Arnold Mandel
Arnold Mandel
Tikoun retrace le destin d’Ary Safran, fils de rabbin déchiré entre son héritage juif et sa soif d’aventure, à travers les grands bouleversements du XXe siècle.
Découvrez la richesse et la profondeur des proverbes juifs à travers Le petit livre de la sagesse populaire juive d’Arnold Mandel.
Paris, un dimanche de pluie près des Folies-Bergère. Guy Chemla, jeune Juif algérien en quête de sens, croise la route des Loubavitch et découvre le hassidisme, entre tradition et modernité.
Fondé en Pologne, vers le milieu du XVIIIe siècle, par Israël Baal-Chem-Tov, le hassidisme (de l'hébreu chasidim, pieux), est un mouvement religieux, qui s'est efforcé de libérer la communauté juive de la sujétion spirituelle de ses chefs. S'élevant contre le rigorisme de l'enseignement juif traditionnel, prônant l'adoration de Dieu dans la joie, ses partisans luttèrent pour que l'homme du peuple puisse accéder, tout comme les érudits, à la souveraineté religieuse. Malgré l'opposition des rabbins orthodoxes, le hassidisme acquit une grande importance à l'époque de la Révolution française et des guerres napoléoniennes. Après une période de déclin, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, il connaît aujourd'hui une renaissance aux États-Unis, en Israël, et même en Europe occidentale. Qu'a donc voulu et produit le hassidisme ? Qu'a-t-il apporté de nouveau, et comment cette nouveauté se traduit-elle dans l'existence quotidienne de ses adeptes, et de tous ceux qui, hors même de son obédience, ont subi son influence ? À ces questions, Arnold Mandel répond avec le talent du romancier et l'objectivité de l'historien.
Un matin, tard dans le siècle, le narrateur, Jacques Landau, interprète les directives confuses d'un songe dans le sens d'une invitation au voyage. Fuite et traversée de l'Allemagne des années 60. Instantanés et souvenirs - tantôt proches et tantôt lointains jusqu'aux références historiques - se croisent et se heurtent, ponctuant d'humour noir et d'ironie le tracé aux multiples parenthèses d'une mortification. Toutes ces rencontres sont des indications et des indices à la fois brouillés et explicites. Si Margot Neumann rêve de Jérusalem, c'est à cause de l'incendie du Moscou de l'idéal révolutionnaire. Si le vieux juif galicien connu sous le sobriquet de « Khrouchtcheve » veut retrouver son Dieu, même défiguré, c'est que la nietzschéenne « mort de Dieu » n'est pas apte à constituer une solution, fût-elle de désespoir. Demi-tour : direction sud. En compagnie d'une petite amie scandinave de rencontre, Jacques Landau fait le conférencier en Afrique du Nord. L'Algérie française vit ses derniers jours et les juifs de ce pays sont au comble de l'inquiétude, désarroi qui ne trouve pas son expression dramatique et se perd dans les dédales de l'absurde. Après un bref transit en Italie, au point culminant de la débâcle morale, le Périple s'achève en Israël dont cet Ulysse-Juif aborde le rivage en retardataire pour s'y mettre à l'école de la résignation, tout en restant, encore et toujours, aux aguets des signes et des significations. A la fois récit picaresque et chronique criblé de réminiscences - comme autant de blessures - ce continuum n'est pas sans « apparentement » - plutôt que parenté - avec je climat d'un Henry Miller ou d'un Durrell. Un Miller plus mélancolique, un Durrell rien moins que britannique, mais éperdument et douloureusement juif.