la fraternité. Sa sagesse offrira à Élisabeth la clé pour se réconcilier avec son passé. À son tour, elle l'aidera à retrouver un amour perdu. Magnifique histoire d'amitié, ce roman est aussi une traversée du XXe siècle littéraire, de Paris à Saint-Brieuc, Londres et Venises, et un hommage vibrant aux "petites gens", à la classe populaire dont Camus et Guilloux étaient les fidèles enfants.
L'histoire du Maghreb n'est plus abordée que sous l'angle colonial, à partir de sources françaises, sans référence aux langues et aux cultures locales. L'objectif de ce livre est de proposer enfin aux enseignants et aux étudiants des documents inédits ou oubliés. Ce recueil riche et didactique rend compte de la grande diversité des sources et regroupe une centaine de textes qui portent sur l'histoire des quatre pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie) du XVIIIe siècle aux Printemps arabes (2010-2011). Chaque texte est précédé d'un chapeau introductif qui présente l'auteur, la nature de la source et le contexte précis et est suivi d'une sélection bibliographique.