Arlette Fétat
Arlette Fétat
Un jeune homme, un baladin, bouleverse la vie tranquille d'un petit village où madame Levain fait de bons petits pains. «Copyright Electre»
D'entrée de jeu, le ton du roman est donné : un chômeur parvient à faire sponsoriser son futur enterrement, ce qui lui permet, d'ici là, de toucher une rente. Il n'en profitera pas longtemps mais ces funérailles d'un nouveau genre vont entraîner les personnages d'Arlette Fétat dans une série d'aventures qui sont pour l'auteur autant d'occasions de tirer le portrait d'une société définitivement installée dans le tragicomique par médias interposés. Dans la structure même de son livre, Arlette Fétat parvient à restituer le rythme propre à l'audiovisuel : courts chapitres, instantanés de vie, passages rapides d'une scène à l'autre qui donnent à sa narration la cadence d'un « zapping ». Néanmoins, les protagonistes du roman ne sont jamais cyniques : ils jouent le jeu du monde tel qu'il va, sans recul, avec la sincérité de leurs émotions. Ils sont et demeurent humains et le lecteur s'attache à eux.
Mme Lavigne, Georges, Rose, trois êtres si différents qu'ils ne devraient jamais se rencontrer... et pourtant, le jour où ils se croisent, ils vont irrémédiablement mélanger leurs destins. Cette pièce repose sur l'identité impossible à certifier d'un personnage (Rose), ce qui va déterminer le destin des deux autres. Qui est Rose ? Ce qu'elle prétend être ? Vivante comme le croit Mme Lavigne ? Morte comme le croit Monsieur Georges ?